الخميس، 13 مارس 2014

Les éléments fondateurs d'une bonne politique, selon le pape François


Réflexions sur "Evangelii gaudium"

Carmine Tabarro

ROME, 12 mars 2014 (Zenit.org) - Parmi toutes les indications offertes sur plus de 250 pages, l'exhortation apostolique du pape François « Evangelii gaudium » aide à analyser plus profondément les problèmes politiques (au sens grec de la « polis » dans sa dimension à la fois sociale, politique et relative aux valeurs) que l'Europe traverse actuellement.

Il faut préciser que ce n'est pas là le but de « Evangelii gaudium » : sa nature, en effet, est strictement théologique. Malgré cela, les paroles du pape François sont riches d'une force rénovatrice qui sème largement des indications utiles pour aider notre société mondialisée tout entière à sortir de cette longue nuit et à regarder l'avenir avec espérance.

La période sombre que notre continent traverse actuellement ne pouvait pas ne pas impliquer aussi la dimension politique. Nous nous trouvons, en effet, devant une crise anthropologique qui a des conséquences éthiques, sociales, culturelles et économiques. La crise politique détermine la croissance du phénomène du « populisme », une des pires pathologies qui puisse affecter une démocratie.

Comme l'enseigne l'histoire, il s'agit d'une « maladie » qui se manifeste toujours avec les virus de l'antipolitique : ils apparaissent chaque fois que la politique perd l'ethos du bien commun et la force des vertus civiles. Le populisme privilégie le rapport direct avec le peuple et avec la rue, au lieu de passer à travers les institutions et les règles de médiation politique qui sont le propre de la démocratie représentative et de la subsidiarité. C'est une pathologie dangereuse parce que, si elle n'est pas soignée rapidement, elle délégitime les institutions et les règles démocratiques, en créant un terrain fertile pour l'indifférence, le pragmatisme utilitariste et fonctionnel, et en générant des formes inacceptables de tolérance.

La participation active des chrétiens en Europe

Les catholiques et les chrétiens européens ne peuvent pas assister passivement à la dissipation du patrimoine culturel auquel ils ont contribué à donner vie pendant deux mille ans, en payant souvent le prix du martyre. Serait-il possible d'oublier la participation décisive des chrétiens à l'élaboration de la civilisation européenne, à la naissance du concept de personne, de vie démocratique et civile, de valeurs, de bien commun, de fraternité et de justice sociale, en mettant la personne et la création au centre ?

Il suffirait de rappeler le rôle des chrétiens au siècle dernier, pour comprendre tout cela : la reconstruction d'après-guerre, la renaissance de la démocratie après le nazisme et le fascisme du vingtième siècle, la juste bataille contre le totalitarisme des régimes communistes de l'est, l'idée et la construction de la « maison commune » européenne fondée sur les principes chrétiens.

On trouve justement divers antidotes contre le populisme et l'antipolitique dans « Evangelii gaudium », en particulier lorsque le pape parle de la « culture de la rencontre », un fondement traditionnel de l'enseignement de la doctrine sociale de l'Église sur l'engagement politique des chrétiens.

Avec la « culture de la rencontre », le pape souligne aussi la nécessité d'une « Église qui sort », qui parle indistinctement à tous. La « révolution » de Bergoglio, sa volonté fermement attachée à l'authenticité de la foi, ouvre aussi de nouveaux horizons pour l'engagement social et politique des chrétiens.

Les éléments fondateurs d'une bonne politique

Plus précisément, certains paragraphes proposent, en complète continuité avec Vatican II et le récent Magistère social, les éléments fondateurs d'une bonne politique, comprise comme une vocation et non comme une profession. « La politique, tant dénigrée, écrit le pape François, est une vocation très élevée, c'est une des formes les plus précieuses de la charité, parce qu'elle cherche le bien commun ».

Des paroles qui rappellent l'encyclique « Caritas in veritate » de Benoît XVI, dans laquelle, au point 2, il invitait à se convaincre que la charité « est le principe non seulement des micro-relations : rapports amicaux, familiaux et en petit groupe, mais aussi des macro-relations : rapports sociaux, économiques, politiques ». À quelques années de distance, le pape François adresse donc à Dieu cette prière : « qu'il nous offre davantage d'hommes politiques qui aient vraiment à cœur la société, le peuple, la vie des pauvres ! » (Evangelii gaudium, n. 205).

Dans le même paragraphe, le pape François ne s'adresse pas seulement aux fidèles chrétiens laïcs, mais il propose aussi une voie sûre pour une politique qui « cherche le bien commun ». Dans ce sens, il décline les quatre « critères évangéliques, nécessaires pour développer une culture de la rencontre dans une harmonie multiforme » (id. n. 220) : le temps est supérieur à l'espace (222-225) ; l'unité prévaut sur le conflit (226-230) ; la réalité est plus importante que l'idée (231-233) ; le tout est supérieur à la partie (234-237). On peut les synthétiser tous les quatre en affirmant que le bien commun est la fin même de la politique.

À travers ces indications, le Saint-Père demande l'engagement de tous pour une bonne politique qui implique non seulement les chrétiens engagés mais, comme le disait don Luigi Sturzo (prêtre et homme politique italien du XXe siècle, ndlr), « tous ceux qui sont libres et forts » (Appel du 18 janvier 1919), afin de surmonter la grave crise actuelle avec ses dangereuses pathologies dont nous venons de parler. En même temps, l'enseignement du pape ouvre aux politiques chrétiens des perspectives nouvelles et plus amples : être tous missionnaires, c'est-à-dire porteurs d'un idéal politique élevé, fondé sur la culture de la rencontre, éclairé par les valeurs transcendantes et guidé par des critères laïcs qui peuvent être partagés par tous.

Traduction d'Hélène Ginabat

Les sept traits du pontificat selon la Civilta Cattolica





Relecture de la première année du pape François

Anne Kurian

ROME, 12 mars 2014 (Zenit.org) - Dans son éditorial du 15 mars 2014, la revue jésuite Civiltà Cattolica publie une réflexion en l'honneur du premier anniversaire de l'élection du pape François (13 mars 2013).

Se souvenant de la première apparition publique du pape « simple, austère, direct, spontané », « vêtu seulement de blanc, sans mozzetta, sans étole, sa main droite exprimant affectueusement son salut », le texte met en lumière « sept traits » du pontificat.

Tout d'abord, « un pontificat prophétique » : le pape François est « un pape du Concile Vatican II », qui sait « relire l'Évangile à la lumière de l'expérience contemporaine ». A partir de cet éclairage, il invite l'Église à être une « Église samaritaine », une Église « hôpital de campagne », une Église « maison pour tous ».

Il s'agit aussi d'un « pontificat de rencontre », poursuit le texte : le pape François mise sur la qualité de la communication entre l'Église et les personnes. Tel « un évêque au milieu de son peuple », il ne « transmet pas de messages que les autres doivent seulement écouter », mais il crée des « événements communicatifs », pour « impliquer activement celui qui est en face de lui ».

Pour la Civiltà Cattolica, la clé de cette attitude est « l'humilité », l'attitude de celui « qui sait être proche des autres ». La « culture de la rencontre» que désire le pape est fondée sur la « disponibilité à recevoir et non seulement à donner » car « chacun est porteur d'une valeur, et tous, jeunes, adultes et personnes âgées, chrétiens, non croyants et croyants d'autres religions, sont appelés à se rencontrer. »

« Pour Bergoglio, note le texte, dialoguer signifie faire ensemble quelque chose, rejoindre ensemble un objectif. »

Le troisième trait est « un pontificat dramatique », qui dérive de la spiritualité de saint Ignace de Loyola : l'éditorial note chez le pape « une inévitable dimension de combat » propre au « modus vivendi chrétien ». En effet, la vie chrétienne est « une lutte contre la mondanité et contre le démon ».

Mais si le pape François a plusieurs fois évoqué le démon, il ne « diabolise » jamais les personnes, précise le texte. En outre, « la lutte est toujours consolée par la certitude que le Seigneur a le dernier mot sur la vie du monde » et « l'expérience clé est la miséricorde ».

Le pontificat du pape François est aussi « un pontificat de discernement », défini par « une attitude intérieure qui pousse à être ouverts pour trouver Dieu là où Il veut être trouvé, et non seulement dans des périmètres bien définis ».

Le pape « ne craint pas l'ambiguïté de la vie et l'affronte avec courage » : dans ce monde « toujours en mouvement », les jugements ordinaires pour classifier ce qui est important et ce qui ne l'est pas, ne fonctionnent pas. La vie de l'esprit a « d'autres critères », c'est pourquoi « les actions et les décisions doivent être accompagnées d'une lecture attentive, méditative, priante, des signes des temps, qui peuvent être n'importe où ».

Cinquième trait : « un pontificat à la pensée incomplète », à la « pensée ouverte » : le pape n'a pas de « programme théorique et abstrait à appliquer à l'histoire » ni de « vision a priori », il a un « dessein », une expérience vécue qui se réfère « à des temps, des lieux, des personnes », qui « prend forme par étape et se traduit concrètement ».

En d'autres termes, sa démarche « dialogue avec la réalité, s'insère dans l'histoire des hommes, se déroule dans le temps », sur « une route ouverte, un chemin qui s'ouvre en cheminant ». Comme il l'a écrit dans Evangelii Gaudium, on ne doit pas « attendre du magistère papal une parole définitive ou complète sur toutes les questions qui concernent l'Église et le monde » (EG 16) car « ni le pape, ni l'Église ne possèdent le monopole de l'interprétation de la réalité sociale ou de la proposition de solutions aux problèmes contemporains » (EG 184).

Le pontificat du pape François exprime aussi « une tension entre esprit et institution » : « L'Église doit accepter cette liberté insaisissable de la Parole, qui est efficace à sa manière, et sous des formes très diverses, telles qu'en nous échappant elle dépasse souvent nos prévisions et bouleverse nos schémas. » (EG 22). Cette tension est également une tension entre l'Église comme « peuple pèlerin » et l'Église comme « institution », tension qui « anime la réflexion de François à proposer ce qu'il appelle la "conversion de la papauté" » (EG 32), estime la Civiltà Cattolica.

Enfin, septième et dernier trait : « un pontificat de frontière et de défis » : il s'agit « d'habiter les frontières » mais surtout de chercher « comment annoncer l'Évangile aujourd'hui à quiconque, quelle que soit sa condition existentielle ».

« L'Église n'est pas seulement "phare", mais aussi "flambeau" qui chemine avec les hommes, faisant la lumière, parfois devant, parfois au milieu, parfois derrière, pour éviter que quelqu'un ne reste en arrière ».

Que faut-il attendre de ce pontificat pour l'avenir ? Pour la Civiltà Cattolica, le discours du papeFrançois à la réunion de la Congrégation des évêques le 27 février dernier est une réponse : « on peut donc imaginer un pasteur qui veut amener le troupeau non pas là où il voudra mais là où le Seigneur voudra, sur un chemin qui n'est pas toujours prévisible ni déductible de nos désirs ou de nos peurs, sur lequel il faudra le courage de "discuter" avec Dieu, à l'exemple de Moïse. »

Orthodoxes, protestants et juifs marquent leur intérêt pour le pape | La-Croix.com

« JAMAIS L'UNITÉ N'A SEMBLÉ SI PROCHE »

 Jean-François Colosimo, théologien orthodoxe, président des Éditions du Cerf 

« Par sa simplicité, son souci des pauvres et sa façon de briser les habitudes, François souligne la distorsion qui existe entre les théologiens et la hiérarchie orthodoxes. Les premiers ne peuvent qu'être ravis de son exercice de la primauté, envisagée comme un service. Le combat qu'il a engagé pour réduire l'influence de la Curie, la reconnaissance d'une part d'autonomie aux Églises locales représentent la plus grande avancée au plan œcuménique depuis la rencontre entre Paul VI et le patriarche Athénagoras, en 1964. Jamais, de ce point de vue, l'unité n'a semblé si proche.

Pour toutes ces raisons, la hiérarchie orthodoxe se trouve aujourd'hui embarrassée. François est un pape du nouveau monde qui brise la dimension symbolique du pouvoir institutionnel. Encore marqués par un demi-siècle de confrontation Est-Ouest, les hiérarques orthodoxes sont soudain pris de court par ce basculement Nord-Sud. Aussi, la plupart ne savent pas comment se saisir du phénomène François et ont du mal à retrouver le fil de leur relation avec Rome. »

nouis

« Papiste non, mais bergogliste sûrement »

Antoine Nouis, directeur de l'hebdomadaire protestant Réforme  

« Je ne suis certainement pas devenu papiste, mais bergogliste, sûrement ! Je reconnais dans ce qu'il est, ce qu'il dit et incarne, l'Évangile auquel je suis attaché et je crois que c'est partagé par beaucoup de protestants. Son comportement et ses propos m'édifient. Au-delà des divergences doctrinales qui demeurent, il me semble que ce pape peut faire avancer le dialogue œcuménique.

Ainsi, parlant des relations œcuméniques, il dit qu'il faudrait voir en quoi les autres Églises interpellent l'Église catholique. Ce n'est plus le discours surplombant qu'avaient globalement ses prédécesseurs – nous, les catholiques, avons la vérité et la part de vérité que vous avez dépend de votre proximité avec nous –, mais ce pape semble dire que nous sommes tous en marche vers la vérité et que le compagnonnage que nous avons les uns avec les autres peut nous aider dans notre propre fidélité à l'Évangile. »

abecassis

« Il rappelle la vocation originelle de l'Église »

 Armand Abécassis, philosophe et écrivain juif 

« Sur deux points, ce pape apporte quelque chose de nouveau. Par ses paroles, ses gestes, sa manière d'être, par la priorité qu'il donne aux laissés-pour-compte, aux échoués, aux pauvres, à tous ceux dont la dignité est bafouée, ce pape recentre la foi chrétienne sur l'Évangile et rappelle la vocation originelle de l'Église.

Tous les rabbins n'auraient pas forcément la même lecture, mais je crois qu'à sa manière, le pape François permet que le message divin, qui a besoin des deux Alliances, soit entendu, et que cela concerne les juifs, puisque la spiritualité évangélique s'enracine dans la Torah qui invite de manière insistante à prêter attention aux pauvres, à la veuve, à l'orphelin, à l'étranger.

Je pressens, par ailleurs, que ce pape, ami du rabbin de Buenos Aires, désire approfondir la réconciliation entre juifs et chrétiens, en marche depuis Vatican II. Celle-ci est infiniment importante pour le monde. Elle peut servir de modèle. »

Recueilli par Samuel Lieven, Céline Hoyeau et Martine de Sauto


Envoyé de mon Ipad 

الأربعاء، 12 مارس 2014

Le pape François va-t-il révolutionner l’Église ? | Nouvelles de France Portail libéral-conservateur

Le pape François va-t-il révolutionner l'Église ?

Le pape François va-t-il révolutionner l'Église ?Il y a un an personne n'en parlait ! Et voilà qu'aujourd'hui, il fait la Une des magazines. Il est la vedette des réseaux sociaux, en tête des recherches sur Google et des mentions sur la toile mondiale ; la personnalité politique la plus populaire du web et la personnalité de l'année, élue par le magazine Time. Un engouement qui a commencé il y a un an, le 13 mars 2013.

Ce mercredi, la place Saint-Pierre mouillée par la pluie est noire de monde. Entre les parapluies et les drapeaux qui flottent au vent on aperçoit l'homme en blanc, « l'évêque de Rome que les cardinaux sont allés chercher au bout du monde ». À 76 ans, Jorge Mario Bergoglio devient le 265e successeur de Pierre, mais le premier Pape jésuite et sud-américain. Le premier pontife à porter le nom « François », s'exposant aux yeux du monde sans ornement liturgique au soir de son élection. Le ton est donné. François impose un nouveau style à la papauté. C'est le début d'un changement…pas d'une rupture !

Il veut réformer la structure de l'Église. Rêve d'une « Église pauvre pour les pauvres ». Se dépouille et s'abaisse pour laver les pieds des prisonniers. Se déplace en auto pour visiter les malades. Il plaide en faveur des migrants et des réfugiés et prône la « culture de la rencontre ». Il nous appelle à « protéger la création toute entière ». Il dénonce la « culture du rejet » et la « mondialisation de l'indifférence ». Il fustige la « tyrannie des marchés » et la « dictature de l'économie sans visage ». Il prêche pour un monde plus tolérant et adopte lui-même une attitude plus ouverte à l'endroit des homosexuels et des divorcés-remariés.

Par son exemple et ses déclarations le Souverain Pontife dresse le portrait d'une Église plus miséricordieuse. Une Église accueillante, à l'image d'un « hôpital de campagne après une bataille ». Beaucoup y voient là une « révolution » en marche dans l'Institution. Gare aux fantasmes !

« Dire que le pape François est le Pape de la rupture est une ineptie, car il ne changera pas la doctrine de l'Église. »

Lorsque le pape est proche des plus vulnérables ; lorsqu'il plaide pour une « Église ouverte à tous » ; lorsqu'il exhorte à la charité et appelle à la tolérance ; lorsqu'il condamne la culture du rejet et les injustices en tous genres, il ne fait rien de plus qu'appliquer l'enseignement du Christ et la doctrine catholique. Le pape François dit ce qu'affirme le Catéchisme de l'Église catholique. « Il n'est ni progressiste ni conservateur » tient à souligner Antonio Spadero, directeur de la revue jésuite Civiltà Cattolica, à qui le Pape accordait de longues entrevues en août dernier.

Dire que le pape François est le Pape de la rupture est une ineptie, car il ne changera pas la doctrine de l'Église. À ceux qui regrettent qu'il n'insiste pas assez sur la défense de la vie, contre l'avortement et l'euthanasie, le père Spadero assure que « c'est pour le Pape un thème très important. Toutefois il ne doit pas être énoncé comme principe abstrait, mais placé dans un contexte ».

Du reste, « le pape a clairement parlé de la défense de la vie dans tous ses aspects » ajoute le directeur de la revue jésuite. En janvier dernier, le Saint-Père dénonçait « l'horreur de l'avortement ». Il déclarait devant le corps diplomatique invité au Vatican que « les êtres humains sont souvent jetés comme s'ils étaient des choses non nécessaires. La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l'avortement, me fait horreur », disait-il en appelant les gouvernements à défendre la famille. En septembre, lors d'une audience accordée aux médecins catholiques le Pape condamnait aussi l'euthanasie : « chaque personne âgée, même si elle est malade ou en fin de vie, porte en elle le visage du Christ. On ne peut les éliminer ! ». En juin, alors que le « mariage pour tous » venait d'être voté en France, le Souverain Pontife invitait les parlementaires français à « ne pas hésiter à abroger les lois si nécessaires, pour leur apporter l'indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine ». L'attention à la vie humaine est depuis toujours une priorité du magistère de l'Église. Aucune raison qu'elle change aujourd'hui. Elle est inscrite au cœur de l'Évangile.

Reste que le pape François a opéré un changement : de l'intérieur il réforme la Curie, préconisant lui-même une « conversion de la papauté ». De l'extérieur il simplifie les protocoles et change l'image de l'Institution pour une « Église aux portes ouvertes », plus proche du monde. Mais sur le fond il n'y aura pas de changement dogmatique ou doctrinal, car l'Église n'est pas une institution inventée pour plaire. Elle est, comme l'expliquait le philosophe et théologien Romano Guardini « une réalité vivante qui vit au long des siècles et grandit comme tout être vivant, en se transformant tout en restant elle-même, car son cœur est le Christ…Vivant dans le monde, elle n'est pas du monde, mais de Dieu, du Christ et de l'Esprit ».

S'il est vrai que le pape François veut du changement dans l'Église, il n'entend pas pour autant changer l'Église. En tant que successeur de Pierre, il est le dépositaire d'un enseignement et d'une tradition apostolique. Un trésor vieux de 2000 ans. Un héritage sacré qu'il entend « rafraîchir », tout simplement.

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الخميس، 6 مارس 2014

Le Pape aura son magazine hebdomadaire

Le Pape aura son magazine hebdomadaire

La une du premier numéro, qui sort aujourd'hui mercredi, est titrée: «Ayez le courage d'être heureux»

Il Mio Papa, lancé à destination du grand public par Mondadori, l'éditeur de Closer et Grazia, sera consacré chaque mercredi à l'activité du pape François.

Après avoir fait un selfie avec des adolescents italiens et la une de Rolling Stones , le Pape, élu «personnalité de l'année» par Time, va voir un nouveau magazine lui être entièrement consacré.

Il Mio Papa (Mon Pape) est lancé ce mercredi en Italie au prix de 50 centimes d'euro, et tiré à 500.000 exemplaires. Le magazine, à destination des fidèles, relatera chaque mercredi ses principaux faits et gestes, avec, dans chaque numéro, un poster et ses citations les plus saillantes.

C'est le groupe italien Mondadori, qui fait partie de l'empire de la famille Berlusconi (Fininvest), éditeur de Closer et Grazia en France et notamment de l'hebdomadaire Chi en Italie, qui est à l'origine de ce lancement.

Bientôt une page Facebook

Il faut dire que le 265e successeur au trône de Pierre a la faculté de fédérer un large public, comme il l'a montré lors des JMJ au Brésil en juillet dernier, en réunissant 3 millions de fidèles pour une messe sur la plage de Copacabana, soit trois fois plus que les Rolling Stones au même endroit en 2006! Même Jérôme Kerviel a sollicité une audience avec le pape François, pour «interroger la justice de Dieu».

Le chef spirituel, qui a succédé à Benoît XVI voilà à peine un an, bénéficie d'un fort capital de sympathie, notamment en raison de ses prises de position en faveur des plus démunis et de sa grande ouverture d'esprit.

Il y a un an, en un mois à peine, le compte Twitter du Vatican (@pontifex) était ainsi passé de 2,5 millions d'abonnés sous Benoît XVI à 5 millions. Aujourd'hui, le compte officiel du Pape a même dépassé les 12 millions d'abonnés. Le site Internet du Vatican, Vatican Insider, a, par ailleurs, déclaré il y a quelques jours que le pape François devrait avoir une page Facebook très prochainement.

Anecdotes

C'est Aldo Vitali, l'éditeur de Sorrisi e Canzioni («Sourires et Chansons»), le premier hebdomadaire italien consacré à la télévision et au divertissement, qui est l'éditeur de ce nouveau magazine. De quoi susciter quelques interrogations sur sa ligne éditoriale. L'éditeur se défend toutefois de toute velléité d'information people: «il n'est pas question de commérages ou de paparazzi», a-t-il assuré au New York Times.

Jusqu'à présent, c'est L'Osservatore Romano, le quotidien publié par le Vatican, qui couvre l'actualité du Souverain Pontife et publie la majorité de ses discours et sermons. Son rédacteur en chef, Giovanni Maria Vian, observe avec intérêt le nouveau venu: «C'est un phénomène intéressant, précisément parce qu'il n'émane pas de la communauté catholique», estime-t-il dans le New York Times.

Les anecdotes qui ont émaillé la vie du Vatican ces derniers jours trouveront pourtant certainement leur place dans ce magazine destiné à un lectorat beaucoup plus large que la seule communauté catholique. Par exemple, l'erreur de prononciation du pape François lors de dernière prière dominicale de l'Angélus: alors qu'il appelait au dialogue pour résoudre la crise en Ukraine devant une foule réunie place Saint-Pierre à Rome, le Souverain Pontife a dit «cazzo» qui, en italien, signifie «putain» ou «bite», au lieu de dire «caso» («cas», «exemple»). Se rendant compte de son lapsus, le Pape - dont la langue maternelle est l'espagnol - s'est immédiatement repris.

Problème juridique de droits de publication

Reste un problème juridique que Mondadori aurait quelque peu négligé: le Vatican est seul détenteur des droits d'utilisation du nom et de l'image du Pape. Et, la semaine dernière, la Libreria Editrice Vaticana, la maison d'édition du Vatican, a rappelé qu'elle détenait les droits de publication des écrits du Pape. «Plusieurs magazines publient les enseignements du Pape, mais ils ont un accord avec nous», ce qui n'est pas le cas de Mondadori, a mis au point dans le New York Times le révérend Giuseppe Costa, directeur de la maison d'édition. Et le père Costa de prévenir: «S'ils publient les propos du Pape, nous serons obligés d'intervenir.» À bon entendeur.



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La "révolution de François" expliquée par François


"Je fais le prêtre, cela me plaît"

Anne Kurian

ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - Le pape n'est pas « une sorte de superman, une espèce de star », mais « un homme qui rit, pleure, dort et a des amis, une personne normale », déclare le pape François qui confie : « Je fais le prêtre, cela me plaît ».

Un an après son élection (13 mars 2013), dans un entretien publié par le quotidien italien « Corriere della sera » et dans La Nacion, en Argentine, ce 5 mars 2014, le pape François évoque sa première année de pontificat.

Je fais le prêtre, cela me plaît

Si « la tendresse et la miséricorde » sont l'essence de son message pastoral, c'est qu'elles sont « le centre de l'Evangile », explique-t-il : sans elles, « on ne peut comprendre Jésus, la tendresse du Père », venu pour « écouter, guérir, sauver ». Ainsi le pape François « aime être parmi les gens, avec celui qui souffre, aller dans les paroisses ».

Ses appels téléphoniques à ceux qui lui écrivent sont dans la même ligne, un « service » : « je fais le prêtre. Cela me plaît », explique celui qui a pris « l'habitude » de téléphoner lorsqu'il était prêtre à Buenos Aires : « je le sens en moi… même si aujourd'hui ce n'est pas facile de le faire étant donné le nombre de personnes qui m'écrivent. ».

« Le pape est un homme qui rit, pleure, dort et a des amis comme tout le monde. Une personne normale », souligne-t-il, dénonçant « les interprétations idéologiques, une certaine mythologie du pape François » : « Peindre le pape comme une sorte de superman, une espèce de star, me semble offensif. »

Il nie par exemple être sorti la nuit du Vatican pour aller nourrir les clochards de Rome, comme certains média l'ont rapporté : « Cela ne m'est jamais venu à l'esprit ».

Que le Seigneur me donne l'inspiration

Le pape François aborde sa façon de gouverner : « Le pape n'est pas seul dans son travail car il est accompagné et conseillé par beaucoup de monde... Mais il y a un moment, lorsqu'il s'agit de décider, d'apposer une signature, où il est seul avec son sens de la responsabilité ».

Il évoque la réforme de la Curie : « En mars dernier, je n'avais aucun projet de 'changement' pour l'Eglise. Je ne m'attendais pas à ce 'transfert de diocèse'... J'ai commencé à gouverner en cherchant à mettre en pratique ce qui avait émergé dans le débat entre cardinaux dans les congrégations. »

Pour les décisions à prendre « j'attends que le Seigneur me donne l'inspiration », ajoute le pape, donnant un exemple : « on avait parlé du soin spirituel des personnes qui travaillent dans la Curie ». D'où son choix de « donner plus d'importance aux retraites spirituelles annuelles » car « auparavant dans la Curie on écoutait trois prédications par jour et puis certains continuaient à travailler ».

Cette année, pour la retraite de carême, le pape et la curie romaine iront donc à Ariccia, au sud-est de Rome du 9 au 14 mars : « tous ont le droit de passer cinq jours dans le silence et la méditation ».

"La sagesse de Benoît XVI est un don de Dieu"

"La sagesse de Benoît XVI est un don de Dieu"
Le pape François plaide pour l'institution du "pape émérite"

Anne Kurian

ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - La sagesse de Benoît XVI « est un don de Dieu », comme « les grands-parents qui par leur sagesse, leurs conseils, renforcent la famille », estime le pape François.

Dans un entretien publié à la Une du quotidien italien Corriere della sera ce 5 mars 2014, le pape plaide pour institutionnaliser le statut du « pape émérite » : « le pape émérite n'est pas une statue dans un musée. C'est une institution. Nous n'y étions pas habitués ».

Tout comme le statut d' « évêque émérite » qui n'existait pas avant le Concile Vatican II, le « pape émérite » doit aussi devenir « une institution » : « Benoît est le premier et il y en aura peut-être d'autres. Nous ne le savons pas. »

Le pape François précise qu'il lui est arrivé de demander conseil à Benoît XVI : « Sa sagesse est un don de Dieu. Certains auraient voulu qu'il se retire dans une abbaye bénédictine loin du Vatican. J'ai pensé aux grands-parents qui par leur sagesse, leurs conseils, renforcent la famille et ne méritent pas de finir dans une maison de retraite. »

Benoît XVI « est discret, humble, il ne veut pas déranger », ajoute le pape qui explique leur décision commune : « Nous en avons parlé et nous avons décidé ensemble qu'il serait mieux qu'il voie des gens, qu'il sorte et qu'il participe à la vie de l'Église. »

Ainsi, le pape émérite s'est joint à la bénédiction de la statue de saint Michel Archange au Vatican (cf. Zenit du 5 juillet 2013), puis est venu déjeuner à Sainte-Marthe avec le pape François, après Noël (cf. Zenit du 27 décembre).

« Je l'ai invité à participer au consistoire et il a accepté », poursuit le pape. Benoît XVI était en effet présent au consistoire pour la création de 19 cardinaux, le 22 février dernier, où il a donné un témoignage fort : prenant place sur un siège semblable à ceux des autres cardinaux, le pape émérite a retiré sa calotte blanche pour saluer le pape François venu à lui fraternellement, avant et après la célébration. Une façon de m


Le pape François plaide pour l'institution du "pape émérite"

Anne Kurian

ROME, 5 mars 2014 (Zenit.org) - La sagesse de Benoît XVI « est un don de Dieu », comme « les grands-parents qui par leur sagesse, leurs conseils, renforcent la famille », estime le pape François.

Dans un entretien publié à la Une du quotidien italien Corriere della sera ce 5 mars 2014, le pape plaide pour institutionnaliser le statut du « pape émérite » : « le pape émérite n'est pas une statue dans un musée. C'est une institution. Nous n'y étions pas habitués ».

Tout comme le statut d' « évêque émérite » qui n'existait pas avant le Concile Vatican II, le « pape émérite » doit aussi devenir « une institution » : « Benoît est le premier et il y en aura peut-être d'autres. Nous ne le savons pas. »

Le pape François précise qu'il lui est arrivé de demander conseil à Benoît XVI : « Sa sagesse est un don de Dieu. Certains auraient voulu qu'il se retire dans une abbaye bénédictine loin du Vatican. J'ai pensé aux grands-parents qui par leur sagesse, leurs conseils, renforcent la famille et ne méritent pas de finir dans une maison de retraite. »

Benoît XVI « est discret, humble, il ne veut pas déranger », ajoute le pape qui explique leur décision commune : « Nous en avons parlé et nous avons décidé ensemble qu'il serait mieux qu'il voie des gens, qu'il sorte et qu'il participe à la vie de l'Église. »

Ainsi, le pape émérite s'est joint à la bénédiction de la statue de saint Michel Archange au Vatican (cf. Zenit du 5 juillet 2013), puis est venu déjeuner à Sainte-Marthe avec le pape François, après Noël (cf. Zenit du 27 décembre).

« Je l'ai invité à participer au consistoire et il a accepté », poursuit le pape. Benoît XVI était en effet présent au consistoire pour la création de 19 cardinaux, le 22 février dernier, où il a donné un témoignage fort : prenant place sur un siège semblable à ceux des autres cardinaux, le pape émérite a retiré sa calotte blanche pour saluer le pape François venu à lui fraternellement, avant et après la célébration. Une façon de m

الثلاثاء، 25 فبراير 2014

خلاصة سنتة من حبرية البابا فرنسوا

ساحة القديس بطرس 13 آذار 2013

بقلم ابراهيم حسكور

روما, 25 فبراير 2014 (زينيت) - أثار القرار الذي أعلنه البابا بندكتس السادس عشر يوم 11 شباط (فبراير)  2013 أمام "إخوته" الكرادلة    برغبته ترك السدة البطرسية يوم 28 من الشهر نفسه (1) ردات فعل مختلفة  داخل الأوساط الكاثوليكية وخارجها. وانبرى البعض لتفسير هذا القرار الذي لا سابقة له في تاريخ الكنيسة الحديث منذ استقالة  البابا سلستين الخامس نهاية القرن الثالث عشر , تفسيرات مختلفة ذهب بعضها إلى وصف قرار البابا بالهروب من المشكلات التي تطال الكنيسة الكاثوليكية (قضايا التحرش الجنسي بالأطفال, غياب الشفافية التامة في امور الفاتيكان المالية, تسريب بعض أسرر الفاتيكان ...)  .. فقط المقربون من بندكتس كانوا على علم ودراية بأن قراره جاء بعد تأمل وصلاة طويلين مع ما يتطلبه هذا القرار من شجاعة أولا  لمواجهة سوء فهم العالم الخارجي وقوالبه الجاهزة , ومن تواضع ثانيا وهي صفة لم ينكرها عليه كل من عرفه.

عندما بدأ الكاردينال الفرنسي جان لوي  توران المتقدم بين الكرادلة-الشمامسة (2) (وهو المنصب المنوط به إعلان اسم البابا المنتخب) كلمته  من على شرفة كاتدرائية مار بطرس بالعبارة الشهيرة : "لدينا بابا" (2) انتظر الجميع سماع الاسم الحقيقي للكاردينال المنتخب قبل إلحاقه بالاسم الذي اختاره البابا الجديد أثناءه حبريته..

فرنسيس كان الاسم الذي اختاره الكاردينال اليسوعي خورخي ماريو برغوليو لحبريته تعبيرا عن الرغبة العميقة لرئيس أساقفة بيونس آيرس في جعل الكنيسة "كنيسة من أجل الفقراء " تعيش البساطة الإنجيلية كفرنسيس الأسيزي.

ما أن أطل البابا الجديد  بثوبه الابيض من على الشرفة حتى توجه إلى آلاف المتجمعين في ساحة القديس بطرس   قائلا :

"إخوتي وأخواتي مساء الخير..

يبدو أن إخوتي الكرادلة في بحثهم عن أسقف جديد لروما قد ذهبوا تقريبا  إلى اطراف العالم . وها نحن الآن هنا.."

وقبل أن يعطي بركته طلب "معروفا" من الجماهير المحتشدة : "قبل أن يبارك الأسقفُ الشعبَ أطلب منكم أن تصلوا إلى الرب ليباركني..لنصلِّ جميعا هذه الصلاة بصمت , من قبلكم جميعا من أجلي" . ..

حينها ران صمت خاشع في ساحة مار بطرس والبابا حاني الرأس وهو يؤدي صلاة صامتة..

بعد الصلاة تابع قائلاً : " إخوتي وأخواتي سوف أترككم . شكرا جزيلا لحفاوتكم . صلوا من أجلي وإلى اللقاء قريباً. سنعود ونلتقي مرة أخرى قريباً. سأذهب غداً للصلاة إلى العذراء لكي تحمي روما كلها. تصبحون على خير" .

بهذه الكلمات البسيطة توجه أسقف روما الجديد إلى أبناء رعيته فاتحاً صفحة جديدة في تاريخ كنيسة روما والكنيسة الكاثوليكية بأسرها .

____________________

(1) حتى إنه حدد في كلمته أمام الكرادلة نهاية حبريته عند  الساعة الثامنة مساء

(2) Protodiacre

(3)  Habemus papam

السبت، 15 فبراير 2014

بابا فرنسيس: "ثلاث صفات لاكتشاف الهوية المسيحية!"

في عظته الصباحية من دار القديسة مارتا

بقلم ألين كنعان

الفاتيكان, 14 فبراير 2014 (زينيت) - "المسيحي لا يتوقّف أبدًا بل يتخطى دائمًا الصعوبات" هذا ما أكّده البابا فرنسيس في عظته الصباحية من دار القديسة مارتا ذاكرًا عيد القديسين ميتوديوس وكيرلّس ومركّزًا على هوية الرسول. وأشار بأنّه علينا إعلان الإنجيل بفرح ويحذّر من ألاّ نصبح ذئابًا بين الذئاب.

استوحى البابا من المعترفين ميتوديوس وكيرلّس هويّة المسيحي: "كيف نكون رسلاً للمسيح؟" وعلّق على القراءة الأولى وهي الرسالة لأعمال الرسل مشددًا بأنّ المسيحي هو "مرسَل". وشرح الصفة الأولى التي تميّز الهوية المسيحية: "الرب يرسل تلاميذه سائلاً إياهم أن يمضوا إلى الأمام وهذا يعني أنّ المسيحي هو رسول للمسيح السائر بيننا، الذي يمشي دائمًا نحو الأمام. وكما يقول الرب: "إذهبوا في الأرض كلها وأعلنوا البشارة إلى الخلق أجمعين" كذلك على الرسول المسيحي أن يذهب نحو الأمام وأن يتخطى كل الصعوبات التي تعترضه في الطريق".

ثم أضاف البابا: "إنّ الصفة الثانية للمحافظة على الهوية المسيحية هي أن يبقى المسيحي حملاً. على الحمل أن يحافظ على هويته. إنّ الرب أرسلنا كالحملان بين الذئاب. لربما سيألني أحدكم: "ولكن هذا صعب إنّ هذه الذئاب هي ذكية وأنا أيضًا باستطاعتي أن أكون مثلهم، أليس كذلك؟" أن نكون حملان لا يعني أن نكون أغبياء بل علينا التسلّح بالذكاء المسيحي وإلاّ ستقوم الذئاب بأكل الحملان نيئين".

وتابع البابا بالصفة الثالثة التي تميّز الهوية المسيحية وهي الفرح: "المسيحيون هم أناس أُصيبوا بالجنون لأنهم يعرفون المسيح ويحملونه بفرح. لا يمكنكم أن تسيروا نحو الأمام من دون الفرح أو أن تبشّروا بالإنجيل من دون الفرح. لا يمكنكم أن تكون حملان من دون وجود للفرح حتى في الصعاب وأمام المشاكل والأخطاء. يصعب تخيّل رسول حزين. أنظروا إلى مريم المجدلية التي أصيبت بالحزن ما إن رأت القبر فارغًا ولكن سرعان ما فرحت كثيرًا ما إن التقت يسوع القائم من بين الأموات. لا تقفوا عند القبر الفارغ. لا يمكن أن نعيش المسيحية من دون المسيح. أعلنوا الإنجيل بفرح".

ثمّ أكّد البابا من جديد في نهاية العظة أنّ الكنيسة تدعونا لنفكّر اليوم في هويتنا المسيحية لمناسبة عيد القديسين متوديس وكيرلّس. "إنّ المسيحي لا يقف أبدًا بل يسير دائمًا إلى الأمام متخطيًا الصعوبات بفرح مثل الحمل. لنطلب من الرب بشفاعة القديسين الأخوين ميتوديوس وكيرلّس شفيعي أوروبا بأن يمنحنا نعمة العيش كمسيحيين يسيرون مثل الحملان بفرح".

السبت، 8 فبراير 2014

Pédophilie : le Vatican dénonce les "graves limites" du rapport de l'ONU - RTL.fr

Pédophilie : le Vatican dénonce les "graves limites" du rapport de l'ONU

Le porte-parole du Vatican Federico Lombardi à Rome le 24 avril 2013.

Le porte-parole du Vatican Federico Lombardi à Rome le 24 avril 2013.

Crédit : AFP / GABRIEL BOUYS

Le Vatican a qualifié d'"anomalie" le rapport des Nations Unis critiquant la politique du Saint-Siège sur les affaires de pédophilie.

Le Vatican a dénoncé ce vendredi 7 février les "graves limites" du rapport du comité des Nations Unies pour les droits de l'enfant. Publié mercredi 5 février, celui-ci est influencé, selon le porte-parole du Vatican, par des "ONG bien connues, hostiles a priori à l'Église catholique et au Saint-Siège". Dans une déclaration à Radio Vatican, le père Federico Lombardi, a défini ce rapport comme "une anomalie" présentant de "graves limites", estimant que ses rédacteurs avaient "outrepassé leurs compétences".

Ce rapport a sévèrement critiqué la politique du Vatican face aux innombrables cas d'agressions sexuelles d'enfants commises par des membres du clergé, exigeant que désormais tout religieux pédophile soit déféré devant la justice. Des crimes aggravés par l'omerta qui les entourait, la haute hiérarchie étant accusée d'avoir protégé les coupables pour préserver la réputation de l'Église.

L'ONU demande au Vatican de revoir sa position sur l'avortement

C'est la première fois que le Saint-Siège se trouve sévèrement mis en cause par un organe de l'ONU qui fait autorité dans son domaine. Le Comité a également demandé à l'Église de revoir sa position sur l'avortement quand la santé de la mère est menacée et d'amender le droit canon en conséquence pour définir les cas où l'avortement pourrait être autorisé.

Selon le père Lombardi, "la façon de présenter les objections et l'insistance sur différents cas particuliers semblent insinuer qu'une attention plus grande a été accordée à certaines ONG bien connues, hostiles à priori à l'Église catholique et au Saint-Siège, qu'aux positions du Saint-Siège".

Les auteurs du rapport sont allés "au-delà de leurs compétences"

Le père jésuite semble viser ainsi la SNAP (Survivors Network of those Abused by Priests), la plus radicale des associations de victimes d'abus sexuels commis par des prêtres, qui a immédiatement demandé mercredi que justice soit faite à l'encontre des fautifs. "Il est typique pour ces organisations de ne pas vouloir reconnaître ce qu'ont fait le Saint Siège et l'Eglise ces dernières années pour reconnaître les erreurs, renouveler les normes et développer des mesures de formation et prévention", a déploré le père Lombardi.

Par ailleurs, le père jésuite a reproché au comité d'être allé "au-delà de ses compétences" en venant sur le terrain des "positions doctrinales et morales de l'Église", concernant notamment la contraception et l'avortement. "Le ton, le développement et la publicité" du document de l'ONU sont "absolument anormaux" par rapport à la façon dont sont traités les cas des autres Etats, a encore critiqué le porte-parole du Saint-Siège.

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Le Vatican accuse l'ONU de déformer les faits sur la pédophilie au sein de l'Église



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