السبت، 14 مارس 2015

Quand le pape François devient un voyageur



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Date: 14 mars 2015 00:51:49 UTC+2

Quand le pape François devient un voyageur
Deuxième anniversaire de l'élection, bilan du P. Lombardi

Anita Bourdin

ROME, 13 mars 2015 (Zenit.org) - Le cardinal Jorge Mario Bergoglio n'aimait pas trop voyager et voici que le pape François découvre l'importance de ce ministère itinérant, dont l'année 2014-2015 a été riche: c'est l'une des constatations du P. Lombardi qui a dressé un bilan d'un an de pontificat au micro de Radio Vatican en italien, le 12 mars.

Trois "photos", l'Asie, le dialogue interreligieux et l'oecuménisme, la médiation de paix du pape et du Saint-Siège, la réforme de la curie et le synode sur la famille, les pauvres, la dignité humaine et le rapport aux media: autant de thèmes abordés par le P. Federico Lombardi SJ, porte-parole du Saint-Siège, à la veille du second anniversaire de l'élection de Jorge Mario Bergoglio comme Successeur de Pierre, le 13 mars 2013. Jour férié au Vatican.

Trois "photos" de l'année

La première image que le P. Lombardi retient est l'accolade fraternelle, à Jérusalem, au pied du Mur des Lamentations, du pape François, de son ami le rabbin Abraham Skorka et de son ami imam argentin également, Omar Abboud, le 26 mai 2014. Une photo, des photos, désormais entrées dans l'histoire. Pour le P. Lombardi il s'est agi d'"un moment symbolique fondamental de dialogue et de paix pendant le voyage du Pape en Terre Sainte, un point crucial pour la paix dans le monde".

La deuxième est la rencontre fraternelle du pape François et du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier, dans la cathédrale orthodoxe d'Istanbul, avec ce geste du pape qui s'incline et "dans un certain sens demande la bénédiction  du patriarche et s'incline devant lui". Le P. Lombardi décrypte ainsi la rencontre: "Le moment de la fraternité, et du dialogue oecuménique, le grand désir de l'unité des chrétiens."

La troisième image est en fait une "série d'images", comme aux Philippines, des "foules de personnes pleines d'affection, désireuses de voir le Pape, de l'aimer, de manifester leur enthousiasme, qui lui présentent leurs enfants". Elles transmettent "la joie, l'espérance devant le Pape, d'un peuple qui regarde son avenir avec espérance, en lui présentant les enfants, les nouvelles générations de l'Asie et de l'humanité".

L'Asie, de la Corée au Sri Lanka et aux Philippines

L'Asie a été en quelque sorte un "continent privilégié" en cette seconde année de pontificat, avec la Corée (en août 2014) et le Sri Lanka et les Philippines (en janvier 2015).

"Lorsque le pontificat a commencé, ce n'était pas clair que le pape François aurait donné une grande place aux voyages dans son ministère. Au contraire, il semblait même qu'il avait un peu de méfiance, un peu de crainte, parce que le Pape n'était pas un "voyageur" ", avoue le P. Lombardi.

"Puis, en vivant son ministère, le Pape lui-même a intensifié cette dimension de son service pastoral en en saisissant la grande importance , en accueillant l'attente des peuples du monde qui veulent le voir, l'attente des Eglises locales qui veulent être encouragées", explique-t-il.

Il fait aussi observer que l'Asie est le "continent principal du point de vue démographique, et des perspectives de développement de l'humanité, et du continent dans lequel d'une certaine façon, le christianisme est moins connu, est une petite, petite, minorité" et que de ce point de vue, "l'annonce du salut du Christ est particulièrement important pour l'avenir de l'humanité".

Le dialogue interreligieux et l'oecuménisme

Le P. Lombardi rappelle que Le dialogue interreligieux et l'oecuménisme sont des "dimensions permanentes de l'Eglise", spécialement à partir du Concile.

Du point de vue du dialogue entre chrétiens, il cite les "rapports très intenses" avec l'Orthodoxie et la visite à Istanbul, en novembre 2014, pour la fête de saint André, frère de l'apôtre Pierre et saint patron du Phanar. Mais aussi les relations "très intéressantes et originales" du "dialogue" et de la "rencontre" avec les Pentecôtistes et les communautés chrétiennes "qui ne font pas partie des Eglises classiques, traditionnelles" : ils représentent "une des dimensions les plus dynamiques du christianisme dans le monde d'aujourd'hui".

Pour ce qui est du dialogue interreligieux, le P. Lombardi rappelle "la grande tradition de rencontres, d'amitiés personnelles, du pape François avec les juifs mais aussi avec les responsables musulmans: "Cette attitude de dialogue, de dialogue pacifique, d'encouragement pour toute forme de compréhension entre les religions, est extrêmement précieux".

La médiation de paix du pape et du Saint-Siège

Le P. Lombardi rappelle les très nombreux appels lancés par le pape pour la paix, notamment, mais pas seulement au Moyen Orient et en Ukraine.

Il rappelle ce moment privilégié de la prière pour la paix des deux présidents israélien et palestinien dans les jardins du Vatican en juin 2014, et dû à la "personnalité" du Pape.

Un moment de prière "original" et "personnel" qui a "ouvert une porte afin de chercher de nouveaux horizons de paix dans une situation très difficile".

Une autre "surprise" est venue des présidents Barack Obama et Raul Castro lorsqu'ils ont remercié le pape "pour sa contribution au renouveau des relations entre les Etats-Unis et Cuba", rappelle le P. Lombardi: une "contribution personnelle" apportée avec "beaucoup de discrétion".

Le P. Lombardi souligne que l'Eglise a ce "rôle de paix" au niveau international, comme le cardinal secrétaire d'Etat Pietro Parolin l'a affirmé à la Grégorienne le 11 mars: un "service diplomatique du Saint-Siège au service de la paix entre les peuples".

Mais il met en avant aussi la "contribution personnelle", en quelque sorte le "charisme" du pape François qui parle toujours de la "culture de la rencontre" dont il vit, "personnellement" lorsqu'il rencontre les leaders internationaux et "essaye d'établir avec eux un rapport de confiance, de partage, qui va au-delà des problèmes objectifs, dans leur complexité": "aider à faire un pas en avant implique beaucoup la personne, avec son courage, son espérance".

"Je crois, insiste le P. Lombardi, que le pape François a le don de pouvoir donner une impulsion grâce justement à sa personnalité, et ses capacité de relation avec les chefs des peuples, les chefs religieux, les grands leaders qu'il rencontre et qui trouvent en lui la force d'une personnalité qui fait faire des pas en avant dans le concret de la vie".

On a donc vu à l'oeuvre à la fois le "charisme personnel du pape" et "le service diplomatique" du Saint-Siège, au service d'une paix dont le monde a un "besoin extrême".

La réforme de la curie

Pour ce qui est de la réforme de la curie, le P. Lombardi rappelle qu'elle a été demandée par les cardinaux avant le conclave de mars 2013.

Sa marche n'est pas "hâtive", mais elle "progresse à un rythme régulier de réflexion et de consultations": "le pape manifeste son désir d'élargir le consultation" pour que ce chemin soit "partagé".

Pourtant, le P. Lombardi insiste sur le fait que la vraie réforme selon le pape François "part du coeur, de l'esprit". Il cite son grand discours à la curie de décembre 2014 à ce propos: "Toute réforme est une réforme de conversion personnelle. Le Pape a alors invité à se confesser à la veille de la grande fête de Noël, en s'examinant en conscience et en profondeur. Il le disait aux personnes de la curie qui étaient présentes, mais toutes les personnes du monde qui appartienne à une institution, ont compris que ce discours pouvait très bien valoir pour elles aussi, de façon adaptée et analogue. Ce qui donc importe au Pape c'est que la réforme ne soit pas simplement une question de logistique, d'organisation, mais qu'elle soit avant tout un renouveau dans l'attitude, ce que l'Evangile demande continuellement à chacun".

Le porte-parole du Saint-Siège souligne un autre "indice"  du "renouveau intérieur" que le pape attend: "l'importance que le pape accorde à la semaine de retraite d'entrée en carême pour laquelle il invite ses plus proches collaborateurs à sortir du Vatican, dans une maison pour retraites spirituelles, à Arricia pour "prier ensemble".

La méthode du synode, "sans peur"

Le synode "est en chemin" fait observer le porte-parole du Saint-Siège qui fait une remarque sur la nouveauté de la méthode Bergoglio: "Je suis convaincu que ce renouveau du synode comme méthode de mise en route de la communauté de l'Eglise de façon plus ample – qui ensuite mûrit dans les rencontres avec les évêques – est l'un des aspects importants de la façon dont le Pape François voit son service de l'Eglise. C'est une tentative de vraiment faire vivre à l'Eglise l'expérience d'une communauté qui chemine ensemble, en écoutant ensemble la voix de l'Esprit qui l'accompagne sur son chemin, sans peur, en regardant avec une grande honnêteté les problèmes du monde qui nous entoure, les signes des temps et sans peur, justement, aller vers des terres nouvelles parce que l'humanité marche vers des terres nouvelles."

Il faut, explique-t-il, "entendre ce que l'Esprit dit à l'Eglise, avec une solide foi dans le Christ, et un solide enracinement dans l'Evangile,  pour répondre adéquatement aux situations nouvelles qui se présentent".

Le pape François a ainsi diagnostiqué la famille comme un thème crucial: "La famille est liée à la vie concrète de la majeur partie des personnes dans ce monde, et le fait de réfléchir à cette dimension vivante, à ces problèmes fondamentaux de la vie des personnes et de la société, à la lumière de l'Evangile, constitue aussi une grande contribution au bien de l'humanité, une façon pour l'Eglise de servir l'humanité d'aujourd'hui", explique encore le P. Lombardi.

Les pauvres et la dignité humaine

Le porte-parole du Saint-Siège rappelle les raison du choix du nom de "François": le pape «  a voulu s'appeler François parce que les pauvres étaient au centre de son attention, et nous savons que ce sont les « pauvres » dans un sens très large : ce sont toutes les personnes violées dans leur dignité, non seulement du point de vue économique, mas aussi du point de vue spirituel, de la pauvreté des rapports sociaux, et ainsi de suite ».

« En cela, ajoute-t-il, François manifeste une grande attention et il porte à l'attention de l'opinion publique de nombreux aspects significatifs pour la dignité de la personne : les problèmes des migrants, des réfugiés, les problèmes des nouveaux esclavages, le problèmes du trafic d'organes, et de personnes, les problèmes de la marginalisation des personnes âgées et des malades… On voit que toutes ces choses lui tiennent à cœur, et il les rappelle avec une grande spontanéité, par des gestes et par des paroles. »

Le P. Lombardi cite comme faisant partie de cette « attention aux pauvres » le thème des abus sexuels, « dans un contexte plus vaste et avec beaucoup de cohérence » : « Les mineurs « abusés » sont typiquement des personnes humaines violées dans leur dignité et dont il faut par conséquent s'occuper. Et le fait d'avoir lancé une nouvelle Commission pour la protection des mineurs, dans la perspective non pas tant tournée vers le passé, et les erreurs du passé – tout en faisant certainement trésor de l'expérience du passé – mais en regardant surtout les problèmes de la prévention et des abus, même en dehors de l'Eglise, dans el monde d'aujourd'hui est une grande intuition, et donc cela me semble un pas important de plus dans la continuité avec l'engagement du pape Benoît, mais en élargissant l'horizon et l'insérant dans cette lutte pour la vraie dignité des personnes. »

Le rapport aux media

Enfin, le P. Lombardi répond à une question sur le rapport du pape François aux media qu'il évalue comme « largement positif ». Il confie qu'il reçoit presque tous les jours des demandes d'interview de la part de media plutôt importants, du monde entier. Il y voit un « très grand désir, un très grand intérêt, parce que d'une certaine façon les media reflètent les attentes, les intérêts des gens » : « Pour moi, c'est un indice que les gens regardent vers le pape avec une grande attention, désirent une parole de lui, ils sont saisis par la crédibilité et par l'efficacité de son témoignage comme leader moral – religieux – pour le monde d'aujourd'hui, avec un grand désir de s'orienter, de personnes se trouvant dans des situations très disparates, dans différentes régions du monde. ».

Le P. Lombardi salue l'intérêt des media qui, dit-il, « peuvent avoir - doivent avoir – une fonction très positive dans le monde pour la formation de l'opinion publique, par l'information : ils doivent être aidés à trouver de bonnes causes, des nouvelles positives, les vrais préoccupations à présenter au monde d'aujourd'hui ».

« Le fait, explique-t-il, qu'ils se sentent stimulés et intéressés par une figure comme le pape François – qui certainement a au cœur de toutes ses attentions le bien de la personne humaine et le bien de l'humanité dans sa relation à Dieu et dans les relations avec toutes les personnes et la coexistence entre les peuples, est quelque chose de très beau. J'espère que cela dure, que cela continue. »

Il convient que parfois, des parties « un peu marginales du monde médiatique » sont frappées « par la liberté, l'originalité avec lesquelles le pape François aborde certaines situations, et en sont un peu désorientées, un peu confuses, et elles mettent en relief cet aspect ».

« Mais cela dépend du fait, suggère le P. Lombardi, que peut-être elles n'ont pas cette perspective positive du point de vue de la foi et du point de vue du regard vers l'avant, qui est importante pour comprendre et accompagner un pontificat comme celui de François. »

الجمعة، 13 مارس 2015

Les moments forts des deux premières années du pape François

Les moments forts des deux premières années du pape François

Les moments forts des deux premières années du pape François

Elu le 13 mars 2013, Jose Mario Bergoglio, né en Argentine, est la 266e evèque de Rome.

En deux ans de pontificat, ce Pape «rentre-dedans» a bouleversé tous les codes, ponctuant ses apparitions de formules chocs et de gestes forts. Retour sur dix dates clés.

• Mars 2013, Rome: le lavement de pieds de douze prisonniers

À peine élu, le pape François démarre son pontificat par un geste fort et inédit: dans la petite chapelle de la prison de castal del Marmo, dans la banlieue de Rome, lors du jeudi saint, il lave les pieds de douze jeunes prisonniers, condamnés pour vol, viol ou homicide. «Celui qui est au plus haut doit être au service des autres. C'est mon devoir comme prêtre et comme évêque. Je suis à votre service. Ce signe du lavement des pieds est une caresse de Jésus, qui est venu pour cela, pour servir et pour aider.» déclare le chef de l'Église.

• Avril 2013: lancement de la réforme de la Curie

Un mois après son élection, le Pape lance un gros chantier de son pontificat: la réforme de la Curie, sur laquelle avait échoué Benoit XVI, comme l'avait tristement prouvé le Vatileaks. François lance un groupe informel de 8 cardinaux ayant pour mission de réflechir à la réforme du gouvernement de l'Église. Le chantier lancé par François est toujours en cours.

» Comprendre la refonte de la Curie romaine

• Juillet 2013 à Lampedusa: il dénonce la «mondialisation de l'indifférence»

Lors d'une visite historique sur l'île de Lampedusa où échouent chaque année des milliers de migrants tentant de traverser la Méditerranée, le pape François prononce un discours fondateur. «Nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle», «la culture du bien-être nous rend insensibles aux cris d'autrui (...), aboutit à une mondialisation de l'indifférence», fustige le pape. «Des immigrés morts en mer, sur ces bateaux qui, au lieu d'être un chemin de l'espérance, ont été une route vers la mort», déplore-t-il, comparant cette «pensée qui revient constamment» à «une épine dans le coeur qui provoque la souffrance».

Le pape François jette une gerbe de fleurs dans la Méditerranée près de l'île de Lampedusa, en mémoire des migrants qui se sont noyés en tentant la traversée vers l'Europe.

• Juillet 2013 , JMJ de RIO: «Ne soyez pas des chrétiens à mi-temps, mouillez votre chemise»

Devant deux millions de jeunes venus au Brésil pour les 28e Journées mondiales de la jeunesse , le pape François célèbre la messe sur la plage de Copacabana. Il leur lance: «Ne soyez pas des chrétiens à mi-temps, mouillez votre chemise», qui sonne comme un écho au «N'ayez pas peur» de Jean-Paul II. Ces JMJ font découvrir un pape dynamique, à la fois intransigeant et proche de la jeunesse, et consacre l'envol du pontificat vers une popularité non démentie.

» «Ne soyez pas des chrétiens à mi-temps, mouillez votre chemise»

• Décembre 2013: élu personnalité de l'année par le magazine Times

En décembre 2013, six mois à peine après son élection, le pape François est élu personnalité de l'année par le très select Time magazine, à l'instar de ses prédécesseurs Jean XXIII (1962) et Jean-Paul II (1994). «Il est rare qu'un nouvel acteur de la scène mondiale suscite autant d'attention si rapidement, que ce soit parmi les jeunes ou les plus âgés, parmi les croyants ou les sceptiques» la directrice de la rédaction de Time Nancy Gibbs pour justifier ce choix.

• Mai 2014, Israël: voyage en Terre sainte pour relancer le processus de paix au Moyen-Orient

C'est sa première visite pastorale hors d'Italie, après les JMJ de Rio. Il vient en pélerin, pour visiter la Terre Sainte, mais aussi en diplomate, pour tenter de relancer un processus de paix israélo-palestinien auquel plus personne ne croit. Au cours de ce voyage, le Pape n'hésite pas à lancer des gestes forts. Il prie devant le mur des Lamentations, et, plus spectaculaire, pose son front sur le mur qui sépare Israël de la Cisjordanie. Il lance une invitation surprise à Shimon Pérès, le président israélien, et à Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, pour venir prier ensemble pour la paix au Vatican, «à la maison» selon ses mots. La rencontre aura lieu le 8 juin 2013.

• Octobre 2014: synode sur la Famille au Vatican

Annoncé un an auparavant, le synode sur la famille se tient à Rome du 5 au 19 octobre 2014.Un rapport intermédiaire, qui propose un assouplissement de l'Église envers les divorcés-remariés et les homosexuels crée une fracture au sein des cardinaux, entre les réformateurs, comme le cardinal allemand Walter Kasper, proche du pape, et les plus conservateurs, comme le cardinal Burke qui s'inquiète d'une remise en cause du dogme catholique. Finalement, le document final -publié le 18 octobre- se veut plus modéré. Trois paragraphes, dont un concernant l'homosexualité, sont rejetés par les cardinaux. Le pape François décide néanmoins de les conserver dans le document de travail qui servira à la prochaine étape du synode en octobre 2015.

• Novembre 2014: discours devant le Parlement européen à Strasbourg

«On ne peut pas tolérer que la Méditerrannée devienne un grand cimetière!» lance le Pape aux députés européens venus l'écouter au Parlement de Strasbourg, sur le sol français. Il exhorte l'Europe à retrouver ses «racines religieuses». «Une Europe qui n'a plus la capacité de s'ouvrir à la dimension transcendante de la vie est une Europe qui lentement risque de perdre son âme, ainsi que cet «esprit humaniste» qu'elle aime et défend cependant.». Il est salué par une standing ovation.

• Décembre 2014: discours au vitriol face à la Curie romaine, au Vatican

Lors de la traditionelle cérémonie des voeux de fin d'année à la Curie romaine, le pape lance une critique sans concessions face au gouvernement de l'Eglise. Il fait le diagnostic sans pitié des «quinze maladies» dont souffriraient ses collaborateurs. «Cœur dur», «Alzheimer spirituel», «schizophrénie existentielle», «terrorisme du bavardage», «carriérisme», «exhibitionnisme»: les formules sont cinglantes, sans pitié, et le réquisitoire est implacable et inédit envers ces salariés du Vatican.

• Janvier 2015: la plus grande messe de l'histoire de l'humanité à Manille, aux Philippines

Sous la pluie, le pape François célèbre une messe devant une foule estimée à six millions de personnes, un record historique. Pour son 7e voyage hors d'Italie, le Pape a choisi le Sri Lanka et les Phillipines, où il commémore les victimes du typhon Haiyan qui avait fait près de 7000 victimes en novembre 2013.



Envoyé de mon Ipad 

Le Pape François, la révolution par la paroleRadio Vatican

Le Pape François, la révolution par la paroleRadio Vatican

Le Pape François, la révolution par la parole

Le Pape François le 12 mars 2013 - OSS_ROM

(RV) Le 13 mars 2013, le monde découvrait le nouveau souverain pontife s'avançant à la loggia de la basilique Saint-Pierre. Après deux jours de conclave, le cardinal Jorge Maria Bergoglio était élu par les cardinaux pour succéder à Benoît XVI. Deux ans plus tard, le Pape François a imposé un style très personnel qui lui vaut une popularité qui dépasse toutes les frontières. Elu sur un projet réformateur, le souverain pontife a lancé des chantiers tous azimuts : réforme de la Curie romaine et des finances du Saint-Siège, commission de protection des mineurs, décentralisation, sans oublier la vaste réflexion sur la famille à travers deux synodes. Des changements qui ont créé des tensions et mis à jours des fractures dans l'Eglise et provoqué parfois l'inquiétude de certains catholiques quant aux intentions réelles du Saint-Père. Mais si ces grandes réformes sont le reflet du volontarisme du Pape argentin et jettent la lumière sur son caractère, il semble que sa nature profonde est avant tout celle d'un pasteur pour qui l'essentiel est la Parole. D'où un attrait inédit pour ses homélies.

Par choix personnel du Pape, le centre de gravité de la vie pontificale s'est déplacé des splendides palais pontificaux à la simplicité de la Maison Sainte-Marthe. C'est tous les matins, dans la chapelle de cette résidence que le Saint-Père célèbre la messe, entouré d'une cinquantaine de fidèles. A l'issue de la cérémonie, François vient s'assoir au milieu d'eux pour se recueillir. C'est là, qu'avant même d'être le successeur de Pierre, ou encore l'évêque de Rome François est avant tout « curé de paroisse ».

« L'homélie est la pierre de touche pour évaluer la proximité et la capacité de rencontre d'un pasteur avec son peuple »  rappelle le souverain pontife dans « Evangelli Gaudium ». L'homélie à laquelle il consacre dans cette exhortation apostolique pas moins de 24 paragraphes. Pour le Pape argentin, l'urgence est d'abord celle de rappeler l'Evangile au sens littéral, à travers la vie de Jésus, dans l'imprégnation de sa Parole. « L'annonce évangélique doit être plus simple, profonde, irradiante » expliquait-il dans son interview aux revues jésuites, soulignant même que « l'annonce de l'amour salvifique de Dieu est premier par rapport à l'obligation morale et religieuse. » Pour le pontife argentin, la mission première de l'Eglise est bien de retrouver la « fraîcheur de l'Evangile » pour mieux la transmettre au monde.

Retrouver la « fraîcheur de l'Evangile »

« On a l'impression qu'il nous donne cette parole comme elle est arrivée ce matin dans sa prière » témoigne, impressionné, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, de passage à Rome ces jours-ci, et qui a assisté à la messe matinale à Sainte-Marthe. D'où ce style, inattendu d'abord, devenu familier. « Jésus nous conseille de ne pas jouer de la trompette » explique-t-il par exemple pour parler de l'humilité du chrétien, « l'Eglise ne peut pas être une baby-sitter qui prend soin d'un enfant pour qu'il s'endorme. S'il en était ainsi, ce serait une Eglise assoupie » déplore-t-il un autre matin, sans parler des « chrétiens de salon » qu'il a fustigés quelques semaines après son élection, une expression devenue par la suite très populaire. Un succès qui semble dépasser le Saint-Père lui-même : les homélies du Pape François ont été éditées en plusieurs langues par de nombreuses maisons d'édition, montrant une vraie demande, à tel point que trois mois après son élection, le souverain pontife a dû s'opposer à une retransmission en direct de la messe à Sainte-Marthe afin qu'elle conserve son aspect familial et spontané.

L'homélie « dépasse toutes les catéchèses parce qu'elle est le moment le plus élevé du dialogue entre Dieu et son peuple » écrit encore le Pape dans « Evangelli Gaudium ». Mais ce moment liturgique ne s'improvise pas, même si le Pape n'hésite pas à parler sans note. Dans sa mission pastorale, François a donc tenu à faire publier, en février dernier, un directoire sur les homélies, véritable manuel aidant à la prédication. L'importance donné à la méditation de la Parole est primordiale pour le Pape jésuite. En témoigne les distributions de missels aux fidèles réunis place Saint-Pierre lors des Angélus, ou dernièrement, celle d'un livret pour entrer en Carême. Verbe haut, parfois cinglant, le Pape a donc toujours à cœur de ramener ses interlocuteurs à l'Evangile, simples fidèles ou cardinaux appelés à le seconder. Ainsi lorsque, le 15 février dernier, lors de la messe avec les nouveaux cardinaux, il évoque Jésus touchant le lépreux pour expliquer la logique de la miséricorde à laquelle sont appelés les cardinaux. 



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الأربعاء، 4 مارس 2015

Une lecture arabe du pontificat du pape François



Envoyé de mon Ipad 

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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 3 mars 2015 20:53:46 UTC

Une lecture arabe du pontificat du pape François
Par la journaliste libanaise Hala Homsi

Robert Cheaib

ROME, 3 mars 2015 (Zenit.org) - « Le pape François est très populaire au Moyen-Orient, surtout au Liban. Il est aimé par le peuple et sa figure est omniprésente ». Même « d'un point de vue musulman, c'est un chef très respecté pour sa parole et ses positions », affirme la journaliste libanaise Hala Homsi.

Deux ans après la renonciation du pape Benoît XVI et l'élection du pape François, la journaliste, spécialiste en questions religieuses pour le journal libanais Annahar depuis 1995, offre aux lecteurs de Zenit sa lecture de cette page d'histoire de l'Église catholique.

Zenit - Quelle est votre lecture de l'événement historique de la renonciation de Benoît XVI, deux ans après cet événement ?

Hala Homsi - La renonciation du pape Benoît XVI est un événement plus qu'historique. Le pape a suscité un vent de réformes dans l'Église, plus que n'importe quel discours réformateur, incarnant un courage sans précédent. Par cette renonciation, il a ouvert une nouvelle pratique, changeant une tradition qui touche la position même du pape, à travers un geste qui ne s'était pas produit depuis des siècles.

Le moins que l'on puisse dire est que son choix a manifesté sa personnalité : l'humilité d'un grand théologien, le courage du penseur, le caractère de l'écrivain prolifique qui a préféré se retirer avec ses livres plutôt que de poursuivre ce rythme fatiguant pour lui et pour l'Église. Il a agi dans le sillage des hommes libres. C'est un pape libre.

D'après vous, les raisons de cette renonciation ont-elles été comprises ?

Peut-être la renonciation a-t-elle été faite pour des raisons de santé. Mais ce qu'il a fait n'était pas facile. Sa renonciation à mis à l'épreuve la solidité de l'Église avec une situation inhabituelle : celle de la présence de deux « papes » au Vatican. Avec la présence de nostalgiques qui célèbrent encore le pape démissionnaire.

Un autre aspect intéressant de la renonciation du pape Benoît est que, bien qu'elle ait eu lieu il y a plus de deux ans, elle est loin d'être archivée. Ce fait a poussé son secrétaire, Mgr Georg Gänswein, à affirmer, le 12 février 2015, que la renonciation de Ratzinger « a été faite sans aucune pression extérieure », répondant à des rumeurs selon lesquelles le pape aurait renoncé sous des pressions. Ces soupçons sont naturellement soulevés avec des intentions malveillantes, venant du mécontentement de certains envers le pontificat de François.

Mais il reste que la renonciation a été faite par un homme fort, et non par un homme faible.

Le pontificat du pape François représente pour certains un « printemps évangélique » dans l'Église. Êtes-vous de cet avis ?

La force du pape François consiste dans sa capacité à rapprocher la papauté des croyants et à approcher l'Église de son peuple et des pauvres. Et ceci s'est produit dès le premier instant de son élection. C'est une révolution dans la papauté. Le pape François vit ce qu'il croit, même si cela nécessite une rupture du protocole et des pratiques. Cela s'est manifesté dès le début et les croyants ont touché du doigt la manière dont le pape agit et dont il incarne l'Évangile devant eux.

La force de François est d'être proche des pauvres. C'est un pape qui réconcilie l'Église avec le peuple et qui rappelle aux ecclésiastiques « la Parole » et les ramène aux sources. C'est pourquoi il est le pape qui nettoie le visage de l'Église après les scandales qui l'ont souillé.

Un printemps évangélique ? Pour beaucoup, oui. Et dans une perspective journalistique, je vois que le pape François inscrit dans le corps ecclésial un grand esprit de renouveau. La question qui demeure cependant : Jusqu'où le laissera-t-on faire ? Réussira-t-il à mener à bien son entreprise réformatrice ? Sa mission ne sera sans doute pas du tout facile.

Que pensez-vous, en revanche, de ceux qui accusent le pape François d'être « communiste » ?

Ce ne sont que des commérages nocifs. Puissent les communistes avoir été comme le pape François ! On les aurait appelés « évangéliques » (en référence à l'Évangile) ! C'est un fait que le pape a des partisans et des opposants. Il a des ennemis dans la curie, dans l'Église et en dehors d'elle. Son style réformateur ne plaît pas à tout le monde. Les accusations qui le concernent, comme celle d'être communiste, chaotique ou « destructeur de la dignité de la papauté » sont des tentatives nocives qui trahissent une reconnaissance de la bataille réformatrice que mène le pape.

Le pape François a porté une attention particulière au Moyen-Orient, notamment avec la prière pour la paix en Syrie, la visite en Jordanie et en Palestine (reconnaissant de facto l'État palestinien), la prière avec le président palestinien et le président israélien au Vatican. Comment résumez-vous l'image qui s'en dégage au Moyen-Orient ?

Le pape François est très populaire au Moyen-Orient, surtout au Liban. Il est aimé par le peuple et sa figure est omniprésente. Sur le plan chrétien, ses homélies quotidiennes et toutes ses activités sont très suivies, en particulier grâce à la couverture des médias chrétiens qui ne tardent pas à rapporter ses activités et les célébrations qu'il préside.

D'un point de vue musulman, c'est un chef très respecté pour sa parole et ses positions. Si les Libanais pouvaient exprimer un désir, ce serait que le pape François vienne en visite au Liban, comme l'ont fait le pape Benoît et saint Jean-Paul II. Une telle visite porterait beaucoup de fruit pour la nation.

Considérant les drames qui se vivent au Moyen-Orient et ailleurs, quelles initiatives espérez-vous de la part du pape ?

Il y a dans les cœurs une grande peur vis à vis de l'avenir, à cause de l'expansion de daesh et de sa férocité. Les chrétiens sont devenus des « projets » de martyre prêts à être exécutés. Ils ont été dispersés, pillés dans leurs maisons, leurs terres. Est-il normal que les chrétiens aient besoin de protection sur leurs terres d'origine ?

Le Saint-Père a eu de grandes initiatives. Il continue à être la voix forte des chrétiens devant la communauté internationale. Il est important aussi qu'il soutienne les chrétiens de langue arabe sur leurs terres d'origine, à travers des projets et des initiatives qui renforcent leur présence. Un exemple pourrait être la promotion des médias chrétiens qui ont un grand rôle dans la diffusion de la Parole, dans l'affermissement des chrétiens et dans leur croissance. C'est sans aucun doute le moment de travailler, et il y a beaucoup de travail.

Traduction de Constance Roques

الأربعاء، 4 فبراير 2015

Les 7 voyages du pape François | ICI.Radio-Canada.ca

Les 7 voyages du pape François | ICI.Radio-Canada.ca

Les 7 voyages du pape François

La précédente visite papale à Montréal, et la première au Québec, remonte à septembre 1984 avec le passage de Jean-Paul II lors d'une visite de 11 jours au Canada. Depuis le début de son pontificat en mars 2013, le nouveau pape s'est déplacé à sept reprises hors de l'Italie. Retour sur ces voyages, en photos, et sur ces prochaines destinations.


1. Rio de Janeiro du 22 au 29 juillet 2013

Plus de quatre mois après avoir été élu, le pape François assiste aux 26es Journées mondiales de la jeunesse. La messe de clôture de l'événement a rassemblé environ 6 millions de personnes le long de la plage de Copacabana.

Photo : (PC/AP Photo/Felipe Dana)


2. Jordanie, Palestine et Israël du 24 au 26 mai 2014

À son arrivée en Jordanie, le pape François a plaidé pour la paix en Syrie, le pays voisin. Il a dit espérer « une solution juste au conflit israélo-palestinien », tout en s'inquiétant du sort des chrétiens d'Orient. Lors de son périple de trois jours, il a entre autres rencontré le roi Abdallah II de Jordanie et sa femme Rania.

Photo : PC/AP Photo/Andrew Medichini


3. Corée du Sud du 13 au 18 août 2014

À la dernière journée de son périple de cinq jours en Corée du Sud, le pape a lancé un appel à la paix et à la réconciliation dans la péninsule coréenne divisée. Il a aussi profité de son passage dans le pays pour béatifier 124 martyrs coréens qui ont été tués pour avoir refusé d'abjurer leur foi chrétienne aux XVIIIe et XIXe siècles et dénoncé, lors d'une grande messe en plein air à Séoul, le fossé croissant entre les riches et ceux qui n'ont rien, appelant ceux qui vivent dans des milieux aisés à écouter « le cri du pauvre ».

Photo : PC/AP Photo/Gregorio Borgia


4. Albanie, le 21 septembre 2014

Lors d'un discours devant des dirigeants à Tirana, la capitale de ce pays des Balkans, le souverain pontife a présenté l'Albanie, dirigée par une coalition entre musulmans, catholiques et orthodoxes, comme un modèle. Il a par ailleurs dénoncé l'utilisation de Dieu comme « bouclier » par des fondamentalistes.

Photo : PC/AP Photo/Petros Giannakouris


5. Strasbourg, le 25 novembre 2014

Le pape a passé une journée au Parlement européen et au Conseil de l'Europe. Dans l'avion qui le ramenait au Vatican, il a déclaré qu'il était « pratiquement impossible » de dialoguer avec le groupe armé État islamique, tout en ajoutant qu'il ne fallait pas fermer la porte. « Je ne dis jamais que tout est perdu, jamais », a-t-il dit aux journalistes qui l'accompagnaient.

Photo : PC/AP Photo/Andrew Medichini


6. Turquie du 28 au 30 novembre 2014

De passage en Turquie, le pape François a appelé à la lutte contre « toutes les formes de fondamentalisme ». Il a mentionné que le combat contre la faim et la pauvreté était crucial dans la lutte engagée contre les « persécutions » commises par le groupe armé État islamique en Syrie et en Irak.

Photo : PC/AP Photo/Thanassis Stavrakis


7. Sri Lanka et Philippines du 12 au 19 janvier 2015

De 6 à 7 millions de personnes ont bravé la pluie pour assister à la messe du souverain pontife à Manille, à la fin de son voyage en Asie. Il a notamment plaidé pour la lutte contre la pauvreté et le soutien aux enfants démunis.

Photo : PC/AP Photo/Ron Soliman

D'autres voyages prévus

Le 6 juin, le pape François doit se rendre à Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine. Il devrait prêcher notamment pour le dialogue interreligieux et la paix. Le mois suivant, il devrait être en Amérique du Sud, en Équateur, en Bolivie et au Paraguay.

En septembre, le souverain pontife sera en Amérique du Nord, à Washington, puis à Philadelphie pour participer à la Rencontre mondiale des familles. Il devrait aussi se rendre au siège des Nations unies, à New York. D'ici la fin de 2015, il pourrait également visiter la République centrafricaine et l'Ouganda.

Pour voir la carte sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Son voyage prévu cette année en France pourrait être reporté à l'an prochain.

En 2016, au moins trois destinations sont à son programme : un autre voyage en Amérique du Sud avec des arrêts en Argentine, son pays natal, au Chili et en Uruguay, ainsi qu'une présence en Pologne, à Cracovie, lors des Journées mondiales de la jeunesse.

En juillet 2013, le pape François avait laissé savoir qu'il souhaitait retourner au Brésil en 2017 pour le 300e anniversaire de la découverte de la statue de Notre-Dame d'Aparecida.



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الأربعاء، 28 يناير 2015

دروس قيادية من البابا فرنسيس!



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 28 janvier 2015 20:00:17 
8 دروس قيادية من البابا فرنسيس!
المعنى الحقيقي للقيادة

بقلم ألين كنعان

روما, 28 يناير 2015 (زينيت) - ليس من الضروري أن يكون الإنسان كاثوليكيًا أو متدينًا ليكتشف ويميّز الصفات القيادية التي يتحلى بها البابا فرنسيس! بُعيد زيارته إلى الفلبين وقع نظر ويلسن لي فلورس من موقع The Philippine Star على كتاب "قُد بتواضع: 12 درسًا قياديًا من البابا فرنسيس" من كتابة جيفري كريمس وهو ليس كاثوليكيًا أبدًا بل هو يهوديًا وهذا ليس إلاّ تأكيد على أنّ البابا يطال كل الديانات ويؤثّر فيهم. ننشر في ما يلي ثمانية دروس يؤمن كريمس بأنّ البابا فرنسيس يقدّمها كقائد وقد أضاف ويلسن لي فلورس تعليقاته عليها وهي تساعد كل مسؤول أو قائد سياسي أو رجل أعمال لكي يفهم المعنى الحقيقي للقيادة.

التواصل مع الجميع: هذه واحدة من نقاط ضعف العديد من القياديين في مجال الأعمال أو السياسة فيركّزون تعاملهم على زبائن محددين ويتجاهلون الآخرين إنما البابا فرنسيس تواصل مع 1.2 مليار كاثوليكي وبروتستانتي ويهودي ومسلم وبوذي وغيرهم وباستطاعته أن يطال غيرهم أيضًا!

المخاطرة: يُحكى في الكتاب عن قصة تدور فرنسيس عندما كان شابًا وأصيب بالمرض فقررت الراهبة التي كانت تعتني به أن تزيد من جرعة المضادات الحيوية لأنها عرفت من التجربة السابقة أنه سيموت إن لم تزد له الجرعات وكان قد ذكر البابا هذه القصة مرة ليؤكّد بأنه لا يعيش من دون المخاطر. وما من عجب في ذلك إذ كلنا يعلم كم من المرات يتخطى التقاليد في أثناء زياراته الرسمية ليخاطر وينزل إلى الشوارع بين الحشود وهذا ما على القائد الحقيقي القيام به.

التجديد: يشدد كريمس في كتابه على فكر البابا: "لا تغيّروا بل جددوا!" كم من القادة يعانون من عدم التجديد وهم مقيدون بما اعتادوا عليه فيقعون في دوامة الروتين ومرات كثيرة الفشل وهذا كله خوفًا من التجديد!

الصبر: يشير كريمس إلى أنّ البابا فرنسيس يعي أنه توجد أمور كثيرة تحتاج إلى الوقت وتتطلب الوقت المناسب لكي تتنفّذ بكونه يتحلى بالحكمة ولا يخشى الإصلاح ويعرف الصبر.

الإنخراط: وهذا أمر مهم جدًا والبابا فرنسيس خير مثال على هذه الفضيلة فقد كسر كل الحدود تمنعه من الوصول إلى الآخر وكلنا يذكر عندما عيّن كاهنًا لكي يخرج من مكتبه وينزل إلى الشارع ليتحدّث إلى الناس ويبحث عن الفقراء.

الإصغاء إلى آراء مختلفة: إنّ واحدة من نقاط ضعف القادة الأنانيين أكان في السياسة أم في سوق العمل هي إحاطة أنفسهم بعدد من المتملقين الذين يسردون على مسامعهم الأخبار السارة والأفكار والآراء التي ترضيهم إنما البابا فرنسيس يتجنب أن يكون قائدًا إنعزاليًا من خلال البحث عن الأفكار والمعلومات من أناس مختلفين في العالم.

ضع الأهداف بعيدًا عن أنانيتك: لطالما نجد قادة يبحثون عن الأهداف التي تخدم مصالحهم الخاصة فحسب بينما بحسب ما كتب كريمس نجد أنّ في الانتخابات الباباوية في العام 2005 قام برغوليو بتشجيع كل مناصريه لكي يصوتوا لجوزف راتزينغر الذي أصبح البابا بندكتس السادس عشر.

كونوا السباقين على تطبيق أقوالكم: لطالما يسعى البابا فرنسيس لترجمة أقواله إلى أفعال فهو لم يشجع الكهنة على الانخراط مع الجميع فحسب بل كان القدوة أمامهم مؤكدًا بأنّ البابا هو أكثر فعالية عن طريق أفعاله.

لمَ نحبّ البابا فرنسيس؟



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 28 janvier 2015 20:00:17 UTC+2
لِمَ نحبّ البابا فرنسيس؟

بقلم ألين كنعان

روما, 28 يناير 2015 (زينيت) - كلنا يذكر عندما أعلنت مجلة تايمز البابا فرنسيس رجل العام 2013! فمنذ توليه السدة البابوية والبابا يستقطب الأنظار إليه من كل أنحاء العالم من كاثوليك ويهود ومسلمين أو حتى ملحدين فالعالم كله أحبّه بسبب لفتاته المميزة والفريدة ومحبته الكبيرة لكل الناس. ولا بد من سرد الأعمال البسيطة التي تجعل من هذا البابا بابا الشباب فإليكم عرض لأبرز ما يميّزه:

انخراطه على شبكات الإنترنت: لقد استحوذ البابا فرنسيس كل شبكات التواصل الإجتماعي والإنترنت بأقل من سنتين وحتى منذ بداية عهده إذ قام بثورة على جميع الأصعدة حفّزت الجميع على التكلّم عليه ونشر المقالات وسرد الأخبار المتعلّقة به. حتى إنه يماك حسابًا على تويتر قرّبه من الشبيبة وجعله يتواصل مع الجميع ناشرًا كلمة الله بالطريقة الأسرع.

محاربته الرأسمالية: انتقد البابا فرنسيس نظام الرأسمالية وذكرها أكثر من مرة بالأخص في "فرح الإنجيل" مشيرًا إلى انها زادت من الشرخ بين الأغنياء والفقراء وأصرّ بأنّ "الرجال والنساء عليهم أن يكونوا في الوسط وليس المال".

حبّه للرياضة: لقد مارس البابا فرنسيس عندما كان شابًا لعبة كرة السلة  وهو مشجع فريق سان لورينزو لكرة القدم في بيونس أيرس والتقى برؤساء الفيفا ولجنة الأولمبياد الدولي ووجه لهم رسالة مهمة عن فرح الرياضة والقوة التدميرية للتسويق وقال مرة: "الرياضة هي انسجام إنما إذا سيطر المال والنجاح على الهدف، يتعطّل هذا الانسجام" محذرًا من جعل الرياضيين كسلعة تجعلهم يبدون كمواد تجارية.

عزمه على إنهاء الفساد وعدم خوفه من المافيا: إنّ البابا عازم على إصلاح مالية الفاتيكان وأن يقلع الفساد من جذوره مقتبسًا كلام يسوع عن الرجل الفاسد: "خير له أن يعلّق في عنقه حجر الرحى ويغرق في لجة البحر".

اهتمامه الخاص بالمقعدين: في لقاء جمعه مع المقعدين في الفاتيكان، أصرّ البابا أن يحيي كل شخص بمفرده ومعانقته للتعبير عن محبته لهم وكان قد بلغ عددهم المئة.

تمتعه بروح الفكاهة: لا يخاف البابا فرنسيس من أن يعبّر عن روح الفكاهة التي يتميّز بها بالأخص عندما لبس أنف مهرّج ليُدخل البهجة إلى قلب الأطفال المرضى.

محبته الكبيرة للعائلة: في أوائل شهر تشرين الثاني الفائت، أرسل الأساقفة استفتاء لافتين فيه إلى الأوضاع الجديدة التي تتطلب اهتمام الكنيسة لها ويشمل الاستفتاء كل المواضيع من زواج المثليين حتى المساكنة والطلاق. وقد دعا الكهنة لكي يقوموا بمنح سرّ العماد للأولاد حتى لو أنّ أهلهم مطلقين أو غير متزوجين.

احترامه الديانات الأخرى: ويبرز ذلك في ظروف كثيرة وآخرها عندما وجّه معايدة للمسلمين في شهر رمضان: "أودّ أن أرسل تحياتي للمسلمين في أنحاء العالم. أتمنى أن يعرف المسلمون والمسيحيون الاحترام المتبادل بالأخص من خلال تربية الأجيال الصاعدة على ذلك".

الجمعة، 16 يناير 2015

La liberté d'expression, non seulement un droit mais une obligation



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Expéditeur: ZENIT <info@zenit.org>
Date: 15 janvier 2015 22:54:43 UTC+2
Destinataire: francaishtml@list.zenit.org
Objet: [ZF150115] Le monde vu de Rome


La liberté d'expression, non seulement un droit mais une obligation
Mais elle n'est pas absolue: on ne peut offenser la foi de l'autre

Anita Bourdin

ROME, 15 janvier 2015 (Zenit.org) - La liberté d'expression est non seulement « un droit humain » mais « une obligation » morale, affirme le pape François. Mais elle n'est pas absolue, elle a une limite: « On ne peut pas insulter la foi des autres ». Le pape François réaffirme en même temps: "On ne peut tuer au nom de Dieu", c'est "une aberration".

Le vol de Colombo à Manille a ouvert la seconde étape du voyage du pape en Asie (Philippines 15-19 janvier), ce 15 janvier 2015. Le pape a répondu durant 40 minutes aux questions des journalistes, notamment sur la liberté religieuse et la liberté d'expression, au lendemain des attentats de Paris contre la rédaction de Charlie Hebdo, contre une policière à Montrouge et contre un supermarché Cacher, Porte de Vincennes.

Tuer au nom de Dieu est une aberration

A propos de la liberté de religion, le pape ne va pas par quatre chemins, il redit sa conviction cent fois répétée: "Je crois que la liberté religieuse et la liberté d'expression sont toutes les deux des droits fondamentaux. On ne peut, je pense… Vous êtes français, allons à Paris, parlons clair! On ne peut cacher cette vérité que chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement. Nous faisons ainsi, nous voulons tous le faire. Secundo, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c'est-à-dire au nom de Dieu. Ce qui se passe maintenanent nous fait un peu… nous étonne. Mais pensons toujours à notre histoire: combien de guerres de religion nous avons eues! Pensez à la "nuit de la Saint-Barthélémy": comment comprendre cela? Nous sommes nous aussi pécheurs à ce sujet. Mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c'est la chose principale sur la liberté de religion: on doit le faire librement, sans offenser, mais sans imposer et sans tuer."

Ne pas offenser la foi de l'autre

Pour la liberté d'expression, le pape est tout aussi clair: c'est non seulement un droit mais une "obligation" morale. Avec une limite: "ne pas offenser la foi de l'autre", ne pas s'en "moquer".

Le pape François s'explique sur la limite à cette liberté d'expression qui n'est donc pas un absolu: "La liberté d'expression. Chacun a non seulement al liberté, le droit mais il a aussi l'obligation de dire ce qu'il pense pour aider le bien commun. L'obligation. Pensons à un député, à un sémanteur: s'il ne dit pas ce qu'il pense être le vrai chemin, il ne collabore pasa u bien commun. Et pas seulement eux, beaucoup d'autres. Nous avons l'obligation de parler ouvertement, d'avoir cette liberté, mais sans offenser. Parce que c'est vrai, on peut réagir violemment. Mais si le Dr Gasbarri, un grand ami, dit une insulte contre ma mère, un coup de poing arrive! C'est normal! C'est normal. On ne peut pas provoquer, on nn eput insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi. Dans un discours, je ne me souviens plus très bien où, le pape Benoît avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de la métaphysique post-positiviste qui finit par conduire à croire que les religions ou les expressions religieuses sont une sorte de sous-culture, qu'elles sont tolérées, mais sont peu de chose, elle ne font pas parltie de la culture des Lumières. C'est un héritage des Lumières. Tant de gens mparlent mal des religions, s'en moquent, disons "joue" avec la religion des autres. Ils provoquent, et il peut arriver ce qu'il arrive au Dr Gasbarri s'il dit quelque chose contre ma mère. C'ets une limite. Toute religion a sa dignité, toute religion qui respecte la vie humaine, la personne humaine. Je ne peut pas m'en moquer. Et c'est une limite. J'ai pris cet exemple de la limite pour dire que dans la liberté d'expression il y a des limites, comme celle de maman. Je ne sais si j'ai réussi à répondre à al question. Merci."

الخميس، 15 يناير 2015

Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres » | La-Croix.com

Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres » | La-Croix.com
Le pape François : « on ne peut insulter la foi des autres »

Le pape François répondant aux journalistes dans le vol qui l'emmenait aux Philippines jeudi 15 janvier, a décrit « les limites » à la liberté d'expression et à la liberté religieuse, qui doivent pouvoir s'exercer sans pour autant « offenser ».

« On ne peut tourner la foi des autres en dérision », a-t-il déclaré, à propos des attentats à Paris.

Interrogé par des journalistes français, dans le vol le menant aux Philippines, sur la façon de concilier la liberté d'expression et la liberté religieuse, le pape François a expliqué les conditions d'exercice de ces deux « droits fondamentaux » et leurs « limites ». En référence aux attentats terroristes commis à Paris contre Charlie Hebdo, il a estimé que la liberté d'expression était « un droit, une obligation » mais « sans offenser », regrettant une mentalité qui considère les religions comme « une sous-culture ».

Combien de guerres de religion avons-nous eu ?

Dans une longue réponse en trois temps, le pape a d'abord rappelé que pratiquer sa religion ne devait pas conduire à violenter l'autre, à « offenser délibérément ». « Il ne faut pas faire la guerre au nom de Dieu. Combien de guerres de religion avons-nous eu ? », a-t-il déclaré, rappelant à son auditoire français « la nuit de la Saint-Barthélemy » : « Comment pouvons-nous comprendre cela ? » « Tuer au nom de Dieu est une aberration », a-t-il insisté. Le pape François avait déjà condamné les attentats de Paris, dédiant notamment sa messe matinale aux victimes au lendemain des événements.

Abordant ensuite la liberté d'expression, il a estimé sans détour que pouvoir « dire ce que l'on pense est une obligation » : « Si un député ou sénateur ne dit pas ce qu'il pense, ce qu'il considère comme la juste voie, il ne sert pas le bien commun ». « Nous avons l'obligation de parler ouvertement », a repris celui qui avait voulu au dernier Synode des évêques que la parole y soit libre.

Chaque religion a sa dignité

Pour autant, cette « obligation » d'expression doit s'exercer « sans offenser » : « Il y a des limites ». « Si un grand ami dit du mal de ma mère, il doit s'attendre à recevoir un coup de poing ! », a-t-il donné deux fois en exemple. « On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision », a-t-il martelé : « Chaque religion, qui respecte la personne humaine, a sa dignité ».

Sans jamais citer Charlie Hebdo, le pape a observé, en référence à un discours de son prédécesseur Benoît XVI, l'existence d'une « mentalité post-positiviste, qui porte à croire que les religions sont une sorte de sous-culture, qu'elles sont tolérées mais sont peu de chose ». « Cela est un héritage des Lumières », a-t-il poursuivi : « Il y a tant de gens qui parlent mal des autres religions, les tournent en dérision, font de la religion des autres un jouet. Ce sont des gens qui provoquent ».

 > Voir l'entretien Tzvetan Todorov « une liberté sans bornes ne saurait être légitime »  

Un message centré sur les pauvres

Au cours de cette même conférence de presse, le pape a traité d'autres sujets. Se préparant à atterrir aux Philippines, seconde étape de son voyage asiatique, il a indiqué que le message central en serait « les pauvres » : « Les pauvres qui veulent aller de l'avant, qui ont souffert et souffrent encore, les pauvres qui ont la foi, l'espérance ». Il a évoqué notamment les familles éclatées en raison de l'émigration pour travailler. Il a également cité le sort des enfants exploités comme esclaves, y compris sexuellement.

Alors qu'il doit, au cours de ce séjour, se rendre sur les lieux dévastés par le typhon Haiyan de novembre 2013, il a dénoncé la surexploitation des ressources naturelles, en particulier la « déforestation » et le recours intensif aux « monocultures », citant l'exemple du soja en Argentine.

Une encyclique publiée en juin ou juillet

Énumérant, à ce sujet, les étapes de la préparation de son encyclique sur l'écologie humaine, il a estimé que la rédaction en serait achevée « fin mars » mais que les traductions pousseraient à une publication pour « juin ou juillet ». Une date en amont de la conférence intergouvernementale sur le climat prévue à la fin de cette année à Paris, a-t-il rappelé, espérant qu'à cette occasion « les dirigeants seront courageux pour aller plus loin », après la déception du dernier sommet sur le sujet à Lima (Pérou), en décembre dernier.

Interrogé aussi sur sa propre sécurité et celle des foules l'approchant, le pape a reconnu que le sujet le préoccupait, ajoutant en souriant : « Mais j'ai une dose d'inconscience ». Il a souhaité qu'on « ne (lui) fasse pas mal » : « Je ne suis pas courageux face à la douleur ».



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الاثنين، 12 يناير 2015

ما هي أبرز الأحداث التي كللت عام 2014 مع البابا فرنسيس؟ | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان

ما هي أبرز الأحداث التي كللت عام 2014 مع البابا فرنسيس؟ | الاتحاد الكاثوليكي العالمي للصحافة- لبنان
١٢/١/٢٠١٥/- البابا فرنسيس؟

كان العام 2014 حافلا بالنسبة الى البابا فرنسيس، فأولا انتقته صحيفة التايمز رجل العام كما أنه تلقى جائزة أفضل بابا من حيث اللباس وإليكم فيما يلي أبرز ما قام به البابا في العام المنصرم وقد نشرته صحيفة الجمهورية:

1- أول رجل دين يتصدر غلاف مجلة رولينغ ستون

تحول البابا فرنسيس البالغ من العمر 77 عامًا الى "نجم روك" وظهر على غلاف مجلة الرولينغ ستون

2- باع الهارلي دايفيدسون التي قدمت اليه وتبرع بالمبلغ المالي للأعمال الخيرية

باع البابا دراجة الهارلي دايفدسون في مزاد علني مقابل 200.555 يورو وقدم المبلغ لمأوى يضم المشردين في روما ويقدم لهم الحساء، كما بيعت السترة الجلدية التي تحمل إمضاءه مقابل 47.751 يورو.

3- تحدث مع المافيا

طلب البابا من جميع أعضاء العصابات أو المافيا أن يصلوا لطلب السماح بعد أن تم قتل طفل يبلغ 3 سنوات رميًا بالرصاص بالرأس في إيطاليا.

4- أعلن أن الإنترنت "هبة من الله"

بالحديث عن إيجابيات العصر الرقمي وسلبياته، وآثاره على الكاثوليك عند التعامل مع الناس من ديانات وخلفيات مختلفة، أشار البابا فرانسيس إلى الإنترنت على أنها "هبة من الله". بالإشارة أيضًا الى الفرص الهائلة التي تقدمها الإنترنت لم ينس البابا أن يذكر بأن وسائل الاتصالات الرقمية قد يكون لها تأثيرًا سلبيًّا علينا إذ قد تعزلنا عن جيراننا وأقربائنا.

5- نقل معه طفلين في الباباموبيل

بعيد مقابلة عامة له مع المؤمنين في ساحة القديس بطرس فاجأ البابا طفلين بعمر ال11 سنة ودعاهما لركوب الباباموبيل معه وأخذهما بجولة بين الحشود.

6- طلب شخصيًّا الصفح عن الشر الذي تسبب به الكهنة المتهمين بالتحرش الجنسي

سأل البابا فرنسيس الصفح عما أسماه "بالشر" الذي تسبب به الكهنة المتهمين بالتحرش الجنسي بالأطفال ووعد باتخاذ موقف أقوى من ذي قبل ضد فضائح التحرش الجنسي.

7- لعب دورًا كبيرًا في إعادة العلاقات ما بين الولايات المتحدة وكوبا

قررت الولايات المتحدة وكوبا استعادة العلاقات الدبلوماسية فيما بينها في وقت سابق من شهر كانون الأول، وقد سهل البابا فرنسيس هذا التقارب التاريخي.

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نقلته الى العربية نانسي لحود- وكالة زينيت العالمية



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