الأربعاء، 4 مارس 2015

Une lecture arabe du pontificat du pape François



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 3 mars 2015 20:53:46 UTC

Une lecture arabe du pontificat du pape François
Par la journaliste libanaise Hala Homsi

Robert Cheaib

ROME, 3 mars 2015 (Zenit.org) - « Le pape François est très populaire au Moyen-Orient, surtout au Liban. Il est aimé par le peuple et sa figure est omniprésente ». Même « d'un point de vue musulman, c'est un chef très respecté pour sa parole et ses positions », affirme la journaliste libanaise Hala Homsi.

Deux ans après la renonciation du pape Benoît XVI et l'élection du pape François, la journaliste, spécialiste en questions religieuses pour le journal libanais Annahar depuis 1995, offre aux lecteurs de Zenit sa lecture de cette page d'histoire de l'Église catholique.

Zenit - Quelle est votre lecture de l'événement historique de la renonciation de Benoît XVI, deux ans après cet événement ?

Hala Homsi - La renonciation du pape Benoît XVI est un événement plus qu'historique. Le pape a suscité un vent de réformes dans l'Église, plus que n'importe quel discours réformateur, incarnant un courage sans précédent. Par cette renonciation, il a ouvert une nouvelle pratique, changeant une tradition qui touche la position même du pape, à travers un geste qui ne s'était pas produit depuis des siècles.

Le moins que l'on puisse dire est que son choix a manifesté sa personnalité : l'humilité d'un grand théologien, le courage du penseur, le caractère de l'écrivain prolifique qui a préféré se retirer avec ses livres plutôt que de poursuivre ce rythme fatiguant pour lui et pour l'Église. Il a agi dans le sillage des hommes libres. C'est un pape libre.

D'après vous, les raisons de cette renonciation ont-elles été comprises ?

Peut-être la renonciation a-t-elle été faite pour des raisons de santé. Mais ce qu'il a fait n'était pas facile. Sa renonciation à mis à l'épreuve la solidité de l'Église avec une situation inhabituelle : celle de la présence de deux « papes » au Vatican. Avec la présence de nostalgiques qui célèbrent encore le pape démissionnaire.

Un autre aspect intéressant de la renonciation du pape Benoît est que, bien qu'elle ait eu lieu il y a plus de deux ans, elle est loin d'être archivée. Ce fait a poussé son secrétaire, Mgr Georg Gänswein, à affirmer, le 12 février 2015, que la renonciation de Ratzinger « a été faite sans aucune pression extérieure », répondant à des rumeurs selon lesquelles le pape aurait renoncé sous des pressions. Ces soupçons sont naturellement soulevés avec des intentions malveillantes, venant du mécontentement de certains envers le pontificat de François.

Mais il reste que la renonciation a été faite par un homme fort, et non par un homme faible.

Le pontificat du pape François représente pour certains un « printemps évangélique » dans l'Église. Êtes-vous de cet avis ?

La force du pape François consiste dans sa capacité à rapprocher la papauté des croyants et à approcher l'Église de son peuple et des pauvres. Et ceci s'est produit dès le premier instant de son élection. C'est une révolution dans la papauté. Le pape François vit ce qu'il croit, même si cela nécessite une rupture du protocole et des pratiques. Cela s'est manifesté dès le début et les croyants ont touché du doigt la manière dont le pape agit et dont il incarne l'Évangile devant eux.

La force de François est d'être proche des pauvres. C'est un pape qui réconcilie l'Église avec le peuple et qui rappelle aux ecclésiastiques « la Parole » et les ramène aux sources. C'est pourquoi il est le pape qui nettoie le visage de l'Église après les scandales qui l'ont souillé.

Un printemps évangélique ? Pour beaucoup, oui. Et dans une perspective journalistique, je vois que le pape François inscrit dans le corps ecclésial un grand esprit de renouveau. La question qui demeure cependant : Jusqu'où le laissera-t-on faire ? Réussira-t-il à mener à bien son entreprise réformatrice ? Sa mission ne sera sans doute pas du tout facile.

Que pensez-vous, en revanche, de ceux qui accusent le pape François d'être « communiste » ?

Ce ne sont que des commérages nocifs. Puissent les communistes avoir été comme le pape François ! On les aurait appelés « évangéliques » (en référence à l'Évangile) ! C'est un fait que le pape a des partisans et des opposants. Il a des ennemis dans la curie, dans l'Église et en dehors d'elle. Son style réformateur ne plaît pas à tout le monde. Les accusations qui le concernent, comme celle d'être communiste, chaotique ou « destructeur de la dignité de la papauté » sont des tentatives nocives qui trahissent une reconnaissance de la bataille réformatrice que mène le pape.

Le pape François a porté une attention particulière au Moyen-Orient, notamment avec la prière pour la paix en Syrie, la visite en Jordanie et en Palestine (reconnaissant de facto l'État palestinien), la prière avec le président palestinien et le président israélien au Vatican. Comment résumez-vous l'image qui s'en dégage au Moyen-Orient ?

Le pape François est très populaire au Moyen-Orient, surtout au Liban. Il est aimé par le peuple et sa figure est omniprésente. Sur le plan chrétien, ses homélies quotidiennes et toutes ses activités sont très suivies, en particulier grâce à la couverture des médias chrétiens qui ne tardent pas à rapporter ses activités et les célébrations qu'il préside.

D'un point de vue musulman, c'est un chef très respecté pour sa parole et ses positions. Si les Libanais pouvaient exprimer un désir, ce serait que le pape François vienne en visite au Liban, comme l'ont fait le pape Benoît et saint Jean-Paul II. Une telle visite porterait beaucoup de fruit pour la nation.

Considérant les drames qui se vivent au Moyen-Orient et ailleurs, quelles initiatives espérez-vous de la part du pape ?

Il y a dans les cœurs une grande peur vis à vis de l'avenir, à cause de l'expansion de daesh et de sa férocité. Les chrétiens sont devenus des « projets » de martyre prêts à être exécutés. Ils ont été dispersés, pillés dans leurs maisons, leurs terres. Est-il normal que les chrétiens aient besoin de protection sur leurs terres d'origine ?

Le Saint-Père a eu de grandes initiatives. Il continue à être la voix forte des chrétiens devant la communauté internationale. Il est important aussi qu'il soutienne les chrétiens de langue arabe sur leurs terres d'origine, à travers des projets et des initiatives qui renforcent leur présence. Un exemple pourrait être la promotion des médias chrétiens qui ont un grand rôle dans la diffusion de la Parole, dans l'affermissement des chrétiens et dans leur croissance. C'est sans aucun doute le moment de travailler, et il y a beaucoup de travail.

Traduction de Constance Roques

الأربعاء، 4 فبراير 2015

Les 7 voyages du pape François | ICI.Radio-Canada.ca

Les 7 voyages du pape François | ICI.Radio-Canada.ca

Les 7 voyages du pape François

La précédente visite papale à Montréal, et la première au Québec, remonte à septembre 1984 avec le passage de Jean-Paul II lors d'une visite de 11 jours au Canada. Depuis le début de son pontificat en mars 2013, le nouveau pape s'est déplacé à sept reprises hors de l'Italie. Retour sur ces voyages, en photos, et sur ces prochaines destinations.


1. Rio de Janeiro du 22 au 29 juillet 2013

Plus de quatre mois après avoir été élu, le pape François assiste aux 26es Journées mondiales de la jeunesse. La messe de clôture de l'événement a rassemblé environ 6 millions de personnes le long de la plage de Copacabana.

Photo : (PC/AP Photo/Felipe Dana)


2. Jordanie, Palestine et Israël du 24 au 26 mai 2014

À son arrivée en Jordanie, le pape François a plaidé pour la paix en Syrie, le pays voisin. Il a dit espérer « une solution juste au conflit israélo-palestinien », tout en s'inquiétant du sort des chrétiens d'Orient. Lors de son périple de trois jours, il a entre autres rencontré le roi Abdallah II de Jordanie et sa femme Rania.

Photo : PC/AP Photo/Andrew Medichini


3. Corée du Sud du 13 au 18 août 2014

À la dernière journée de son périple de cinq jours en Corée du Sud, le pape a lancé un appel à la paix et à la réconciliation dans la péninsule coréenne divisée. Il a aussi profité de son passage dans le pays pour béatifier 124 martyrs coréens qui ont été tués pour avoir refusé d'abjurer leur foi chrétienne aux XVIIIe et XIXe siècles et dénoncé, lors d'une grande messe en plein air à Séoul, le fossé croissant entre les riches et ceux qui n'ont rien, appelant ceux qui vivent dans des milieux aisés à écouter « le cri du pauvre ».

Photo : PC/AP Photo/Gregorio Borgia


4. Albanie, le 21 septembre 2014

Lors d'un discours devant des dirigeants à Tirana, la capitale de ce pays des Balkans, le souverain pontife a présenté l'Albanie, dirigée par une coalition entre musulmans, catholiques et orthodoxes, comme un modèle. Il a par ailleurs dénoncé l'utilisation de Dieu comme « bouclier » par des fondamentalistes.

Photo : PC/AP Photo/Petros Giannakouris


5. Strasbourg, le 25 novembre 2014

Le pape a passé une journée au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. Dans l'avion qui le ramenait au Vatican, il a déclaré qu'il était « pratiquement impossible » de dialoguer avec le groupe armé État islamique, tout en ajoutant qu'il ne fallait pas fermer la porte. « Je ne dis jamais que tout est perdu, jamais », a-t-il dit aux journalistes qui l'accompagnaient.

Photo : PC/AP Photo/Andrew Medichini


6. Turquie du 28 au 30 novembre 2014

De passage en Turquie, le pape François a appelé à la lutte contre « toutes les formes de fondamentalisme ». Il a mentionné que le combat contre la faim et la pauvreté était crucial dans la lutte engagée contre les « persécutions » commises par le groupe armé État islamique en Syrie et en Irak.

Photo : PC/AP Photo/Thanassis Stavrakis


7. Sri Lanka et Philippines du 12 au 19 janvier 2015

De 6 à 7 millions de personnes ont bravé la pluie pour assister à la messe du souverain pontife à Manille, à la fin de son voyage en Asie. Il a notamment plaidé pour la lutte contre la pauvreté et le soutien aux enfants démunis.

Photo : PC/AP Photo/Ron Soliman

D'autres voyages prévus

Le 6 juin, le pape François doit se rendre à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine. Il devrait prêcher notamment pour le dialogue interreligieux et la paix. Le mois suivant, il devrait être en Amérique du Sud, en Équateur, en Bolivie et au Paraguay.

En septembre, le souverain pontife sera en Amérique du Nord, à Washington, puis à Philadelphie pour participer à la Rencontre mondiale des familles. Il devrait aussi se rendre au siège des Nations unies, à New York. D'ici la fin de 2015, il pourrait également visiter la République centrafricaine et l'Ouganda.

Pour voir la carte sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Son voyage prévu cette année en France pourrait être reporté à l'an prochain.

En 2016, au moins trois destinations sont à son programme : un autre voyage en Amérique du Sud avec des arrêts en Argentine, son pays natal, au Chili et en Uruguay, ainsi qu'une présence en Pologne, à Cracovie, lors des Journées mondiales de la jeunesse.

En juillet 2013, le pape François avait laissé savoir qu'il souhaitait retourner au Brésil en 2017 pour le 300e anniversaire de la découverte de la statue de Notre-Dame d'Aparecida.



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الأربعاء، 28 يناير 2015

دروس قيادية من البابا فرنسيس!



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 28 janvier 2015 20:00:17 
8 دروس قيادية من البابا فرنسيس!
المعنى الحقيقي للقيادة

بقلم ألين كنعان

روما, 28 يناير 2015 (زينيت) - ليس من الضروري أن يكون الإنسان كاثوليكيًا أو متدينًا ليكتشف ويميّز الصفات القيادية التي يتحلى بها البابا فرنسيس! بُعيد زيارته إلى الفلبين وقع نظر ويلسن لي فلورس من موقع The Philippine Star على كتاب "قُد بتواضع: 12 درسًا قياديًا من البابا فرنسيس" من كتابة جيفري كريمس وهو ليس كاثوليكيًا أبدًا بل هو يهوديًا وهذا ليس إلاّ تأكيد على أنّ البابا يطال كل الديانات ويؤثّر فيهم. ننشر في ما يلي ثمانية دروس يؤمن كريمس بأنّ البابا فرنسيس يقدّمها كقائد وقد أضاف ويلسن لي فلورس تعليقاته عليها وهي تساعد كل مسؤول أو قائد سياسي أو رجل أعمال لكي يفهم المعنى الحقيقي للقيادة.

التواصل مع الجميع: هذه واحدة من نقاط ضعف العديد من القياديين في مجال الأعمال أو السياسة فيركّزون تعاملهم على زبائن محددين ويتجاهلون الآخرين إنما البابا فرنسيس تواصل مع 1.2 مليار كاثوليكي وبروتستانتي ويهودي ومسلم وبوذي وغيرهم وباستطاعته أن يطال غيرهم أيضًا!

المخاطرة: يُحكى في الكتاب عن قصة تدور فرنسيس عندما كان شابًا وأصيب بالمرض فقررت الراهبة التي كانت تعتني به أن تزيد من جرعة المضادات الحيوية لأنها عرفت من التجربة السابقة أنه سيموت إن لم تزد له الجرعات وكان قد ذكر البابا هذه القصة مرة ليؤكّد بأنه لا يعيش من دون المخاطر. وما من عجب في ذلك إذ كلنا يعلم كم من المرات يتخطى التقاليد في أثناء زياراته الرسمية ليخاطر وينزل إلى الشوارع بين الحشود وهذا ما على القائد الحقيقي القيام به.

التجديد: يشدد كريمس في كتابه على فكر البابا: "لا تغيّروا بل جددوا!" كم من القادة يعانون من عدم التجديد وهم مقيدون بما اعتادوا عليه فيقعون في دوامة الروتين ومرات كثيرة الفشل وهذا كله خوفًا من التجديد!

الصبر: يشير كريمس إلى أنّ البابا فرنسيس يعي أنه توجد أمور كثيرة تحتاج إلى الوقت وتتطلب الوقت المناسب لكي تتنفّذ بكونه يتحلى بالحكمة ولا يخشى الإصلاح ويعرف الصبر.

الإنخراط: وهذا أمر مهم جدًا والبابا فرنسيس خير مثال على هذه الفضيلة فقد كسر كل الحدود تمنعه من الوصول إلى الآخر وكلنا يذكر عندما عيّن كاهنًا لكي يخرج من مكتبه وينزل إلى الشارع ليتحدّث إلى الناس ويبحث عن الفقراء.

الإصغاء إلى آراء مختلفة: إنّ واحدة من نقاط ضعف القادة الأنانيين أكان في السياسة أم في سوق العمل هي إحاطة أنفسهم بعدد من المتملقين الذين يسردون على مسامعهم الأخبار السارة والأفكار والآراء التي ترضيهم إنما البابا فرنسيس يتجنب أن يكون قائدًا إنعزاليًا من خلال البحث عن الأفكار والمعلومات من أناس مختلفين في العالم.

ضع الأهداف بعيدًا عن أنانيتك: لطالما نجد قادة يبحثون عن الأهداف التي تخدم مصالحهم الخاصة فحسب بينما بحسب ما كتب كريمس نجد أنّ في الانتخابات الباباوية في العام 2005 قام برغوليو بتشجيع كل مناصريه لكي يصوتوا لجوزف راتزينغر الذي أصبح البابا بندكتس السادس عشر.

كونوا السباقين على تطبيق أقوالكم: لطالما يسعى البابا فرنسيس لترجمة أقواله إلى أفعال فهو لم يشجع الكهنة على الانخراط مع الجميع فحسب بل كان القدوة أمامهم مؤكدًا بأنّ البابا هو أكثر فعالية عن طريق أفعاله.

لمَ نحبّ البابا فرنسيس؟



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 28 janvier 2015 20:00:17 UTC+2
لِمَ نحبّ البابا فرنسيس؟

بقلم ألين كنعان

روما, 28 يناير 2015 (زينيت) - كلنا يذكر عندما أعلنت مجلة تايمز البابا فرنسيس رجل العام 2013! فمنذ توليه السدة البابوية والبابا يستقطب الأنظار إليه من كل أنحاء العالم من كاثوليك ويهود ومسلمين أو حتى ملحدين فالعالم كله أحبّه بسبب لفتاته المميزة والفريدة ومحبته الكبيرة لكل الناس. ولا بد من سرد الأعمال البسيطة التي تجعل من هذا البابا بابا الشباب فإليكم عرض لأبرز ما يميّزه:

انخراطه على شبكات الإنترنت: لقد استحوذ البابا فرنسيس كل شبكات التواصل الإجتماعي والإنترنت بأقل من سنتين وحتى منذ بداية عهده إذ قام بثورة على جميع الأصعدة حفّزت الجميع على التكلّم عليه ونشر المقالات وسرد الأخبار المتعلّقة به. حتى إنه يماك حسابًا على تويتر قرّبه من الشبيبة وجعله يتواصل مع الجميع ناشرًا كلمة الله بالطريقة الأسرع.

محاربته الرأسمالية: انتقد البابا فرنسيس نظام الرأسمالية وذكرها أكثر من مرة بالأخص في "فرح الإنجيل" مشيرًا إلى انها زادت من الشرخ بين الأغنياء والفقراء وأصرّ بأنّ "الرجال والنساء عليهم أن يكونوا في الوسط وليس المال".

حبّه للرياضة: لقد مارس البابا فرنسيس عندما كان شابًا لعبة كرة السلة  وهو مشجع فريق سان لورينزو لكرة القدم في بيونس أيرس والتقى برؤساء الفيفا ولجنة الأولمبياد الدولي ووجه لهم رسالة مهمة عن فرح الرياضة والقوة التدميرية للتسويق وقال مرة: "الرياضة هي انسجام إنما إذا سيطر المال والنجاح على الهدف، يتعطّل هذا الانسجام" محذرًا من جعل الرياضيين كسلعة تجعلهم يبدون كمواد تجارية.

عزمه على إنهاء الفساد وعدم خوفه من المافيا: إنّ البابا عازم على إصلاح مالية الفاتيكان وأن يقلع الفساد من جذوره مقتبسًا كلام يسوع عن الرجل الفاسد: "خير له أن يعلّق في عنقه حجر الرحى ويغرق في لجة البحر".

اهتمامه الخاص بالمقعدين: في لقاء جمعه مع المقعدين في الفاتيكان، أصرّ البابا أن يحيي كل شخص بمفرده ومعانقته للتعبير عن محبته لهم وكان قد بلغ عددهم المئة.

تمتعه بروح الفكاهة: لا يخاف البابا فرنسيس من أن يعبّر عن روح الفكاهة التي يتميّز بها بالأخص عندما لبس أنف مهرّج ليُدخل البهجة إلى قلب الأطفال المرضى.

محبته الكبيرة للعائلة: في أوائل شهر تشرين الثاني الفائت، أرسل الأساقفة استفتاء لافتين فيه إلى الأوضاع الجديدة التي تتطلب اهتمام الكنيسة لها ويشمل الاستفتاء كل المواضيع من زواج المثليين حتى المساكنة والطلاق. وقد دعا الكهنة لكي يقوموا بمنح سرّ العماد للأولاد حتى لو أنّ أهلهم مطلقين أو غير متزوجين.

احترامه الديانات الأخرى: ويبرز ذلك في ظروف كثيرة وآخرها عندما وجّه معايدة للمسلمين في شهر رمضان: "أودّ أن أرسل تحياتي للمسلمين في أنحاء العالم. أتمنى أن يعرف المسلمون والمسيحيون الاحترام المتبادل بالأخص من خلال تربية الأجيال الصاعدة على ذلك".

الجمعة، 16 يناير 2015

La liberté d'expression, non seulement un droit mais une obligation



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 15 janvier 2015 22:54:43 UTC+2
Destinataire: francaishtml@list.zenit.org
Objet: [ZF150115] Le monde vu de Rome


La liberté d'expression, non seulement un droit mais une obligation
Mais elle n'est pas absolue: on ne peut offenser la foi de l'autre

Anita Bourdin

ROME, 15 janvier 2015 (Zenit.org) - La liberté d'expression est non seulement « un droit humain » mais « une obligation » morale, affirme le pape François. Mais elle n'est pas absolue, elle a une limite: « On ne peut pas insulter la foi des autres ». Le pape François réaffirme en même temps: "On ne peut tuer au nom de Dieu", c'est "une aberration".

Le vol de Colombo à Manille a ouvert la seconde étape du voyage du pape en Asie (Philippines 15-19 janvier), ce 15 janvier 2015. Le pape a répondu durant 40 minutes aux questions des journalistes, notamment sur la liberté religieuse et la liberté d'expression, au lendemain des attentats de Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo, contre une policière à Montrouge et contre un supermarché Cacher, Porte de Vincennes.

Tuer au nom de Dieu est une aberration

A propos de la liberté de religion, le pape ne va pas par quatre chemins, il redit sa conviction cent fois répétée: "Je crois que la liberté religieuse et la liberté d'expression sont toutes les deux des droits fondamentaux. On ne peut, je pense… Vous êtes français, allons à Paris, parlons clair! On ne peut cacher cette vérité que chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement. Nous faisons ainsi, nous voulons tous le faire. Secundo, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c'est-à-dire au nom de Dieu. Ce qui se passe maintenanent nous fait un peu… nous étonne. Mais pensons toujours à notre histoire: combien de guerres de religion nous avons eues! Pensez à la "nuit de la Saint-Barthélémy": comment comprendre cela? Nous sommes nous aussi pécheurs à ce sujet. Mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c'est la chose principale sur la liberté de religion: on doit le faire librement, sans offenser, mais sans imposer et sans tuer."

Ne pas offenser la foi de l'autre

Pour la liberté d'expression, le pape est tout aussi clair: c'est non seulement un droit mais une "obligation" morale. Avec une limite: "ne pas offenser la foi de l'autre", ne pas s'en "moquer".

Le pape François s'explique sur la limite à cette liberté d'expression qui n'est donc pas un absolu: "La liberté d'expression. Chacun a non seulement al liberté, le droit mais il a aussi l'obligation de dire ce qu'il pense pour aider le bien commun. L'obligation. Pensons à un député, à un sémanteur: s'il ne dit pas ce qu'il pense être le vrai chemin, il ne collabore pasa u bien commun. Et pas seulement eux, beaucoup d'autres. Nous avons l'obligation de parler ouvertement, d'avoir cette liberté, mais sans offenser. Parce que c'est vrai, on peut réagir violemment. Mais si le Dr Gasbarri, un grand ami, dit une insulte contre ma mère, un coup de poing arrive! C'est normal! C'est normal. On ne peut pas provoquer, on nn eput insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi. Dans un discours, je ne me souviens plus très bien où, le pape Benoît avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de la métaphysique post-positiviste qui finit par conduire à croire que les religions ou les expressions religieuses sont une sorte de sous-culture, qu'elles sont tolérées, mais sont peu de chose, elle ne font pas parltie de la culture des Lumières. C'est un héritage des Lumières. Tant de gens mparlent mal des religions, s'en moquent, disons "joue" avec la religion des autres. Ils provoquent, et il peut arriver ce qu'il arrive au Dr Gasbarri s'il dit quelque chose contre ma mère. C'ets une limite. Toute religion a sa dignité, toute religion qui respecte la vie humaine, la personne humaine. Je ne peut pas m'en moquer. Et c'est une limite. J'ai pris cet exemple de la limite pour dire que dans la liberté d'expression il y a des limites, comme celle de maman. Je ne sais si j'ai réussi à répondre à al question. Merci."

الخميس، 15 يناير 2015

Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres » | La-Croix.com

Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres » | La-Croix.com
Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres »

Le pape François répondant aux journalistes dans le vol qui l'emmenait aux Philippines jeudi 15 janvier, a décrit « les limites » à la liberté d'expression et à la liberté religieuse, qui doivent pouvoir s'exercer sans pour autant « offenser ».

« On ne peut tourner la foi des autres en dérision », a-t-il déclaré, à propos des attentats à Paris.

Interrogé par des journalistes français, dans le vol le menant aux Philippines, sur la façon de concilier la liberté d'expression et la liberté religieuse, le pape François a expliqué les conditions d'exercice de ces deux « droits fondamentaux » et leurs « limites ». En référence aux attentats terroristes commis à Paris contre Charlie Hebdo, il a estimé que la liberté d'expression était « un droit, une obligation » mais « sans offenser », regrettant une mentalité qui considère les religions comme « une sous-culture ».

Combien de guerres de religion avons-nous eu ?

Dans une longue réponse en trois temps, le pape a d'abord rappelé que pratiquer sa religion ne devait pas conduire à violenter l'autre, à « offenser délibérément ». « Il ne faut pas faire la guerre au nom de Dieu. Combien de guerres de religion avons-nous eu ? », a-t-il déclaré, rappelant à son auditoire français « la nuit de la Saint-Barthélemy » : « Comment pouvons-nous comprendre cela ? » « Tuer au nom de Dieu est une aberration », a-t-il insisté. Le pape François avait déjà condamné les attentats de Paris, dédiant notamment sa messe matinale aux victimes au lendemain des événements.

Abordant ensuite la liberté d'expression, il a estimé sans détour que pouvoir « dire ce que l'on pense est une obligation » : « Si un député ou sénateur ne dit pas ce qu'il pense, ce qu'il considère comme la juste voie, il ne sert pas le bien commun ». « Nous avons l'obligation de parler ouvertement », a repris celui qui avait voulu au dernier Synode des évêques que la parole y soit libre.

Chaque religion a sa dignité

Pour autant, cette « obligation » d'expression doit s'exercer « sans offenser » : « Il y a des limites ». « Si un grand ami dit du mal de ma mère, il doit s'attendre à recevoir un coup de poing ! », a-t-il donné deux fois en exemple. « On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision », a-t-il martelé : « Chaque religion, qui respecte la personne humaine, a sa dignité ».

Sans jamais citer Charlie Hebdo, le pape a observé, en référence à un discours de son prédécesseur Benoît XVI, l'existence d'une « mentalité post-positiviste, qui porte à croire que les religions sont une sorte de sous-culture, qu'elles sont tolérées mais sont peu de chose ». « Cela est un héritage des Lumières », a-t-il poursuivi : « Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font de la religion des autres un jouet. Ce sont des gens qui provoquent ».

 > Voir l'entretien Tzvetan Todorov « une liberté sans bornes ne saurait être légitime »  

Un message centré sur les pauvres

Au cours de cette même conférence de presse, le pape a traité d'autres sujets. Se préparant à atterrir aux Philippines, seconde étape de son voyage asiatique, il a indiqué que le message central en serait « les pauvres » : « Les pauvres qui veulent aller de l'avant, qui ont souffert et souffrent encore, les pauvres qui ont la foi, l'espérance ». Il a évoqué notamment les familles éclatées en raison de l'émigration pour travailler. Il a également cité le sort des enfants exploités comme esclaves, y compris sexuellement.

Alors qu'il doit, au cours de ce séjour, se rendre sur les lieux dévastés par le typhon Haiyan de novembre 2013, il a dénoncé la surexploitation des ressources naturelles, en particulier la « déforestation » et le recours intensif aux « monocultures », citant l'exemple du soja en Argentine.

Une encyclique publiée en juin ou juillet

Énumérant, à ce sujet, les étapes de la préparation de son encyclique sur l'écologie humaine, il a estimé que la rédaction en serait achevée « fin mars » mais que les traductions pousseraient à une publication pour « juin ou juillet ». Une date en amont de la conférence intergouvernementale sur le climat prévue à la fin de cette année à Paris, a-t-il rappelé, espérant qu'à cette occasion « les dirigeants seront courageux pour aller plus loin », après la déception du dernier sommet sur le sujet à Lima (Pérou), en décembre dernier.

Interrogé aussi sur sa propre sécurité et celle des foules l'approchant, le pape a reconnu que le sujet le préoccupait, ajoutant en souriant : « Mais j'ai une dose d'inconscience ». Il a souhaité qu'on « ne (lui) fasse pas mal » : « Je ne suis pas courageux face à la douleur ».



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الاثنين، 12 يناير 2015

ما هي أبرز الأحداث التي كللت عام 2014 مع البابا فرنسيس؟ | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان

ما هي أبرز الأحداث التي كللت عام 2014 مع البابا فرنسيس؟ | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان
١٢/١/٢٠١٥/- البابا فرنسيس؟

كان العام 2014 حافلا بالنسبة الى البابا فرنسيس، فأولا انتقته صحيفة التايمز رجل العام كما أنه تلقى جائزة أفضل بابا من حيث اللباس وإليكم فيما يلي أبرز ما قام به البابا في العام المنصرم وقد نشرته صحيفة الجمهورية:

1- أول رجل دين يتصدر غلاف مجلة رولينغ ستون

تحول البابا فرنسيس البالغ من العمر 77 عامًا الى "نجم روك" وظهر على غلاف مجلة الرولينغ ستون

2- باع الهارلي دايفيدسون التي قدمت اليه وتبرع بالمبلغ المالي للأعمال الخيرية

باع البابا دراجة الهارلي دايفدسون في مزاد علني مقابل 200.555 يورو وقدم المبلغ لمأوى يضم المشردين في روما ويقدم لهم الحساء، كما بيعت السترة الجلدية التي تحمل إمضاءه مقابل 47.751 يورو.

3- تحدث مع المافيا

طلب البابا من جميع أعضاء العصابات أو المافيا أن يصلوا لطلب السماح بعد أن تم قتل طفل يبلغ 3 سنوات رميًا بالرصاص بالرأس في إيطاليا.

4- أعلن أن الإنترنت "هبة من الله"

بالحديث عن إيجابيات العصر الرقمي وسلبياته، وآثاره على الكاثوليك عند التعامل مع الناس من ديانات وخلفيات مختلفة، أشار البابا فرانسيس إلى الإنترنت على أنها "هبة من الله". بالإشارة أيضًا الى الفرص الهائلة التي تقدمها الإنترنت لم ينس البابا أن يذكر بأن وسائل الاتصالات الرقمية قد يكون لها تأثيرًا سلبيًّا علينا إذ قد تعزلنا عن جيراننا وأقربائنا.

5- نقل معه طفلين في الباباموبيل

بعيد مقابلة عامة له مع المؤمنين في ساحة القديس بطرس فاجأ البابا طفلين بعمر ال11 سنة ودعاهما لركوب الباباموبيل معه وأخذهما بجولة بين الحشود.

6- طلب شخصيًّا الصفح عن الشر الذي تسبب به الكهنة المتهمين بالتحرش الجنسي

سأل البابا فرنسيس الصفح عما أسماه "بالشر" الذي تسبب به الكهنة المتهمين بالتحرش الجنسي بالأطفال ووعد باتخاذ موقف أقوى من ذي قبل ضد فضائح التحرش الجنسي.

7- لعب دورًا كبيرًا في إعادة العلاقات ما بين الولايات المتحدة وكوبا

قررت الولايات المتحدة وكوبا استعادة العلاقات الدبلوماسية فيما بينها في وقت سابق من شهر كانون الأول، وقد سهل البابا فرنسيس هذا التقارب التاريخي.

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نقلته الى العربية نانسي لحود- وكالة زينيت العالمية



Envoyé de mon Ipad 

الأربعاء، 31 ديسمبر 2014

La culture de la rencontre, caractéristique du pape

La culture de la rencontre, caractéristique du pape
Bilan 2014 du P. Lombardi

Anne Kurian

ROME, 30 décembre 2014 (Zenit.org) - Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, évoque les caractéristiques de l'année 2014 du pape François, dans son bilan de fin d'année au micro de Radio Vatican. Parmi ces caractéristiques : « la culture de la rencontre ».

« Il y un mot du pape, au fil du temps, que j'arrive de plus en plus à comprendre, et qui a un sens crucial : la "culture de la rencontre" », déclare-t-il : « Le pape François a vraiment une attitude, une façon à lui d'être en relation avec les autres : il met profondément en jeu sa vie et tout son être, pour que son interlocuteur se mette lui aussi en jeu… le pape a une approche à la fois très personnelle et fascinante, une capacité bien à lui à aller au cœur de l'autre et à l'inviter à se mettre en marche pour le bien de l'humanité ».

Cette rencontre « profonde » avec l'autre peut en effet « déclencher de nouveaux dialogues qui sont peut-être restés bloqués, lorsque le niveau des relations était plus superficiel ou formel », explique-t-il en citant les relations du pape avec le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomaios et son rôle dans les relations entre les Etats-Unis et Cuba.

Finalement, « derrière l'expression "culture de la rencontre", je trouve une manière structurée d'aller vers l'autre – sous de nombreuses formes : religieuse, spirituelle, œcuménique ou politique – qui fait la caractéristique de ce pontificat », ajoute-t-il.

Cette culture de la rencontre se joue aussi au niveau « des pauvres et des périphéries, de toutes les personnes qui souffrent », que le pape « évoque continuellement » : « En 2014 la situation absolument dramatique au Moyen Orient est sans arrêt revenue dans les appels, dans les attentions du pape ».

D'autres thèmes également reviennent fréquemment comme la lutte contre les nouvelles formes d'esclavage : « le pape a fait sienne une mobilisation de l'Eglise, des personnes de bonne volonté, sur ces frontières », souligne le P. Lombardi.

Miracle dans les caisses du Vatican : des centaines de millions d’euros oubliés refont surface – 29/12/2014 | Camer Post

Miracle dans les caisses du Vatican : des centaines de millions d'euros oubliés refont surface – 29/12/2014 | Camer Post
Miracle dans les caisses du Vatican : des centaines de millions d'euros oubliés refont surface – 29/12/2014
Des centaines de millions d'euros ont refait surface dans les caisses du Vatican. Cette divine surprise a été révélée par le cardinal australien George Pell, "ministre" de l'Economie du Saint-Siège, dans une tribune au magazine britannique Catholic Herald publiée le vendredi 5 décembre 2014. AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS

Des centaines de millions d'euros ont refait surface dans les caisses du Vatican. Cette divine surprise a été révélée par le cardinal australien George Pell, « ministre » de l'Economie du Saint-Siège, dans une tribune au magazine britannique Catholic Herald publiée le vendredi 5 décembre 2014. AFP PHOTO / GABRIEL BOUYS

Ils n'étaient pas cachés, ils n'étaient pas illicites, ils étaient juste oubliés : des centaines de millions d'euros ont refait surface dans les caisses du Vatican à la faveur de la grande refonte des finances du Saint-Siège.

C'est le cardinal australien George Pell, « ministre » de l'Économie du Vatican, qui a révélé la divine surprise dans une tribune au magazine britannique Catholic Herald.
« Nous avons découvert que la situation (financière du Vatican) était bien plus saine que ce qu'il semblait. Parce que quelques centaines de millions d'euros étaient cachés dans divers comptes sectoriels et n'apparaissaient pas dans les bilans », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, s'est empressé vendredi de préciser qu'il ne s'agissait pas de « fonds illégaux, illicites ou mal administrés ». Ces fonds « ne figuraient pas dans les bilans officiels du Saint-Siège et de la Cité du Vatican » et le Secrétariat du pape à l'Économie en a appris l'existence lors de l'audit des administrations vaticanes. Cette découverte est « un fruit de la coopération constructive entre les diverses institutions vaticanes », a ajouté le père Lombardi.

Le cardinal Pell, un poids-lourd du camp conservateur et membre du « C9″ des cardinaux conseillant le pape François, dispose des pleins pouvoirs pour réformer les services économiques et financiers du petit État, grevés dans le passé par l'opacité et des scandales financiers de grande ampleur.
« Il est important d'observer que le Vatican n'est pas en faillite. A part le fonds de pensions, qui doit être renforcé pour faire face aux demandes d'ici 15 à 20 ans, le Saint-Siège se finance, grâce à la possession de biens substantiels et d'investissements », a estimé ce cardinal à poigne.

Dans sa tribune, il décrit un système à l'ancienne, où chacune des près de 200 entités vaticanes ou dépendant directement du Vatican jouissait d'une indépendance qu'elle conservait jalousement.
« On gardait ses problèmes pour soi. Très peu étaient ceux qui étaient tentés de confier au monde extérieur ce qui se passait chez eux, sauf quand ils avaient besoin d'une aide extérieure », rappelle-t-il.

« Ennuyante de prospérité »

« Une princesse allemande me disait qu'on percevait le Vatican comme une vieille famille noble glissant vers l'indigence, et les gens du Vatican comme des incompétents, des extravagants et des proies faciles pour les voleurs », raconte-t-il.

Mais même si quelques soubresauts ne sont pas à exclure dans les années qui viennent, cette image est vouée à disparaître, assure le cardinal Pell. Désormais, « les budgets de chaque congrégation et conseil pontifical doivent être approuvés, et leurs dépenses contrôlées (…) durant l'année », avec des pénalités en cas de dépassement, insiste-t-il.
« Les donateurs s'attendent à ce que leurs donations soient gérées avec efficacité et honnêteté », explique le cardinal australien. « Une Église pour les pauvres ne devrait pas être pauvrement gérée ».

Cette refonte, qui ne se fait pas sans douleur, est approuvée par une majorité de cardinaux : Jorge Bergoglio a été élu pape en 2013 en partie sur le mandat de réformer la Curie et de mettre fin à un système largement obsolète et dépensier.

Début novembre, le cardinal Pell a adressé un courrier interne aux personnels du Vatican pour présenter un manuel des politiques de gestion financière qui entreront en vigueur à partir du 1er janvier.
Et des experts laïcs, non soumis à l'autorité du pape, devraient en garantir à terme le bon fonctionnement.

Selon Mgr Pell, certains cardinaux et évêques sont d'ailleurs favorables à ce que ces nouvelles procédures de comptabilité soient envoyées aux conférences épiscopales et aux 3 000 diocèses à travers le monde.
L'objectif est clair: que les finances du Vatican deviennent « ennuyantes de prospérité », afin de faire fructifier les œuvres de l'Église et non plus les scandales.

Par: AFP



Envoyé de mon Ipad 

الاثنين، 8 ديسمبر 2014

Le pape François regarde l’Islam « dans les yeux » | Vu de Rome

Le pape François regarde l'Islam « dans les yeux » | Vu de Rome
Le pape François regarde l'Islam « dans les yeux »

Dans la Mosquée Bleue d'Istanbul, le pape François a prié. Il n'y a pas à tourner autour du mot. Certains ont préféré s'en tenir à un « recueillement ». Le porte-parole du Vatican, le P. Lombardi, a insisté pour qualifier le geste d'une « adoration silencieuse » – qui n'en demeure pas moins une forme de prière. A sa conférence de presse dans le vol retour de Turquie, le pape n'y est pas allé par quatre chemins en racontant sa visite la veille de la mosquée conduite par le grand mufti d'Istanbul : « A ce moment j'ai senti le besoin de prier. Et j'ai dit : 'Nous prions un peu ?' Il a dit 'Oui, oui'. Et j'ai prié : pour la Turquie, pour la paix, pour le mufti… pour tous… pour moi, qui en ai besoin… J'ai prié, vraiment… Et j'ai surtout prié pour la paix. J'ai dit : 'Seigneur, finissons-en avec la guerre…'. Ainsi, cela a été un moment de prière sincère. »
L'image du pape priant à la mosquée a trop vite été éclipsée dans les médias. D'une part, parce que, rappelant celle de Benoît XVI au même lieu huit ans plus tôt, elle prenait un air de déjà vu. D'autre part, parce que son inclination pour demander au patriarche de Constantinople sa bénédiction, plus tard dans la journée, était tout aussi spectaculaire et, de surcroît, inédite.
Voir le chef de l'Eglise catholique prier dans une mosquée serait devenu presque banal. Rappeler que le chrétien peut prier où il veut, dans la rue, dans le métro, en salle d'attente, revient à rendre trop anodin le lieu choisi. Une façon de refuser de voir la mosquée. Le pape François a prié là où prient d'ordinaire les musulmans. Sa visite à la Mosquée Bleue a d'ailleurs été inversée, au dernier moment, avec celle voisine à Sainte-Sophie précisément pour ne pas tomber en pleine heure de prière et perturber les fidèles.
Le pape n'a pas pour autant prié dans son coin mais à son initiative, en public, aux côtés et en même temps que le grand mufti – plus de trois minutes -. Il a prié en silence, les mains jointes, les yeux fermés, sans autre manifestation, par respect à la fois du lieu et de qui il est.
Toujours en respect du lieu, il s'est au préalable déchaussé et, au moment de prier, il était tourné vers La Mecque. Comme le relève Omar Abboud dans l'Osservatore Romano – soit son proche ami musulman dans le quotidien du Vatican -, « à la Mosquée Bleue, pour prier, (le pape) a regardé dans la même direction que celle vers laquelle un quart de la population mondiale tourne le visage cinq fois par jour ». « Regarder La Mecque veut dire regarder les musulmans directement dans les yeux », poursuit Omar Abboud – nonobstant le fait que le pape priait les yeux fermés : « Je suis certain que la majorité de la population de l'Islam est capable d'échanger ce regard transformé en dialogue et fraternité ».
C'est le défi lancé à l'Islam par le pape François, qui durant cette année 2014 a visité pas moins de quatre pays à large majorité musulmane : Jordanie, Palestine, Albanie et Turquie. A la veille de sa visite à la Mosquée Bleue, il a énuméré ce que chrétiens et musulmans partagent « l'adoration du Dieu miséricordieux, la référence au patriarche Abraham, la prière, l'aumône, le jeûne… (..) vécus selon nos propres traditions (..) vécus d'une manière sincère ».
Au-delà de la fugacité d'une image de presse, le pape François paraît avoir vécu ainsi sa prière à la Mosquée Bleue. Une prière qui ne vise en rien à nier les différences entre chrétiens et musulmans mais à les dépassionner et à les dépasser. Pour son voyage en Albanie, des musulmans à Tirana avaient prié pour lui. A quand la visite en retour du grand mufti d'Istanbul dans la basilique Saint-Pierre ?



Envoyé de mon Ipad