الأحد، 21 سبتمبر 2014

"La religion authentique est source de paix et non de violence !" (texte intégral


Nom de Dieu : un "grand sacrilège", dénonce le pape
Pape François

ROME, 21 septembre 2014 (Zenit.org) - Pour la seconde fois ce dimanche 21 septembre, à Tirana, le pape François fustige l'usage de la violence au Nom de Dieu (cf. Discours de ce matin, au palais présidentiel), pour mettre au contraire en évidence l'exemple, important « pour le monde », de la coexistence pacifique des religions en Albanie.

Cet usage du Nom de Dieu est un « grand sacrilège » dénonce-t--il devant les représentants des différentes confessions chrétiennes et les représentants des autres religions présentes dans le pays qu'il a rencontrés à 16h, à l'université catholique de Tirana "Notre Dame du Bon Conseil".

« La religion authentique est source de paix et non de violence ! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence ! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège ! Discriminer au nom de Dieu est inhumain », déclare le  pape.

Il invite à la mise en œuvre concrète de ce qu'il appelle la « liberté fondamentale » : « La liberté religieuse n'est pas un droit qui puisse être garanti uniquement par le système législatif en vigueur, qui est aussi nécessaire : c'est un espace commun, une atmosphère de respect et de collaboration qui est construit avec la participation de tous, même de ceux qui n'ont aucune conviction religieuse. »

Le pape indique deux voies pour sa mise en œuvre effective. D'une part, « voir en tout homme et en toute femme, même en ceux qui n'appartiennent pas à sa propre tradition religieuse, non des rivaux, encore moins des ennemis, mais bien des frères et des sœurs », autrement dit la fraternité universelle.

D'autre part, « l'engagement en faveur du bien commun », donc la dimension sociale et politique de la foi en Dieu.

Le pape exhorte à l'espérance, à l'attention aux « besoins des pauvres » et à « trouver des chemins vers une justice sociale plus répandue, vers un développement économique inclusif! », car, dit-il,  « plus on est au service des autres, et plus on est libre ! ». Une parole d'autant plus forte que l'Albanie s'efforce d'atteindre les critères européens de développement pour intégrer l'Union européenne.

Le pape a improvisé un passage sur m'importance de ne pas trahir son identité: le dialogue "suppose l'identité", car "le plus est important, c'est de marcher ensemble sans trahir son identité, sans la masquer, sans hypocrisie".

A.B.

Discours du pape François

Chers amis,

Je suis vraiment heureux de cette rencontre, qui réunit les responsables des principales confessions religieuses présentes en Albanie. Je salue avec un profond respect chacun de vous et les communautés que vous représentez ; et je remercie de grand cœur Monseigneur Massafra pour ses paroles de présentation et d'introduction. Il est important que vous soyez ici ensemble : c'est le signe d'un dialogue que vous vivez quotidiennement, en cherchant à construire entre vous des relations de fraternité et de collaboration, pour le bien de la société tout entière.

L'Albanie a été tristement témoin de telles violences et de tels drames que peut causer l'exclusion forcée de Dieu de la vie personnelle et communautaire. Quand, au nom d'une idéologie, on veut expulser Dieu de la société, on finit par adorer des idoles, et bien vite aussi l'homme s'égare lui-même, sa dignité est piétinée, ses droits violés. Vous savez bien à quelles brutalités peut conduire la privation de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, et comment à partir de ces blessures se forme une humanité radicalement appauvrie, parce que privée d'espérance et de référence à des idéaux.

Les changements survenus à partir des années 90 du siècle dernier ont eu comme effet positif aussi celui de créer les conditions pour une liberté de religion effective. Cela a donné à chaque communauté la possibilité de raviver des traditions qui ne s'étaient jamais éteintes, malgré les persécutions féroces, et a permis à tous d'offrir, également à partir de sa propre conviction religieuse, une contribution positive à la reconstruction morale, avant la reconstruction économique du pays.

En réalité, comme l'a affirmé saint Jean-Paul II dans sa visite historique en Albanie en 1993, « la liberté religieuse […] n'est pas seulement un don précieux du Seigneur pour ceux qui ont reçu la grâce de la foi : elle est un don pour tous parce qu'elle est la garantie fondamentale de toute expression de la liberté […] Il n'est rien qui nous rappelle, autant que la foi, que, si nous avons un unique Créateur, alors nous sommes tous frères ! Ainsi, la liberté religieuse est un rempart contre les totalitarismes et une contribution décisive à la fraternité humaine » (Message à la nation albanaise, 25 avril 1993).

Mais il faut tout de suite ajouter : « La vraie liberté religieuse a horreur des tentations de l'intolérance et du sectarisme et promeut des attitudes de dialogue respectueux et constructif » (ibid.). Nous ne pouvons pas ne pas reconnaître combien l'intolérance envers celui qui a des convictions religieuses différentes des siennes propres est un ennemi particulièrement insidieux, qui malheureusement se manifeste aujourd'hui en différentes régions du monde. En tant que croyants, nous devons être particulièrement vigilants pour que la religiosité et l'éthique que nous vivons avec conviction et dont nous témoignons avec passion s'exprime toujours par des attitudes dignes du mystère que l'on entend honorer, en refusant avec résolution comme non vraies, parce que non dignes de Dieu ni de l'homme, toutes ces formes qui représentent un usage déformé de la religion. La religion authentique est source de paix et non de violence ! Personne ne peut utiliser le nom de Dieu pour commettre de la violence ! Tuer au nom de Dieu est un grand sacrilège ! Discriminer au nom de Dieu est inhumain.

De ce point de vue, la liberté religieuse n'est pas un droit qui puisse être garanti uniquement par le système législatif en vigueur, qui est aussi nécessaire : c'est un espace commun, une atmosphère de respect et de collaboration qui est construit avec la participation de tous, même de ceux qui n'ont aucune conviction religieuse. Je me permets d'indiquer deux attitudes qui peuvent être d'une utilité particulière dans la promotion de cette liberté fondamentale.

La première, c'est celle de voir en tout homme et en toute femme, même en ceux qui n'appartiennent pas à sa propre tradition religieuse, non des rivaux, encore moins des ennemis, mais bien des frères et des sœurs. Celui qui est assuré de ses convictions propres n'a pas besoin de s'imposer, d'exercer des pressions sur l'autre : il sait que la vérité a sa force de rayonnement propre. Nous sommes tous, au fond, des pèlerins sur cette terre, et au cours de notre voyage, tandis que nous aspirons à la vérité et à l'éternité, nous ne vivons pas comme des entités autonomes et autosuffisantes, ni comme des individus ni comme des groupes nationaux, culturels ou religieux, mais nous dépendons les uns des autres, nous sommes confiés aux soins les uns des autres. Chaque tradition religieuse, à l'intérieur d'elle-même, doit réussir à rendre compte de l'existence de l'autre.

Une seconde attitude est l'engagement en faveur du bien commun. Chaque fois que l'adhésion à sa propre tradition religieuse fait germer un service plus convaincu, plus généreux, plus désintéressé pour la société tout entière, il y a un exercice authentique et un développement de la liberté religieuse. Celle-ci apparaît alors non seulement comme un espace d'autonomie légitimement revendiquée, mais comme une potentialité qui enrichit la famille humaine par son exercice progressif. Plus on est au service des autres, et plus on est libre !

Regardons autour de nous : combien sont nombreux les besoins des pauvres, combien nos sociétés doivent encore trouver des chemins vers une justice sociale plus répandue, vers un développement économique inclusif ! Combien l'âme humaine a besoin de ne pas perdre de vue le sens profond des expériences de la vie et de récupérer l'espérance ! Dans ces domaines d'action, les hommes et des femmes inspirés par les valeurs de leur propre tradition religieuse peuvent offrir une contribution importante, même irremplaçable. C'est là aussi un terrain particulièrement fécond pour le dialogue interreligieux.

On ne peut dialoguer sans identité, ce serait un dialogue fantôme, il ne sert à rien. Chacun est fidèle à sa propre identité. Sinon, c'ets du relativisme.

Chacun de nous offre le témoignge de sa propre identé à l'autre, dans le dialogue avec l'autre. Le plus est important, c'est de marcher ensemble sans trahir son identité, sans la masquer, sans hypocrisie.

Il ne peut pas y avoir deux équipes: les Catholiques contre le reste!

Chers amis, je vous exhorte à maintenir et à développer la tradition de bonnes relations entre les communautés religieuses existantes en Albanie, et à vous sentir unis dans le service de votre chère patrie. Continuez à être signe, pour votre pays et pas seulement, de la possibilité de relations cordiales et de collaboration féconde entre des hommes de religions différentes. Et je vous demande une faveur, de prier aussi pour moi. J'en ai telement besoin. Merci. Que Dieu vous bénisse.

© Traduction officielle du Saint-Siège

Ajouts improvisés par le pape François en italiques à confirmer avec le texte

الأربعاء، 10 سبتمبر 2014

Moyen Orient: que Dieu "ouvre les yeux" de qui est "aveuglé par le mal"

Prière du pape François

Anita Bourdin

ROME, 10 septembre 2014 (Zenit.org) - Le pape François encourage les visiteurs de langue arabe présent à l'audience générale, il salue leur fidélité, et il prie pour le repentir de "ceux qui sont aveuglés par le mal".

Le pape s'est adressé, comme tous les mercredis, aux visiteurs de langue arabe présents à l'audience place Saint-Pierre, ce 10 septembre, et spécialement à ceux venus "de Syrie et du Moyen Orient", et il a résumé sa catéchèse sur la maternité de l'Eglise et la miséricorde.

Le pape a rendu hommage à la fidélité des Arabes chrétiens face aux forces du mal: "Que le Seigneur récompense votre fidélité, qu'il vous donne le courage dans la lutte contre les forces du malin, et qu'il ouvre les yeux de ceux qui sont aveuglés par le mal, afin qu'ils voient la lumière de la vérité et se repentent des erreurs commises. Que le Seigneur vous bénisse et vous protège toujours."

"A l'exemple de son Maître, l'Eglise enseigne la miséricorde", a expliqué le pape en italien, immédiatement traduit en arabe par un collaborateur.

Il a précisé en quoi consiste la miséricorde de l'Eglise: "Elle affronte la haine par l'amour; elle vainc la violence par le pardon; elle répond aux armes par la prière!"

Dans un message du 5 septembre à la famille du journaliste israélo-américain de 32 ans, Steven Sotloff, décapité par les djihadistes, le pape avait exhorté à "rejeter la violence, l'agression et le manque de compassion", "toujours et partout" et il avait appelé à ce que "chacun prie et travaille pour le pardon, la guérison et la paix".

Le pape François dénonce le « massacre inutile » des guerres

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Rome/Le-pape-Francois-denonce-le-massacre-inutile-des-guerres-2014-09-10-1204150

Le pape est attendu samedi 13 septembre au cimetière militaire italien de Redipuglia, pour le centenaire de la Première Guerre mondiale.

10/9/14 - 16 H 48
Le cimetière militaire de Redipuglia, dans le nord-est de l’Italie. Inauguré en 1938, il abrite l...
Paolo Giovannini/AP

Le cimetière militaire de Redipuglia, dans le nord-est de l’Italie. Inauguré en 1938, il abrite les dépouilles de quelque 100 000 combattants morts durant la Grande Guerre. Sur les marches d’un immense escalier sont gravés les noms de chaque disparu auquel répond le mot presente.

Il y célébrera une messe pour les victimes de tous les conflits.
Prenant des initiatives pour la paix, le pape s’est référé à plusieurs reprises à une « Troisième guerre mondiale disséminée » en cours, à travers des guerres locales sur fond économique.
Ils sont 15 000 morts de la Première Guerre mondiale enterrés là. Autrichiens, Tchèques, Slovaques… En commençant sa visite samedi matin 13 septembre par une prière dans le cimetière austro-hongrois de Redipuglia, aujourd’hui territoire du nord-est italien frontalier de la Slovénie, naguère partie intégrante de l’Empire des Habsbourg, le pape François entend se situer, comme le commente Radio Vatican, « au-delà des frontières et des appartenances ». Au-delà, aussi, de la seule commémoration historique.
Se rendant ensuite dans le grand cimetière militaire, toujours à Redipuglia, où sont enterrés plus de 100 000 soldats italiens, dont 30 000 inconnus, tombés durant la Grande Guerre, le pape célébrera une messe « pour les victimes de toutes les guerres », selon son programme officiel. Autrement dit pas seulement pour celles du passé.
Argentin, Jorge Bergoglio ne se sent pas pour autant étranger à la « guerre civile européenne » comme est aussi surnommée celle de 14-18. Lui qui a grandi dans le giron de ses grands-parents piémontais, émigrés en Argentine dans l’entre-deux-guerres, en a entendu le récit. « J’ai entendu tant d’histoires douloureuses des lèvres de mon grand-père qui l’a faite », confiait-il, lors d’une audience en juin dernier, aux carabiniers italiens. Il tenait à marquer le centenaire du déclenchement du premier conflit mondial, selon un de ses proches au Vatican qui lui a même suggéré de se rendre à Verdun.

« MASSACRE INUTILE »

Pour évoquer cette guerre qui fit au total environ neuf millions de morts, le pape François remet en avant l’expression de Benoît XV, en 1917, de « massacre inutile »,qu’il rappela devant le comité pontifical des sciences historiques le 12 avril dernier.
Des mots jugés infamants en leur temps par les belligérants. « Cet appel à la paix était entendu comme une trahison envers son pays, y compris par les catholiques, très divisés à l’époque », signale le P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical et organisateur, le mois prochain, d’un colloque d’histoire au Vatican intitulé « Massacre inutile ».
Ces termes, le pape les a repris récemment dans son message à la rencontre annuelle de la communauté Sant’Egidio tenue à Anvers également dans le souvenir de la Première Guerre mondiale.

« LA GUERRE N’EST JAMAIS NÉCESSAIRE, NI INÉVITABLE »

« La guerre entraîne les peuples dans une spirale de violence qui s’avère difficile à contrôler par la suite, écrit-il. Elle démolit ce que des générations ont pris peine à construire et prépare la route à des injustices et à des conflits qui sont encore pires. »« La guerre n’est jamais nécessaire, ni inévitable », conclut le pape, voulant réagir « devant tant de”massacres inutiles” » actuels : « Innombrables conflits et guerres, déclarées et non déclarées, qui affligent aujourd’hui la famille humaine. »
Ses appels répétés au dialogue en Irak ou en Ukraine, sa veillée de prière pour la Syrie il y a un an, son « invocation pour la paix » en Terre sainte dans les jardins du Vatican en juin dernier et le « match interreligieux pour la paix » le 1er  septembre sont autant d’initiatives contre ce qu’il n’hésita pas à qualifier, lors de sa conférence de presse dans le vol retour de Séoul le 18 août, de « troisième guerre mondiale (…)disséminée »« Aujourd’hui, nous sommes dans un monde en guerre, partout ! », déclara-t-il à la presse.

« AUCUN DES APPELS DES PAPES À LA PAIX N’A ABOUTI »

L’origine de ces conflits se trouve, selon le pape, dans le maintien d’« un système économique qui n’est plus viable », comme il s’en expliqua dans un entretien au journal catalan La Vanguardia du 13 juin. Ce système « pour survivre, doit faire la guerre, comme l’ont toujours fait les grands empires », analyse-t-il : « Mais, étant donné qu’on ne peut pas faire la troisième guerre mondiale, alors on fait des guerres locales. »
Dans son exhortation Evangelii gaudium , le pape s’insurge contre cette « économie qui tue ». Son action contre le trafic d’êtres humains et les formes d’esclavage moderne, qualifiés de « crime contre l’humanité », répond à cette même approche de la guerre entendue dans un sens large. Son prochain message pour la Journée mondiale de la paix 2015 portera sur cette cause, à laquelle il cherche aussi à associer le dialogue interreligieux.Reste à celui qui pousse son Église à se placer « comme un hôpital de campagne sur un champ de bataille »à être entendu. « Aucun des appels des papes à la paix n’a abouti »,reconnaît le P. Ardura, relevant comme seule exception « l’action de Jean XXIII pendant la crise des missiles en 1962 entre Khrouch­tchev et Kennedy ». Mais le pape François ne compte rater aucune occasion. Fin septembre 2015, il devrait intervenir à la tribune des Nations unies à New York, cinquante ans après Paul VI et son célèbre discours que l’actuel pape a déjà cité il y a un an : « Plus jamais la guerre ! Plus jamais ! »
10/9/14 - 16 H 48

الاثنين، 8 سبتمبر 2014

RENCONTRE INTERNATIONALE POUR LA PAIX


Cité du Vatican, 8 septembre 2014 (VIS). Ce dimanche, le Saint-Père a envoyé un message-vidéo aux représentants des Eglises, des autres communautés ecclésiales et à tous les chefs des religions mondiales qui se réunissent à Anvers (Belgique, 7 - 9 septembre) pour la rencontre internationale pour la paix organisée par la communauté Sant'Egidio. Le thème de cette année, La paix est l'avenir, évoque le début dramatique de la Première guerre mondiale, il y a un siècle, et l'avenir dans lequel le respect réciproque, le dialogue et la coopération aideront à évincer l'ombre sinistre du conflit armé.

"Ces jours-ci -a dit le Pape- où tant de peuples dans le monde ont besoin d'être aidés à trouver la voie de la paix, cet anniversaire nous enseigne que la guerre n'est jamais un moyen satisfaisant pour réparer les injustices et trouver des solutions équilibrées aux discordes politiques et sociales. En définitive, toute guerre, comme l'a affirmé Benoît XV en 1917, est une tragédie inutile. La guerre entraine les peuples dans une spirale de violence qu'il est ensuite difficile de contrôler. Elle démolit ce qui a été édifié par le travail de générations et ouvre la voie à des injustices et des conflits encore pire". Le Saint-Père a souligné que "nous ne pouvons rester indifférents face aux innombrables conflits et guerres, déclarés ou non, qui affligent aujourd'hui la famille humaine et détruisent la vie des plus jeunes et des plus âgés, empoisonnant les rapports durables de coexistence entre des groupes ethniques et religieux différents". C'est pourquoi, il a demandé à tous de prier "pour que nos différentes traditions religieuses puissent dans l'esprit d'Assise apporter une contribution à la paix. Je souhaite que ces journées de prière et de dialogue servent à rappeler que la recherche de la paix et de la compréhension par la prière peuvent créer des liens durables d'unité et prévaloir sur les passions de la guerre. La guerre n'est jamais nécessaire ni inévitable. On peut toujours trouver une alternative: C'est la voie du dialogue, de la rencontre et de la recherche sincère de la vérité... Il est temps que les chefs des religions coopèrent avec efficacité à l'?uvre de guérison des blessures, de résolution des conflits et de recherche de la paix. La paix est le signe sûr de l'engagement pour la cause de Dieu". Le Saint-Père a conclu en encourageant à être des "constructeurs de la paix" et à transformer nos communautés en "écoles de respect et de dialogue avec celles des autres groupes ethniques ou religieux pour apprendre à dépasser les tensions, à promouvoir des rapports équitables et pacifiques entre les peuples et les groupes sociaux et à construire un avenir meilleur pour les générations à venir".

« La guerre n’est jamais nécessaire, ni inévitable », affirme le pape François | La-Croix.com

« La guerre n'est jamais nécessaire, ni inévitable », affirme le pape François | La-Croix.com

Le pape François a évoqué la situation en Irak et en Ukraine après la prière de l'angélus le  dimanche 7 septembre.

À l'heure de la commémoration du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le pape François a repris – et cité – son lointain prédécesseur Benoît XV, pontife durant cette période dramatique, dans un message adressé aux représentants des diverses religions réunis à Anvers par la communauté Sant'Egidio.

« La guerre n'est jamais un moyen satisfaisant pour réparer les injustices et atteindre des solutions équilibrées aux désaccords politiques et sociaux », écrit le pape dans ce message destiné à l'évêque d'Anvers, Mgr Johan Bonny, qui accueille cette rencontre annuelle de la communauté fondée par Andrea Riccardi.

« La guerre entraîne les peuples dans une spirale de violence qui s'avère difficile à contrôler par la suite », écrit le pape dans ce message transmis en ouverture de la rencontre dans la soirée du 7 septembre : « Elle démolit ce que des générations ont pris peine à construire et prépare la route à des injustices et à des conflits qui sont encore pires ». « La guerre n'est jamais nécessaire, ni inévitable », conclut-il.

« Massacres inutiles »

« En définitive toute guerre, comme l'affirma le pape Benoît XV en 1917, est un "massacre inutile" », poursuit le pape, citant son prédécesseur dont cette année marque aussi le centenaire de l'élection au tout début du premier conflit mondial.

Le pape François estime toujours actuelle cette approche, relevant aujourd'hui « tant de "massacres inutiles" » à propos des « innombrables conflits et guerres, déclarées et non déclarées, qui affligent aujourd'hui la famille humaine ». Après la prière de l'Angélus le même jour, le pape a évoqué en particulier la situation en Ukraine, au Lesotho et en Irak.

« Aujourd'hui, nous sommes dans un monde en guerre, partout !, avait estimé le pape dans sa conférence de presse dans le vol retour de Séoul le 18 août, reprenant l'expression de « troisième guerre mondiale, mais "disséminée" ». Il devrait revenir sur ce thème des guerres le 13 septembre à l'occasion d'une visite au grand cimetière militaire italien dans le nord-est de la Péninsule, à Redipuglia.

« L'esprit d'Assise »

Le pape conclut son message aux participants de la rencontre de Sant'Egidio par un rappel de la contribution à la paix que peuvent apporter les différentes religions. Son texte fait directement référence à « l'esprit d'Assise », en référence au rassemblement interreligieux pour la paix convoqué par le pape Jean-Paul II dans la cité du poverello en 1986 et à la suite duquel s'inscrivent ces rencontres annuelles.

Contre la guerre, le pape qui avait convoqué il y a tout juste un an une veillée de prière pour la Syrie place Saint-Pierre puis une « invocation pour la paix » au Vatican en juin, insiste sur « la force de la prière ». Il mise sur aussi sur la collaboration entre dirigeants religieux : « L'heure est venue pour les chefs religieux de coopérer efficacement à l'œuvre de guérison des blessures, de résolution des conflits et de recherche de la paix », écrit-il, sans énumérer d'exemples actuels.

« Nos communautés doivent être des écoles de respect et de dialogue avec celles d'autres groupes ethniques ou religieux », affirme encore celui qui a inspiré le 1er  septembre à Rome un match de football « interreligieux pour la paix ».

« Arrêter l'agresseur injuste »

Ce message à portée générale ne contredit pas la réponse précise formulée par le pape François dans sa conférence de presse du 18 août à propos des frappes américaines en Irak contre le terrorisme : « Dans ces cas où il y a une agression injuste, je peux seulement dire qu'il est licite d'arrêter l'agresseur injuste. Je souligne le verbe : arrêter. Je ne dis pas bombarder, faire la guerre, mais l'arrêter. Les moyens par lesquels on peut arrêter, devront être évalués. »



Envoyé de mon Ipad 

الثلاثاء، 2 سبتمبر 2014

Au Vatican, la Théologie de la libération n’est plus persona non grata - L'Orient-Le Jour

Au Vatican, la Théologie de la libération n'est plus persona non grata - L'Orient-Le Jour

Au Vatican, la Théologie de la libération n'est plus persona non grata

La Théologie de la libération a-t-elle les faveurs du pape argentin ? Plus qu'une pleine réhabilitation, François entend surmonter une fracture qu'il juge dépassée en Amérique latine entre ses partisans et adversaires, en tendant la main vers les plus pauvres, jugent les observateurs du Vatican.
Plusieurs gestes récents ont semblé accréditer l'idée d'un rapprochement de l'Église vers ce courant de pensée chrétienne, née en Amérique latine dans les années 70, qui plaidait la cause d'une Église plus proche des pauvres et des déshérités. Mi-août, le pape a réaffirmé son soutien à la cause de béatification de l'archevêque de San Salvador, Oscar Romero, « un homme de Dieu », défenseur des paysans sans terre, assassiné en 1980 par un commando d'extrême droite. En juillet, il a levé l'interdiction de célébrer la messe au père Miguel d'Escoto Brockmann, ancien ministre des Affaires étrangères du gouvernement marxisant (sandiniste) du Nicaragua.
Dans la presse vaticane, des experts ont rappelé que Jean-Paul II et Benoît XVI n'avaient jamais rejeté « l'option pour les pauvres » contenue dans cette théologie, mais ses dérives marxistes. Le Polonais Jean-Paul II, qui avait souffert du communisme, mettait durement au pas les « évêques rouges » et condamnait des théologiens coupables d'avoir choisi le marxisme et d'avoir parfois recommandé la lutte armée. Des évêques conservateurs remplaçaient certains progressistes. Les dictateurs militaires très catholiques n'étaient guère ou pas condamnés.

« Théologie du peuple »
Jorge Mario Bergoglio n'a, lui, jamais été d'un camp ou de l'autre : « Il n'était pas de ces évêques qui ont fait carrière dans la diabolisation de la Théologie de la libération. Les tiers-mondistes ont toujours trouvé un protecteur en Bergoglio. Mais il était tout aussi éloigné, imperméable, à tout intellectualisme, toute instrumentalisation idéologique des paroles évangéliques », explique Gianni Valente, vaticaniste du quotidien catholique Avvenire. Avant même l'avènement de la dictature en 1976, à Buenos Aires, le jeune provincial jésuite s'était montré critique envers les positions d'extrême gauche marxisantes de certains prêtres. Il mettait en même temps en pratique sa « théologie du peuple » dans les favelas, insistant sur la foi populaire. C'était une attitude, typiquement argentine, à « l'intérieur de la grande école de la Théologie de la libération », affirme Valente.
Depuis son élection, François a confirmé ses positions en flèche pour les droits économiques et sociaux, contre la corruption, « l'idolâtrie de l'argent », qu'il avait exprimées comme cardinal. Tout en restant intraitable dans son refus d'une vision marxiste de l'Évangile, il a appelé encore au Brésil en 2013 à surmonter les divisions du passé dans une Église proche des pauvres. « Ce que fait le pape n'est pas une réhabilitation de la Théologie de la libération. La réalité d'alors est dépassée. Il n'y a pas de nostalgie », estime Gianni Valente.
Dans ce contexte, le soutien du pape à la béatification de Mgr Romero n'est pas surprenant : comme lui, il était un évêque plutôt conservateur doctrinalement mais socialement courageux qui défendait les catégories défavorisées. « À travers les gestes et paroles de François, nous comprenons mieux que ce n'est pas la Théologie de la libération dans son ensemble qui a été condamnée, mais ses déviations », a estimé le vaticaniste du quotidien italien La Stampa, Andrea Tornielli. « Il faut être attentif cependant aux simplifications de ceux qui voudraient enrôler Bergoglio dans certaines batailles idéologiques », ajoute-t-il. Dans un éditorial récent, le quotidien The Guardian analysait : « François n'est pas un marxiste. S'il a des opinions politiques, elles sont tout au plus péronistes », inspirées du mouvement lancé par l'ancien président argentin Juan Domingo Peron, prônant davantage de justice sociale.
(Source : AFP)



Envoyé de mon Ipad 

الأحد، 31 أغسطس 2014

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d’Irak 11:38 - 30/08/14 - FRATMAT.INFO, l'Actualité en continu...

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak 11:38 - 30/08/14 - FRATMAT.INFO, l'Actualité en continu...

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak 11:38 - 30/08/14

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak

ans Appels sur l'actualité, lundi 25 août, un auditeur de Bamako se pose des questions sur la position du Vatican face aux chrétiens d'Irak. Le pape François a évoqué récemment les persécutions dont ils sont victimes. Il a même dit que, s'il le fallait, il pourrait se rendre sur place.

Le Pape peut-il jouer un rôle important dans la crise Irakienne ? Quelle est sa marge de manœuvre ?

Le pape François joue déjà un rôle important dans sa volonté de mobiliser les consciences. Son style direct, qui interpelle, s'y prête plutôt bien et on peut dire que quand François parle il est écouté. Rappelons-nous de Lampedusa...

On se souvient en septembre dernier qu'il avait organisé une prière pour la paix en Syrie place Saint-Pierre qui avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes, et qui avait eu lieu alors que les Etats-Unis et la France faisaient pression pour bombarder Bachar el-Assad. Le pape avait même écrit à Vladimir Poutine pour lui demander de tout faire en son pouvoir pour tenter d'éviter ses frappes. Des frappes qui, on le sait, n'ont pas eu lieu et beaucoup disent ici que le pape François y a été pour beaucoup dans la désescalade. La crise en Irak, à la suite de la Syrie, ne le laisse pas indifférent, loin de là. Il a envisagé de se rendre en Irak et rappelait il y a une semaine qu'il était « licite d'arrêter l'agresseur » en évoquant la barbarie des jihadistes.

La tradition diplomatique du pape et du Saint-Siège est de se baser sur les Nations unies…

Oui, en 2005, l'Assemblèe générale de l'ONU avait adopté le principe de protéger par les armes les populations contre les massacres de masse, et trois ans plus tard, à la tribune de l'ONU, Benoit XVI avait soutenu ce principe. François est plus volontariste que son prédécesseur : le 9 août dernier, il a même envoyé une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans laquelle appelait « la communauté internationale de prendre des mesures pour mettre fin à la tragédie humanitaire en cours en conformité avec le préambule et les articles concernés de la charte des Nations unies ». Sans en préciser la nature, il s'agissait clairement d'un feu vert à une intervention. La marge de manœuvre du pape est bien sur limitée puisque le Saint-Siège n'est qu'observateur à l'ONU, mais le 10 août, l'observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève, Mgr Tomasi, affirmait clairement qu'une intervention militaire était une option nécessaire pour stopper l'Etat islamique.

Le pape François a envoyé un émissaire en Irak lundi 11 août. Quelle est précisément sa mission sur place ?

Preuve de l'implication personnelle du pape dans cette crise, il a donc envoyé l'un de ses proches, le cardinal Filoni. C'est tout un symbole, car celui-ci fut le nonce apostolique (l'ambassadeur du Vatican) à Bagdad jusqu'en 2006 : il fut le dernier diplomate occidental à rester en poste dans la capitale irakienne alors que le pays sombrait dans le chaos suite à l'invasion américaine. Filoni s'est rendu dans le Kurdistan irakien pour une mission avant tout d'ordre humanitaire puisqu'il y a rencontré les minorités chrétiennes et Yézidis, chassées par les jihadistes de l'Etat islamique. Il a apporté un million de dollars d'aide pour ces réfugiés.

A son retour, il a d'ailleurs raconté combien il avait été d'ailleurs bouleversé par les regards vides de ces femmes et enfants rencontrés à Erbil ou d'autres villes et qui vivent dans des camps de fortune. Le cardinal Filoni qui a également rencontré les autorités irakiennes, le président kurde Massoud Barzani et le chef de l'Etat irakien Fouad Massoum à qui il a remis une lettre du pape dans laquelle il remercie ce dernier d'accueillir son émissaire personnel. « Quand le pape m'a confié cette mission, même s'il ne me l'a pas dit, j'ai eu l'intuition qu'il aurait voulu y aller lui », a raconté le cardinal à son retour. François qui a reçu le cardinal Filoni longuement, dès le lendemain de son voyage pour écouter longuement son rapport.

Cette crise irakienne vient-elle montrer un virage diplomatique du Saint-Siège ?

Plus qu'un virage, c'est une confirmation : celle que la diplomatie du Vatican revient en force sous le pontificat du pape François. On vient d'ailleurs de le voir la semaine passée avec les messages au président chinois que le Pape a envoyés alors que son avion survolait la Chine de retour de Corée du Sud. Le pape Bergoglio est celui qui fait revenir le Saint-Siège sur le devant de la scène internationale - non pas qu'il avait disparu mais les dossiers internationaux étaient moins une priorité de Benoît XVI.

Il faut se rappeler que le pape a choisi comme secrétaire d'Etat Pietro Parolin, un
diplomate chevronné, qui a notamment été nonce au Venezuela et très impliqué dans le dialogue avec l'Asie. On vient d'évoquer le cardinal Fernando Filoni émissaire en Irak, on pourrait citer aussi la venue le 8 juin dernier au Vatican des présidents israélien et palestinien Shimon Peres et Mahmoud Abbas priant autour du pape pour la paix.

Derrière les gestes forts, le ton est ferme face aux grandes crises qui traversent la planète : en témoigne par exemple le 12 août dernier, au nom du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux qu'il préside, le cardinal français Jean-Louis Tauran demandait avec une inhabituelle fermeté aux responsables musulmans de condamner unanimement et sans ambigüité les crimes de l'Etat islamique.



Envoyé de mon Ipad 

الأربعاء، 27 أغسطس 2014

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d’un bidonville de Buenos Aires | La-Croix.com

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d'un bidonville de Buenos Aires | La-Croix.com

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d'un bidonville de Buenos Aires

Le pape François affirme avoir « pleuré » devant « la cruauté dans les cœurs », en solidarité avec les habitants d'un squat évacué par la police de Buenos Aires, dans un mail adressé à un de ses amis argentins.

Dans ce courriel adressé à son ami Gustavo Vera, fondateur de l'ONG « La Almeda », que reproduit mercredi 27 août l'agence catholique SIR, le pape François exprime son incompréhension pour cette évacuation par la force il y a trois jours : « Je viens de lire ta lettre. Ta dernière phrase résume mes sentiments :"cela semblait Gaza", et je me suis mis à pleurer. Je ne comprends pas pourquoi. Je caresse de mes larmes tous ces gens, ces mères avec leurs enfants », écrit le pape argentin.

« Quand je suis revenu de Corée, dans l'avion (le 18 août, aux journalistes), j'ai parlé de la cruauté qui revêt de nombreux habits :"ce qui m'intéresse !", "qu'ils aillent travailler !", "ce sont des gens qui ne s'insèrent pas dans la société !" De telles paroles (…) manifestent tant de cruauté », observe le pape.

« Je suis près de ces gens, je prie et je demande qu'ils ne soient pas laissés seuls », conclut le pape dans ce message que l'ONG a fait parvenir à SIR.

Cette nouvelle « villa miseria » (bidonville) apparue en février dans le quartier de Villa Lugano, au sud-est de Buenos Aires, avait pris le nom de « Papa Francisco ». Quelque 700 familles y vivaient dans des cabanes précaires, parfois en carton. Huit cents hommes de la gendarmerie et de la police ont participé à l'opération d'évacuation.

À Buenos Aires, plus de 160 000 personnes (sur 3 millions d'habitants) vivent dans une quinzaine de bidonvilles, selon un recensement récent.



Envoyé de mon Ipad 

الثلاثاء، 26 أغسطس 2014

Le sens de l’événement | Vu de Rome-26/8/2014

Le sens de l'événement | Vu de Rome

Le sens de l'événement

Bonne rentrée. A Rome, elle s'ouvre par une fête : un « match interreligieux pour la paix » réunissant des joueurs prestigieux, au-delà de tous clivages et rivalités, afin que le football international ne soit pas seulement associé aux salaires mirobolants de ses protagonistes mais célèbre la fraternité et le bel esprit du sport.

L'événement du 1er septembre s'annonce ainsi plein d'intentions généreuses et générales et promet d'envoyer un peu de baume au cœur humain après un été à l'actualité guerrière sans répit. Le match, qui fait notamment appel à plusieurs talents de Buenos Aires (Javier Zanetti, « Violetta »,..), a été « inspiré », selon ses organisateurs, par le pape argentin. Le Vatican a participé à sa promotion.

Il y a bientôt un an, le même pape créait l'événement par une autre initiative pour la paix toute aussi inédite : une veillée de prière spécialement dédiée à la Syrie organisée place Saint-Pierre et ouverte à tous, au-delà des différences de confessions.

Son « invocation pour la paix » du 8 juin dernier, dans les jardins du Vatican, aux côtés des présidents israélien Shimon Pérès et Mahmoud Abbas, est aussi à retenir parmi ces événements à portée mondiale créés de toute pièce depuis Rome. Un autre a été évoqué contre le trafic d'être humains avant la fin de l'année.

Avec Assise en 1986, Jean-Paul II avait déjà créé l'événement. Mais cela reste l'exception alors que, sous François, les initiatives inédites deviennent un trait marquant du pontificat. Les caméras du monde entier ne se tournent pas vers Saint-Pierre seulement à l'occasion d'une solennité de l'année liturgique, une canonisation, une année jubilaire ou tout autre temps fort ecclésial. Elles y viennent aussi en rapport avec l'actualité internationale la plus brûlante. Rome se met ainsi dans le circuit, réagissant aux événements agitant le monde plutôt que vivant seulement au rythme implacable de son calendrier propre.

Si le pape et le Vatican apparaissent en première ligne, le reste de l'Eglise catholique est aussi appelée à relayer et diffuser l'initiative romaine : la prière pour la Syrie du 7 septembre avait été ainsi suivie à travers le monde.

Hors actualité, ce pontificat est en train de faire de Rome un centre événementiel pour d'autres occasions. Le 28 septembre prochain, le pape François donne rendez-vous aux grands-parents et seniors pour valoriser l'apport des plus anciens, thème qui lui est si cher. A la Saint-Valentin, il avait réuni des milliers de fiancés venus de divers coins d'Europe et de plus loin. Une façon de les rejoindre à partir de cette fête, quand bien même elle ne figure plus au calendrier liturgique.

Les angélus du dimanche donnent aussi parfois lieu à une surprise place Saint-Pierre, telle la distribution gratuite de « médicaments spirituels », d'évangiles. Ou encore par un lâcher de colombes pour la paix avec deux enfants.

En inventant ces rendez-vous graves ou légers, solennels ou festifs, François rénove et restaure la papauté, en faisant une force créative, comme il invite le reste du clergé à l'être. Et avec chaque fois un sens aigu de la communication et de l'image qui, en notre temps, assure une reprise médiatique immédiate d'un événement.

Quant à l'apport de tout cela sur le fond, il serait prématuré, et d'ailleurs impossible, d'en prendre toute la mesure. Dans l'immédiat, comme dirait François, « cela nous fait du bien ».



Envoyé de mon Ipad 

الجمعة، 18 يوليو 2014

كان يدعو المسلمين إلى عدم السقوط في تجربة الكره وإلى عيش "أخوة أصيلة" مع المسيحيين

معايدة فاتيكانية رسمية بمناسبة عيد الفطر

بقلم فريق زينيت

الفاتيكان, 18 يوليو 2014 (زينيت) - المجلس البابوي
للحوار بين الأديان
نحو أخوّة أصيلة بين المسيحيين والمسلمين
رسالة بمناسبة ختام شهر رمضان
عيد الفطر لعام 1435 ه / 2014 م
الفاتيكان
أيها الإخوة والأخوات المسلمون الأعزاء
يسرُّنا أن نقدِّم لكم أحرَّ التهاني القلبية وأطيب التمنِّيات لمناسبة عيد الفطر في ختام شهر رمضان
المكرّس للصوم والصلاة ومساعدة الفقراء.
في السنة الماضية، الأولى من حبريّته، وقّع البابا فرنسيس شخصيًّا على الرسالة الموجهة إليكم
بمناسبة عيد الفطر. وفي مناسبة أخرى، حيّاكم قائلا : "إنّكم إخوتنا"، (صلاة التبشير الملائكي 11 آب أغسطس
2013 ). كلّنا نعرف أهميّة ومعنى هذه الكلمات. في الواقع إن المسيحيّين والمسلمين هم إخوة وأخوات
في العائلة البشرية الواحدة التي خلقها الله الأوحد.
ونودّ أن نذكر أيضًا بما قاله البابا يوحنا بولس الثاني في خطابه لبعض رجال الدين المسلمين في
العام 1982 : "جميعنا، مسيحيون ومسلمون، نعيش تحت شمس الإله الواحد الرحيم. وجميعنا نؤمن
بإله واحد خالق الإنسان. ونعترف بسلطانه، وندافع عن ك ا رمة الإنسان كخادم لله. وإنّنا جميعًا نعبد
الله ونسلِّم أمرنا إليه تسليمًا كاملا . وفي هذا السياق يمكننا أن ندعو بعضنا البعض أخ وة وأخوات
.( في الإيمان بالله الأوحد" (كادونا، نيجيريا في 14 شباط/فب ا رير 1982
إنّنا نشكره تعالى على ما جعله مشتركًا بيننا، مع أننا ندرك اختلافاتنا. نحن نعي أهمية تعزيز حوار
مثمر مرتكز على الاحت ا رم المتبادل والصداقة. وإذ تشكل قيمنا المتقاسمة، والتي تعززها مشاعر
الأخوّة الأصيلة، مصدر إلهام لنا، إننا مدعوون للعمل معًا في سبيل العدالة والسلام واحت ا رم حقوق
وكرامة كلّ شخص. نشعر بمسؤوليتنا حيال الأشخاص الأكثر حاجة: الفقراء، المرضى، الأيتام،
المهاجرين، ضحايا الاتّجار بالبشر، وكلّ من يتألّمون ويعانون نتيجة الإدمان بجميع أشكاله.
كما نعلم، على عالمنا المعاصر أن يواجه تحديات خطيرة تتطلب تضامنًا من قبل الأشخاص ذوي
الإرادة الطيبة. هذه التحديات تتضمن التهديدات المحدقة بالبيئة، الأزمة الاقتصادية العالمية وارتفاع
نسبة البطالة ولا سيّما بين الشباب. وتولد هذه الأوضاع شعو اً ر بالهشاشة وانعدام الرجاء في
المستقبل. ويجب ألا ننسى أيضًا المشاكل التي تواجهها العديد من العائلات المنقسمة، والتي تركت
أحباءً وأطفالا صغارًا في بعض الأحيان.
لنعمل معًا إذًا من أجل بناء جسور سلام وتعزيز المصالحة لاسيما في المناطق حيث يعاني
المسلمون والمسيحيون معًا من أهوال الحرب.
فلتلهمنا صداقتنا دائمًا على التعاون في مواجهة هذه التحدِّيات الكثيرة بحكمة وحذر. وهكذا يمكننا
الإسهام في التخفيف من حدّة التوترات والصراعات معززين الخير المشترك. وسنظهر أيضًا بأن
الديانات يمكنها أن تك ون مصدر انسجام يعود بالفائدة على المجتمع كله.
لنصلِّ كيما يبقى السلام والمصالحة والعدالة والنمو في طليعة أولوياتنا من أجل خير ورخاء العائلة
البشرية برمتها.
مع البابا فرنسيس نتقدم منكم بأطيب التمنيات لعيد سعيد وحياة مزدهرة في السلام.
الفاتيكان 24 حزيران 2014
الكاردينال جان -لويس توران
رئيس المجلس البابوي للحوار بين الأديان
الأب ميغيل أنخيل أيوزو غويغسوت
أمين السر