الثلاثاء، 3 نوفمبر 2015

UNESCO : le Saint-Siège encourage l’éducation "écologique" | ZENIT - Le monde vu de Rome

UNESCO : le Saint-Siège encourage l'éducation "écologique" | ZENIT - Le monde vu de Rome

UNESCO : le Saint-Siège encourage l'éducation "écologique"

Par Mgr Francesco Follo

Paris, (ZENIT.org) Mgr Francesco Follo | 107 clics

éLe Saint-Siège encourage « l'éducation au changement climatique » qui fait partie des objectifs de l'UNESCO.

Mgr Francesco Follo, Observateur permanent du Saint-Siège à l'UNESCO à Paris est en effet intervenu lors de la Conférence générale de l'UNESCO, à Paris, samedi, 31 octobre.

Mgr Follo a salué un programme qui « cherche à aider les personnes à comprendre l'impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser les jeunes, notamment, avec le changement climatique ».

« Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des États membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l'éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d'éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats », fait notamment observer Mgr Follo.

Mgr Follo explique le rapport entre « éducation écologique » et « éthique du dialogue » et entre « écologie de l'environnement » et « écologie de l'humain ».

Voici le texte intégral de l'intervention de Mgr Francesco Follo.

A.B.

Discours pour le Débat politique
Conférence Générale de l'UNESCO 2015
Novembre 2015

Monsieur le Président,

Madame la Directrice Générale, Excellences,

Mesdames et Messieurs,

             1.  Introduction

Avant tout permettez-moi de vous présenter, M. le Président de cette session de la Conférence Générale, les salutations du Saint-Siège, en vous remerciant de m'avoir donné la parole. A travers vous, je salue toutes les distinguées Délégations présentes aux travaux et je partage avec elles leurs félicitations pour votre élection.

A vous, Mme Irina Bokova, Directrice Générale, j'exprime l'appréciation du Saint-Siège pour votre excellent engagement qui garantit la réalisation du mandat de l'UNESCO dans l'action méritoire développée en faveur de la paix durable par l'éducation, la culture et les sciences, qui permettent un développement durable et intégral qui à son tour permet d'habiter la Terre comme maison pour toutes et tous. Au nom du Sa Sainteté le Pape François, j'ai aussi l'honneur de vous confirmer son estime pour notre Organisation et son soutien aux activités que nous menons ensemble pour la paix, pour l'éducation, pour une culture de rapprochement et pour le climat. Le Saint-Siège soutient le 38C/5 qui met si bien en exergue ces activités.

L'UNESCO est fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (Cop 21) et je suis sûr que notre Organisation, grâce à son Programme d'action global pour l'éducation en vue du développement durable, joue et jouera davantage un rôle très important pour transformer l'éducation au changement climatique en un élément plus central et plus visible de la réponse internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège salue la pertinence du paragraphe 01029 du document 38C/5 qui précise la feuille de route de l'UNESCO pour la mise en œuvre de ce programme. Il cherche à aider les personnes à comprendre l'impact du réchauffement planétaire actuel et à mieux familiariser les jeunes, notamment, au changement climatique. Pour y parvenir, ce programme renforce la capacité des États membres à assurer une éducation au changement climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques novatrices visant à intégrer l'éducation au changement climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au changement climatique ainsi que le renforcement des programmes d'éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et partenariats.

Le 70e anniversaire de l'UNESCO est une bonne occasion pour faire le point de notre histoire et réfléchir sur notre futur commun, en accueillant l'invitation urgente du Saint-Père « à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l'avenir de la planète » (Lettre encycl. Laudato si', n. 14). Donc le Pape François nous invite à une éducation « écologique » qui doit tenir compte d'une éthique de la vie et du dialogue. Dialogue qui implique une éducation à l'écoute.

2.  Education écologique par une éthique du dialogue

Ce dialogue commence avec la prise de conscience qu'« habiter la Terre » consiste à habiter « en elle » avec un respect, une sobriété et une simplicité dans ce que nous exigeons, prenons, recevons d'elle. Mais c'est aussi habiter « avec elle » et prendre soin d'elle. La planète Terre est un don et une tâche pour nous tous. Faut-il avoir avec elle une attitude contemplative ou utilitariste, pour ne pas dire prédatrice ? La réponse est : il faut une attitude humaine qui vient du travail et de l'assomption de la responsabilité.

Pourquoi le travail ? Les modalités avec lesquelles l'homme traite l'environnement ont une claire influence sur les modalités avec lesquelles il se traite lui-même et vice versa. Il y a une dimension éthique dans l'écologie et dans le travail de la personne humaine. A cet égard, je veux souligner ici de façon heureuse le point 6.4 de l'ordre du jour de la Conférence Générale qui traite de l'opportunité d'établir une déclaration de principes éthiques en rapport avec le changement climatique. En effet, une écologie de l'humain favorise une écologie de l'environnement et un développement durable intégral. L'homme ne transforme pas seulement la nature en l'adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme (cf. Laborem excercens). Il est important de ne pas oublier que le rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d'une part la nature est expression d'un dessein d'amour et de vérité. Elle nous précède et nous est donnée par Dieu comme milieu de vie. D'autre part, la nature est à notre disposition comme cadeau de Dieu qui en a dessiné les ordonnancements intrinsèques afin que l'homme en tire des orientations pour « la garder et la cultiver » (Gn 2,15), selon une utilisation sage, non instrumentale, ni arbitraire, donc responsable (cf. Caritas in veritate).

La responsabilité, qu'est-ce à dire ? C'est-à-dire, assez simplement, que dans la succession des générations, chacune a des devoirs envers celles qui lui succèderont, et que le premier de ces devoirs est de leur léguer les conditions d'une vie humaine sur la Terre des hommes. La responsabilité s'exerce à petite échelle, et nous la connaissons bien – pour n'en citer qu'un cas – : chacun doit veiller aujourd'hui à l'éducation de ses enfants, parce que les enfants d'aujourd'hui seront les citoyens de demain. Mais elle s'exerce aussi à grande échelle, et nous sommes tous ici familiers d'un cas privilégié : nous sommes héritiers d'un patrimoine culturel et naturel que nous devons transmettre intact (et enrichi, peut-être) à nos successeurs. Ici encore, l'UNESCO se distingue par son action en faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège veut saluer le lancement de la campagne « Unite4Heritage » par la Directrice Générale dont l'objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de la construction de la paix. Et cela étant dit, ajoutons l'essentiel de notre propos présent : qu'il n'y a pas de culture et d'héritage culturel et naturel possible si notre « maison commune », notre oikos, la planète que nous habitons, cesse d'être habitable. L'homme doit avoir le droit de penser, le droit de lire de la poésie ou d'écouter de la musique, le droit de prier et beaucoup d'autres encore. Mais où et sous quelles conditions exercer ces droits ? Plusieurs réponses sont possibles, insistons aujourd'hui sur la plus élémentaire : notre habitation sur la Terre. Deux points sautent aux yeux. Le premier est que nous avons tous part à une même nature humaine. Le second est que nous y avons concrètement part, tous et absolument tous, en ce que nous sommes des « Terriens ». Cette Terre doit être gérée avec intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez d'intelligence et de prévoyance pour cesser d'être, vis-à-vis de notre « maison commune », ceux qui la saccagent, épuisent ses ressources et se désintéressent des générations à venir.

On ne possède pas « la » solution globale. Ce n'est pas peu, toutefois, que de parler d'une crise que tous reconnaissent et que tous analysent plus ou moins dans les mêmes termes. En termes simples, nous savons tous où nous en sommes. En termes aussi simples, nous savons tous où nous voulons aller : laisser la Terre habitable, ou la rendre habitable à nouveau si nous l'avons saccagée.

A lire et à relire tout ce qui a été écrit depuis qu'une « conscience écologique » est apparue, on conclura aisément que n'ont parlé intelligemment que les porte-parole de ceux qui n'existent pas encore, les générations à venir, qui exercent des droits sur nous tout en n'étant pas là. Il est toujours presque facile de défendre les droits de ceux qui sont là. Défendre les droits de ceux qui ne sont pas encore là est certainement plus difficile. Les voix les plus lucides qu'on connaisse, et elles sont nombreuses, sont en tout cas celles qui défendent ces droits.

             3.  Ecologie de l'environnement et écologie de l'humain

Maison se dit oikos, en grec, et le gérant se dit oikonomos, l'économe ou l'intendant. Lorsque le gérant se croit propriétaire, seul son droit compte à ses yeux. Mais lorsque le gérant sait qu'il gère une demeure que d'autres habitent en même temps que lui et, plus encore, que d'autres habiteront après lui, alors le respect des droits d'autrui doit primer pour lui. Le gérant, précisons, n'est pas préposé à l'idolâtrie. Il doit respecter la maison commune par respect pour ceux qui l'habitent et l'habiteront ; et la maison n'existe que pour ceux qui l'habitent et l'habiteront. Une maison doit être aimée, elle doit être entretenue, mais nous ne lui devons pas la vénération que nous ne devons qu'à autrui. Aucun gérant n'est créateur de la maison. Aucun gérant ne fabrique un homme nouveau. La vérité est moins ambitieuse en théorie mais plus respectable en pratique : le gérant doit être mû par l'amour de son prochain, y compris du prochain qui n'existe pas encore.

Ces propos ont été inspirés par la lettre encyclique Laudato si' consacrée il y a peu à notre maison commune par le Pape François. Concluons en reprenant un propos de son prédécesseur, le Pape Benoît XVI, qui invitait à développer une « écologie de l'humain ». L'intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l'autre homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite des temps : une écologie qui ignorerait les droits de l'homme à être un homme aujourd'hui et demain ne saurait pas ce qu'est une maison. Le Pape François dit que l'intelligence commande réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu'en la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S. Lewis a donné son nom, celui d'une « abolition de l'homme ». Il faut évidemment la refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui. Et comme le verbe « aimer » est toujours lié au verbe « faire », le souci que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu'il faut appeler par son nom : en une authentique œuvre de miséricorde.

Merci de votre attention.

© Mgr Francesco Follo



Jtk

الخميس، 29 أكتوبر 2015

COP21: appel inédit de patriarches, cardinaux et évêques | ZENIT - Le monde vu de Rome

COP21: appel inédit de patriarches, cardinaux et évêques | ZENIT - Le monde vu de Rome

COP21: appel inédit de patriarches, cardinaux et évêques


Un accord fédérateur, global, transformationnel, solidaire, juste, participé

Rome, (ZENIT.org) Rédaction | 1365 clics


« Nous nous joignons au Saint-Père en plaidant pour une percée majeure lors de la COP21 de Paris, pour atteindre un accord fédérateur, global et transformationnel, et basé sur les principes de solidarité, justice et participation » : par cet appel, l'Eglise catholique se mobilise pour la planète, dans le sillage de l'encyclique du pape François Laudato Si' dans un appel inédit en dix points, promu par le Conseil pontifical Justice et Paix.
C'est en effet la première fois des patriarches, des cardinaux et des évêques représentant les conférences épiscopales des 5 continents signent un appel aux négociateurs de la Conférence de Paris.
Pour un changement véritable
À un mois de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, « COP21 », ils demandent qu'elle aboutisse à un « accord » qui soit à la fois « équitable », « juridiquement contraignant », et « synonyme de véritable transformation des modèles de société ».
Le document a été présenté à la presse au Vatican, ce lundi 26 octobre, par les cardinaux Oswald Gracias, archevêque de Bombay (Inde) et président de la Fédération Conférences épiscopales d'Asie, et Ruben Salazar Gomez, archevêque de Bogota (Colombie) et président du CELAM, aux côtés de Mgr John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie Nouvelle Guinée) et président de la Conférence épiscopale d'Océane, Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Malines-Bruxelles et vice-président de la COMECE, et le prof. Jean-Pascal van Ypersele, climatologue belge.
Ils  espèrent « un accord fédérateur, global et transformationnel, et basé sur les principes de solidarité, justice et participation. Un accord qui fera passer le bien commun avant les intérêts nationaux. Un accord qui sera également exécutoire pour protéger notre maison commune et tous ses habitants. »
L'appel s'achève par une "prière pour la Terre".
Les signataires de l'appel
Les signataires sont des représentants des catholiques des 5 continents et des patriarches catholiques d'Orient:
- le cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde) et président de la FABC (Asie),
- Mgr Gabriel Mbilingi, archevêque de Lubango (Angola) et président du Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM),
- le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie) et président du Conseil des conférences épiscopales d'Europe (CCEE),
- Mgr Joseph Kurtz, archevêque de Louisville  et président de la Conférence épiscopale (États-Unis),
- le cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising (Allemagne) et président de la Commission des épiscopats de la communauté européenne (Comece),
- Mgr John Ribat, archevêque de Port Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée) et président de la FBCO (Fédération des conférences épiscopales d'Océanie),
- le cardinal Ruben Salazar Gomez, archevêque de Bogota (Colombie) et président du Conseil des épiscopats latino-américains (Celam),
- Mgr David Douglas Crosby, évêque de Hamilton (Canada) et nouveau président de la conférence épiscopale canadienne,
- et le cardinal Boutros Bechara Raï, patriarche d'Antioche des Maronites, et président du Conseil des patriarches catholiques d'Orient (CPCO).
A.B.
Texte intégral de l'appel
L'appel qui suit a été lancé par des Cardinaux, des Patriarches et des Évêques du monde entier représentant les groupements continentaux des conférences épiscopales nationales. Cet appel demande aux négociateurs de la COP21 à Paris d'œuvrer à l'adoption d'un accord sur le climat équitable, juridiquement contraignant et synonyme de véritable transformation. En tant que représentants de l'Église catholique des cinq continents, nous, Cardinaux, Patriarches et Évêques, réunis à l'invitation de la Secrétairerie d'État du Vatican et nous exprimant en notre nom et en celui des populations dont nous avons la charge, formons le vœu que les négociations de la COP21 à Paris déboucheront sur un accord équitable et juridiquement contraignant sur le climat.
Nous formulons une proposition politique en dix points, fondée sur l'expérience des populations des cinq continents et faisant le lien entre le changement climatique et l'injustice sociale et l'exclusion sociale dont sont victimes nos concitoyens les plus pauvres et les plus vulnérables.
Changement climatique : défis et opportunités
Dans sa lettre encyclique, Laudato Si', adressée « à chaque personne qui habite cette planète » (LS 3), le Pape François souligne que « le changement climatique… constitue l'un des principaux défis actuels pour l'humanité ». Le climat est un bien commun, partagé, de tous et pour tous (LS 23). L'environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l'humanité, sous la responsabilité de tous (LS 95). Aujourd'hui croyants et non croyants, nous sommes d'accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. Pour les croyants cela devient une question de fidélité au Créateur, puisque Dieu a créé le monde pour tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés (LS 93). La dramatique accélération du changement climatique constitue une problématique aux incidences mondiales, qui nous oblige à redéfinir le sens que nous accordons aux mots croissance et progrès. Cette problématique interpelle notre mode de vie, nous enjoint à trouver une solution consensuelle, compte tenu de son ampleur et de sa nature planétaire ; elle nous invite à tisser les liens d'une solidarité universelle, d'une solidarité à la fois « intergénérationnelle » et « intra-générationnelle ». (LS 13, 14, 162) Le Pape décrit notre planète comme « notre maison commune », dont nous sommes les intendants: dans l'exercice de notre charge, nous devons sans cesse garder à l'esprit la dégradation humaine et sociale qui procède de la dégradation de l'environnement. Nous préconisons une approche écologique intégrale, nous voulons que la justice sociale soit au centre de l'attention « pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres ». (LS 49).
Les pauvres doivent être associés au développement durable
Tout en déplorant les effets dramatiques de l'évolution rapide du climat sur le niveau des mers, les phénomènes météorologiques extrêmes, la dégradation des écosystèmes et la perte de biodiversité, l'Église est aussi témoin des répercussions, généralement désastreuses, du changement climatique sur les communautés et les populations vulnérables. Le Pape François attire notre attention sur les conséquences irréparables d'un changement climatique sans frein pour de nombreux pays en développement de par le monde. Par ailleurs, dans son discours adressé à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, le Pape a déclaré que l'abus et la destruction de l'environnement sont aussi accompagnés d'un processus d'exclusion constant. Des dirigeants courageux, en quête d'accords exécutoires La construction et l'entretien d'une maison commune durable impliquent un leadership politique courageux et imaginatif. « Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes » (LS 53). Il ressort de données scientifiques fiables que l'accélération du changement climatique serait la conséquence d'une activité humaine sans retenue, s'inscrivant dans une certaine vision du progrès et du développement et reposant exagérément sur l'usage des combustibles fossiles. Sensibles aux dégâts qu'elles provoquent, le Pape et les Évêques catholiques des cinq continents appellent à une réduction draconienne des émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz toxiques.
Nous nous joignons au Saint-Père en plaidant pour une percée majeure lors de la COP21 de Paris, pour atteindre un accord fédérateur, global et transformationnel, et basé sur les principes de solidarité, justice et participation. Un accord qui fera passer le bien commun avant les intérêts nationaux. Un accord qui sera également exécutoire pour protéger notre maison commune et tous ses habitants. Nous, Cardinaux, Patriarches et Évêques, lançons un appel à toutes et à tous et formulons dix propositions politiques précises. Nous appelons la COP21 à trouver un accord international qui limite l'augmentation de la température planétaire aux paramètres suggérés actuellement par la communauté scientifique mondiale pour éviter des conséquences climatiques désastreuses, surtout pour les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. Nous reconnaissons que la responsabilité des nations est certes commune, mais aussi différenciée. Tous les pays ne sont pas au même stade de développement. Mais ils doivent impérativement agir ensemble, dans le cadre d'une entreprise commune.
Nos dix appels :
1.  Garder à l'esprit non seulement les dimensions technique mais aussi et surtout éthique et morale du changement climatique comme stipulé à l'article 3 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
2.  Reconnaître que le climat et l'atmosphère sont des biens communs mondiaux qui appartiennent à tout le monde et sont destinés à tout le monde.
3.  Adopter un accord mondial transformationnel et juridiquement contraignant qui s'appuie sur notre vision du monde, laquelle reconnaît la nécessité de vivre en harmonie avec la nature et de garantir la jouissance des droits humains pour tous, y compris ceux des populations autochtones, des femmes, des jeunes et des travailleurs.
4. Limiter fortement la hausse de la température planétaire et fixer un objectif pour la décarbonisation complète d'ici 2050, de manière à protéger des effets du changement climatique les familles qui sont en première ligne, notamment celles qui vivent dans les îles du Pacifique et sur les régions côtières :  - Veiller à ce que le seuil de température soit inscrit dans un accord mondial juridiquement contraignant, assorti d'engagements et de mesures d'atténuation par tous les pays, lesquels reconnaissent leur responsabilité commune mais différenciée et leurs capacités respectives sur la base de l'équité, de leurs responsabilités historiques et du droit à un développement durable ;
- Veiller à ce que les trajectoires d'émissions des gouvernements soient conformes à l'objectif de décarbonisation et imposer des revues périodiques des engagements et des ambitions, sur la base de l'équité et de données scientifiques. Pour être fructueuses, ces revues périodiques doivent être obligatoires.
5. Élaborer de nouveaux modèles de développement et de nouveaux modes de vie compatibles avec le climat ; s'atteler aux inégalités et sortir les gens de la pauvreté. L'idée centrale est de mettre un terme à l'ère des combustibles fossiles, de faire progressivement disparaître les émissions produites par les combustibles fossiles et d'offrir à tout un chacun l'accès à une énergie renouvelable, saine, fiable et à un prix abordable.
6. Assurer l'accès des populations à l'eau et à la terre pour avoir des systèmes alimentaires résilients et durables, qui donnent la priorité aux solutions trouvées par les personnes plutôt qu'au profit.
7. Garantir la participation et l'implication des populations les plus pauvres, les plus vulnérables et les plus touchées, à tous les niveaux du processus décisionnel.
8. Veiller à ce que l'accord de 2015 enclenche une démarche d'adaptation qui réponde de manière adéquate aux besoins immédiats des communautés les plus vulnérables et qui consolide les alternatives locales.
9. Reconnaître que les besoins d'adaptation dépendent de la réussite des mesures d'atténuation qui sont prises. Il incombe aux responsables du changement climatique d'aider les plus vulnérables à s'adapter et à gérer les pertes et les préjudices et de partager la technologie et le savoir-faire nécessaires.
10. Établir des feuilles de routes précises indiquant comment les pays vont pouvoir tenir leurs engagements financiers additionnels, prévisibles et consistants, en trouvant un financement équilibré entre les mesures d'atténuation et les besoins d'adaptation. Tout ceci appelle à une conscience et éducation écologique sérieuses (LS 202-215)
Prière pour la terre
Dieu d'amour, enseigne-nous à prendre soin de notre maison commune.
Inspire nos chefs de gouvernement au moment où ils vont se réunir à Paris pour :
−  qu'ils entendent le cri de la terre et le cri des pauvres ;
−  qu'ils soient unis de cœur et d'esprit en répondant de façon courageuse,
−  en cherchant le bien commun et la protection de ce jardin magnifique que tu as créé pour
nous, pour nos frères et sœurs, et pour les générations à venir.
Amen.


Jtk

الاثنين، 28 سبتمبر 2015

Écologie, pauvreté, corruption… Les thèmes du discours du pape à l’ONU résonnent fort au Brésil | La-Croix.com - Actualité

Écologie, pauvreté, corruption… Les thèmes du discours du pape à l'ONU résonnent fort au Brésil | La-Croix.com - Actualité

Écologie, pauvreté, corruption… Les thèmes du discours du pape à l'ONU résonnent fort au Brésil

« L'abus et la destruction de l'environnement sont en même temps accompagnés par un processus implacable d'exclusion. » Pour Mgr Flavio Giovenale, évêque de Santarem, dans l'État du Para en Amazonie, ces mots du pape prononcés devant l'ONU vendredi 25 septembre, font écho à une réalité qu'il constate quotidiennement : « Les cultures intensives de soja et de maïs, en plus de tuer progressivement la forêt amazonienne, ne créent pas d'emplois et ne profitent aucunement à la population locale. Les eaux sont polluées et empoisonnent les habitants. »
Berceau de l'Amazonie, le Brésil porte « une grande responsabilité », selon Mgr Guilherme Werlang, évêque d'Ipameri, dans le Goias, au centre du pays.
> A lire : À l'ONU, le pape réaffirme la sacralité de la vie et de la nature

Un climat de « violence, de haine et d'exclusion »

Les mots du pape ont d'autant plus résonné au Brésil que le pays traverse une grave crise politique et économique.
Cette crise a renforcé un climat de « violence, de haine et d'exclusion », repère Mgr Flavio, qui dénonce une hausse du racisme et des discriminations. « Les premiers touchés sont les plus pauvres », ajoute Mgr Guilherme, également en charge de la commission de la charité, la justice et la paix à la conférence épiscopale.
Fragilisés par la hausse du chômage et l'inflation, les pauvres et les Brésiliens de la petite classe moyenne, souvent endettés, sont aussi assujettis à un système de crédit qui, « loin de promouvoir le progrès » comme le dénonce le pape, conduit à « une plus grande pauvreté, à l'exclusion et la dépendance ».
En parlant à voix haute d'un conflit « pas toujours clairement déclaré », lié au trafic de drogue, le pape, là encore, a touché un des problèmes les plus sanglants du pays, le « mal du XX e et du XXI e  siècle », observe Mgr Guilherme. Mal qui « détruit les plus faibles : les enfants et les adolescents », dénonce-t-il.
> A (re) lire : Le Brésil s'enfonce dans une crise économique et politique

Une corruption « présente non seulement au niveau des élites, mais aussi au milieu de nous »

Plus d'un an après la révélation du scandale entourant la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, les critiques du pape retentissent fortement. Pour Mgr Guilherme, cette corruption est « présente non seulement au niveau des élites, mais aussi au milieu de nous, et cela depuis des siècles. Le changement ne viendra pas que des tribunaux, il doit venir de nous tous, des Brésiliens eux-mêmes ».
La presse a pour sa part commenté discrètement le discours papal à l'ONU, saluant principalement son soutien pour la réforme du conseil de sécurité, une demande que renouvellera la présidente Dilma Rousseff, lundi 28 septembre, lors de l'Assemblée générale de l'organisation.


Jtk

الجمعة، 25 سبتمبر 2015

Le pape au Congrès, les 10 points du discours | La-Croix.com - Rome

Le pape au Congrès, les 10 points du discours | La-Croix.com - Rome

Le pape au Congrès, les 10 points du discours

« Chaque fils ou fille d'un pays a une mission, une responsabilité personnelle et sociale. » C'est par ces mots que le pape François s'est adressé aux membres du Congrès des États-Unis jeudi 24 septembre 2015. Saluant successivement « quelques-unes des richesses de (l') héritage culturel, de l'esprit du peuple américain », il l'a, à plusieurs reprises, « encouragé dans (son) effort ».

1/Le fondamentalisme 

« Notre monde devient de plus en plus un lieu de violent conflit, de haine et d'atrocités brutales, perpétrées même au nom de Dieu et de la religion. Nous savons qu'aucune religion n'est exempte de formes d'illusion individuelle ou d'extrémisme idéologique. Cela signifie que nous devons faire spécialement attention à tout type de fondamentalisme, qu'il soit religieux ou de n'importe quel autre genre ». Sans s'engager dans la question d'une intervention armée en Irak ou en Syrie – qui, de l'avis général, ne pourrait se faire sans l'appui des États-Unis –, le pape s'en tient à rappeler « l'équilibre délicat (…) pour combattre la violence perpétrée au nom d'une religion, d'une idéologie ou d'un système économique, tout en sauvegardant aussi la liberté religieuse, la liberté intellectuelle et les libertés individuelles. » Le pape fait peut-être allusion aux tensions créées par la peur du terrorisme islamiste dans nombre de pays occidentaux.

Immédiatement, il mentionne d'ailleurs « une autre tentation dont nous devons spécialement nous prémunir : le réductionnisme simpliste qui voit seulement le bien ou le mal ; ou, si vous voulez, les justes et les pécheurs ». Pour le pape, « le monde contemporain, avec ses blessures ouvertes » implique de rejeter « toute forme de polarisation qui le diviserait en deux camps ». « Imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est la meilleure façon de prendre leur place », rappelle-t-il.

2/ La coopération

« Notre réponse doit au contraire être une réponse d'espérance et de guérison, de paix et de justice. Nous sommes appelés à unir le courage et l'intelligence pour résoudre les nombreuses crises géopolitiques et économiques actuelles ». Pour le pape, l'heure est à une revivification de cet esprit de coopération, qui a « accompli tant de bien tout au long de l'histoire des États-Unis. »

 > À lire aussi : Le pape à Washington : le rôle des lobbys catholiques au Congrès  

Rappelant - en lien avec la Doctrine sociale de l'Église - que la politique doit être « au service de la personne humaine » et du « plus grand bien commun, celui de la communauté, il juge urgent de mettre « en commun nos ressources ainsi que nos talents (...) dans le respect de nos différences et de nos convictions dictées par la conscience ».

3/ Les « native Americans »

« Nous, le peuple de ce continent, nous n'avons pas peur des étrangers, parce que la plupart d'entre nous était autrefois des étrangers. Je vous le dis en tant que fils d'immigrés, sachant que beaucoup d'entre vous sont aussi des descendants d'immigrés. Tragiquement, les droits de ceux qui étaient ici longtemps avant nous n'ont pas été toujours respectés ». Au lendemain de la canonisation du P. Junipero Serra, l'évangélisateur de la Californie, le pape François a tenu à redire sa « plus haute estime » à « ces peuples et à leurs nations, du cœur de la démocratie américaine ».

L'occasion aussi, d'appeler les Américains, à ne « pas répéter les péchés et les erreurs du passé ». « Nous devons nous résoudre à présent à vivre de manière aussi noble et aussi juste que possible, alors que nous éduquons les nouvelles générations à ne pas tourner le dos à nos ''voisins'', ni à rien autour de nous », a-t-il lancé aux membres de ce Congrès américain, auxquels est reproché un certain isolationnisme. « Bâtir une nation nous demande de reconnaître que nous devons constamment nous mettre en relation avec les autres (...) dans un constant effort pour faire de notre mieux ». 

4/ Les réfugiés  

 « Notre monde est confronté à une crise de réfugiés d'une ampleur inconnue depuis la Seconde Guerre Mondiale. Cette crise nous place devant de grands défis et de nombreuses décisions difficiles ». Rappelant que ces « milliers de personnes sont portées à voyager vers le Nord à la recherche d'une vie meilleure pour elles-mêmes et pour leurs proches », le pape François a choisi l'angle de la morale pour s'adresser au Congrès  : « N'est-ce pas ce que nous voulons pour nos propres enfants ? (...) Souvenons-nous de la Règle d'Or : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour les autres aussi » (Mt 7, 12) ». 

Conscient que son appel lancé aux paroisses d'accueillir une famille de réfugiés suscite des réticences, le pape l'affirme  : « Cette règle nous indique une direction claire. Traitons les autres avec la même passion et compassion avec lesquelles nous voulons être traités ». 

5/ La peine de mort

 « Cette conviction m'a conduit, depuis le début de mon ministère, à défendre, à différents niveaux, la cause de l'abolition totale de la peine de mort. Je suis convaincu que ce chemin est le meilleur, puisque chaque vie est sacrée, chaque personne humaine est dotée d'une dignité inaliénable, et la société ne peut que bénéficier de la réhabilitation de ceux qui sont reconnus coupables de crimes ». Sur ce point, le pape François dit son « soutien » et « ses encouragements » aux évêques américains qui ont récemment « renouvelé leur appel pour l'abolition de la peine de mort ». 

6/ La lutte contre la pauvreté  

 « Je voudrais vous encourager à vous souvenir de tous ces peuples autour de nous, enlisés dans le cycle de la pauvreté. Ils ont besoin eux aussi qu'on leur donne l'espérance. La lutte contre la pauvreté et la faim doit être menée constamment et sur plusieurs fronts, spécialement en prenant en considération leurs causes ». 

Tout en rappelant le travail de « beaucoup d'Américains » sur le front de la lutte contre la pauvreté, le pape François rappelle les mots d'ordre de la Doctrine sociale de l'Église  : juste utilisation des ressources naturelles, convenable application de la technologie pour « une économie qui vise à être moderne, inclusive et durable ». 

7/ La sauvegarde de la Création  

 « Ce bien commun inclut aussi la terre, un thème central de l'Encyclique que j'ai écrite récemment afin 'd'entrer en dialogue avec tous au sujet de notre maison commune'. 'Nous avons besoin d'une conversion qui nous unisse tous, parce que le défi environnemental que nous vivons, et ses racines humaines, nous concernent et nous touchent tous' ». 

Reprenant les mots de son encyclique Laudato si', il invite les responsables américains - parmi lesquels se trouvent encore quelques climatosceptiques - « à un effort courageux et responsable (...) pour inverser les effets les plus graves de la détérioration environnementale causée par l'activité humaine ». « Je suis certain que nous pouvons faire la différence et je n'ai aucun doute que les États-Unis – et ce Congrès – ont un rôle important à jouer », insiste-t-il à la veille de la COP21.

 > A lire  : notre dossier sur l'encyclique Laudato Si'  

8/ Cuba, Colombie, Iran  ?...

« Dans cette perspective de dialogue, je voudrais reconnaître les efforts réalisés au cours des derniers mois pour aider à surmonter les différences historiques liées à de déplorables épisodes du passé. C'est mon devoir de bâtir des ponts et d'aider tous les hommes et toutes les femmes, de toutes les manières possibles, à faire de même. Lorsque des pays qui avaient été en désaccord reprennent le chemin du dialogue – un dialogue qui aurait pu avoir été interrompu pour des raisons les plus légitimes – de nouvelles opportunités s'offrent pour tous ». 

Sans précision de noms ou de lieux, le pape François salue le « courage et (la) hardiesse » de ces dirigeants qui, « ayant à l'esprit les intérêts de tous », ont su saisir « le moment dans un esprit d'ouverture et de pragmatisme » et opérer des rapprochements politiques ou diplomatiques audacieux.

9/ Le commerce des armes  

 « Être au service du dialogue et de la paix signifie aussi être vraiment déterminé à réduire et, sur le long terme, à mettre fin aux nombreux conflits armés dans le monde. Ici, nous devons nous demander : pourquoi des armes meurtrières sont-elles vendues à ceux qui planifient d'infliger des souffrances inqualifiables à des individus et à des sociétés ? Malheureusement, la réponse, comme nous le savons, est simple : pour de l'argent ; l'argent qui est trempé dans du sang, souvent du sang innocent. Face à ce honteux et coupable silence, il est de notre devoir d'affronter le problème et de mettre fin au commerce des armes ». 

10/ La famille  

Enfin, rappelant qu'il achèvera ce week-end sa visite aux États-Unis en prenant part à la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie, il termine son discours en leur rendant hommage. « Que la famille a été importante pour la construction de ce pays ! Et combien elle demeure digne de notre soutien et de notre encouragement ! » 

Mais au Congrès américain, il dit aussi sa « préoccupation pour la famille, qui est menacée, peut-être comme jamais auparavant, de l'intérieur comme de l'extérieur ». « Les relations fondamentales sont en train d'être remises en cause, comme l'est la base même du mariage et de la famille », dénonce-t-il avant d'attirer l'attention « sur ses membres les plus vulnérables : les jeunes ». « Au risque de simplifier à l'extrême, nous pourrions dire que nous vivons dans une culture qui pousse les jeunes à ne pas fonder une famille, parce qu'il n'y a pas de perspectives d'avenir ». 

 « Leurs problèmes sont nos problèmes. Nous ne pouvons pas les éviter. Il nous faut les affronter ensemble, échanger à ce sujet et chercher des solutions efficaces au lieu de nous enliser dans des discussions », conclut-il, à la veille de la deuxième assemblée du Synode sur la famille qui se tiendra, à Rome, du 4 au 25 octobre.

 > A lire  : notre dossier sur le synode de la famille  



Jtk

الثلاثاء، 15 سبتمبر 2015

Le Pape François appelle à « humaniser l'économie »Radio Vatican

Le Pape François appelle à « humaniser l'économie »Radio Vatican

Le Pape François appelle à « humaniser l'économie »

Le Pape François lors de son arrivée dans la salle Paul VI - AFP

(RV) « Chercher à humaniser l'économie, unir l'efficacité avec la solidarité » : c'est le rôle d'une banque coopérative, tel qu'expliqué par le Pape François. Ce samedi matin, il recevait en la salle Paul VI au Vatican 7000 personnes, dirigeants, employés et leurs proches de la Banca di Credito cooperativo de Rome (BCC), la Banque de Crédit coopératif.

Dans son discours, le Pape a souligné que le plus grand défi pour une coopérative n'était pas celui de devenir une grande entreprise mais de « croître en continuant à être une vraie coopérative », autrement dit en favorisant « la participation active des actionnaires. Faire ensemble et faire pour les autres ». 

Le Pape François aime les coopératives. Il a déjà eu l'occasion de le leur dire en février en rencontrant deux fédérations italiennes de coopératives. Alors, il a répété à cette banque coopérative les conseils qu'il avait déjà formulés il y a quelques mois : « être un moteur qui développe la part la plus faible des communautés locales et de la société civile, en pensant surtout aux jeunes sans travail, et en pariant sur la naissance de nouvelles entreprises coopératives ». Il les a aussi encouragés à « proposer et mettre en pratique de nouvelles solutions en matière, notamment, de santé », tout en se préoccupant « du rapport entre l'économie et la justice sociale, pour maintenir la dignité et la valeur des personnes ». « Au centre : la personne, pas le Dieu argent ! » s'est-il exclamé.

La banque coopérative doit penser également à « promouvoir un usage solidaire et social de l'argent » car une vraie coopérative est un lieu « où le capital ne commande pas sur les hommes mais les hommes sur le capital ». Autre recommandation : « faire croître l'économie de l'honnêteté en ce temps où l'air de la corruption souffle de partout ». Enfin, la coopérative se doit de « participer activement à la mondialisation ».

Au-delà de ces conseils, le Pape François a insisté sur le principe de « subsidiarité », essentiel pour la doctrine sociale de l'Église. Il s'agit de « ne pas peser sur les institutions et donc sur le pays quand on peut affronter les problèmes avec ses propres forces, avec responsabilité ». Et d'indiquer la route à la banque romaine, invitée à « penser plus grand et à élargir les horizons ».

Enfin, le Pape a souhaité que la BCC « puisse être le noyau autour duquel se construit un grand réseau pour faire naitre des entreprises qui créent de l'emploi », une nécessité pour « donner l'opportunité que chaque homme et chaque femme aient la dignité que donne le travail ».



Jtk

الخميس، 10 سبتمبر 2015

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Date: 10 septembre 2015 16:27:59 UTC+3
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telelumiere vient de mettre une vidéo en ligne telelumiere a mis en ligne la vidéo صور البابا فرنسيس ،وأفكاره، ممنوعة في السعودية (تيلي لوميار). تقرير: ملكة كلاس لا تقفُ ال...

                                             
telelumiere a mis en ligne la vidéo صور البابا فرنسيس ،وأفكاره، ممنوعة في السعودية (تيلي لوميار).
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