الجمعة، 11 أبريل 2014

Le pape François ne serait pas opposé à l’ordination d’hommes mariés | La-Croix.com

Le pape François ne serait pas opposé à l'ordination d'hommes mariés | La-Croix.com

Le pape François lors de l'audience générale, mercredi 9 avril place Saint-Pierre à Rome.

Dans un entretien au quotidien autrichien Salzburger Nachrichten, Mgr Erwin Kraütler, prélat de Xingu (centre du Brésil), a confié avoir discuté avec le pape François, au cours d'une audience le 4 avril, de la possibilité d'ordonner prêtres des viri probati, c'est-à-dire des hommes mariés ayant fait leurs preuves.

 Venu parler au pape de la situation des indigènes au Brésil, dans la perspective d'une encyclique en préparation sur l'écologie, l'évêque d'origine autrichienne a aussi évoqué la question de l'ordination d'hommes mariés, sujet sur lequel le pape se serait montré très ouvert, rapporte l'hebdomadaire catholique The Tablet .

« Je lui ai raconté que, comme évêque du plus grand diocèse du Brésil avec 800 communautés ecclésiales et 700 000 fidèles, je n'avais que 27 prêtres ce qui signifie que nos communautés ne peuvent célébrer l'eucharistie qu'au mieux deux ou trois fois dans l'année », raconte Mgr Kraütler au quotidien salzbourgeois.

« Les évêques doivent être courageux »

Selon lui, le pape lui aurait alors expliqué « qu'il ne pouvait pas prendre personnellement tout en main depuis Rome ». « C'est nous, les évêques, qui sommes le plus fait des besoins de nos fidèles, qui devons être courageux et mettre en oeuvre des solutions concrètes », explique alors Mgr Kraütler à qui le pape a confié qu'« un évêque ne peut agir seul ».

Le pape lui alors confié que « les conférences épiscopales régionales et nationales devraient chercher et trouver un consensus sur la réforme que nous devrons ensuite transmettre à Rome ».

Interrogé alors sur la question de savoir s'il a abordé la question de l'ordination d'hommes mariés au cours de l'audience, Mgr Kraütler a expliqué que « l'ordination de viri probati, c'est-à-dire d'hommes mariés éprouvés pouvant être ordonné au presbytérat, est venue quand nous avons parlé de la situation de nos communautés ».

« Aux évêques de faire des suggestions »

Le pape a lui-même évoqué sa récente audience, en décembre dernier, avec Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, évêque de San Cristobal de las Casas au Chiapas (sud du Mexique), « où chaque communauté dispose d'un diacre mais où beaucoup n'ont pas de prêtre ».

« Il y a 300 diacres là-bas qui ne peuvent naturellement pas célébrer l'Eucharistie. La question était de savoir comment les choses pourraient se poursuivre dans une telle situation, résume Mgr Kraütler. Il appartient aux évêques de faire des suggestions, a encore dit le pape. »

En octobre 2013, le nouveau secrétaire d'État du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin, encore nonce au Venezuela, avait souligné au quotidien vénézuélien El Universal que le célibat ecclésiastique « n'est pas un dogme de l'Église » et qu'« il peut être discuté parce que c'est une tradition ecclésiastique ».



Envoyé de mon Ipad 

الاثنين، 31 مارس 2014

قع رسمي لمتابعة زيارة البابا فرنسيس إلى الأراضي المقدسة

متوفر بلغات عدة من بينها العربية والعبرية

بقلم د. روبير شعيب

روما, 31 مارس 2014 (زينيت) - تم افتتاح الموقع الرسمي لزيارة البابا فرنسيس إلى الأراضي المقدسة والتي تمتد من 24 وحتى 26 أيار 2014.

فللمناسبة قامت لجنة الرؤساء الكنسيين الكاثوليك في الأراضي المقدسة بإنشاء "لجنة وسائل اتصال" خاصة مهمتها وضع الأسس الضرورية للتغطية الصحفية المناسبة للحدث التاريخي.

وقد شرح بيان صادر عن اللجنة عينها أن عملها لن يتوقف فقط على مرافقة الزيارة في الأيام الذي ستتم فيه، بل سيطال أيضًا الفترة السابقة، حيث ستقوم اللجنة بتقديم معلومات ومكنونات هامة لوسائل الإعلام الراغبة في التعريف أكثر بزيارة البابا.

ويشكل الموقع الإلكتروني (http://www.popevisit.org/) إحدى المبادرات الهامة التي تقوم اللجنة بوضعها في خدمة الصحفيين والمهتمين بالزيارة. الموقع متوفر بلغات عدة هي: العربية، العبرانية، الإنكليزية، الفرنسية، الإيطالية، الإسبانية

الجمعة، 21 مارس 2014

Soixante-dix musulmans écrivent au pape François


Rencontre interreligieuse des amis de Chiara Lubich et des Focolari

Antonio Gaspari

ROME, 20 mars 2014 (Zenit.org) - « Que l'unique Dieu qui a illuminé Saint François, puisse guider Vos pas et nous guider tous dans notre marche commune pour le bien de toute l'humanité. Veuillez recevoir, Saint-Père,  l'assurance de nos prières les plus ferventes ». Ainsi s'achève la lettre écrite par 70 musulmans issus de différentes écoles de théologie, au nom de plus de trente pays, remise au pape François au cours d'une rencontre organisée le 20 mars au matin , à la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, avant l'audience générale.

La lettre a été remise personnellement au pape par l'iranienne Shahrzad Houshmand, membre de la délégation interreligieuse « amis de Chiara Lubich du Mouvement des Focolari », qui participait à la rencontre « Ensemble vers l'unité de la famille humaine », organisée à Castel Gandolfo du 17 au 20 mars. La rencontre avait pour objectif de renouveler et renforcer le dialogue interreligieux « dans un esprit visant à unir la famille humaine et réaliser la fraternité universelle ». 

La lettre ajoute : « Nous désirons exprimer notre profond amour et respect pour Votre personne et pour la main que vous avez tant de fois tendue aux musulmans du monde ».

Dans leur lettre, les musulmans se disent « profondément impressionnés par l'esprit évangélique d'humilité et de service » que le pape représente par ses faits et gestes, esprit qui « suscite en nous les musulmans », ajoute-t-elle, « confiance et espérance, en nous faisant revivre la parole de Dieu ».

« En vérité – ajoutent les musulmans en citant le Coran – les plus proches des croyants, en amour, sont ceux qui disent: nous sommes chrétiens, parce qu'entre eux il y a des prêtres et des moines, et parce qu'ils ne sont pas arrogants » (Coran 5:82).

La délégation interreligieuse a ensuite fait part de son appréciation pour les paroles du pape dans l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium, en particulier pour les paroles dites au paragraphe 253 où le pape écrit : «  Le vrai islam et une correcte interprétation du Coran s'opposent à toute violence ».

Dans leur message, les musulmans réaffirment par ailleurs que « les différentes institutions du monde islamique et la majorité absolue des musulmans croient fermement à la Paix et à l'Amour  et s'y engagent ».

Traduction d'Océane Le Gall  

الخميس، 20 مارس 2014

La clé de la popularité du pape François, c’est la modernité de l’Évangile - La revue de presse - Actualité - Liberté Politique

La clé de la popularité du pape François, c'est la modernité de l'Évangile

La clé de la popularité du pape François, c'est la modernité de l'Évangile

Pour le président de l'Association des économistes catholiques*, si le style du pape François est nouveau, ses principes restent fidèles à la tradition de l'Église. Un colloque Evangelii gaudium sur la pensée sociale du pape François, proposé par l'Association des économistes catholiques et Liberté politique, aura lieu à paris le 5 avril. Tribune parue dans Le Figaro du 13 mars 2014.

[Le Figaro, 13/03/14] — UN AN APRES SON ELECTION, le pape François n'en finit pas de surprendre et de fasciner l'opinion. Chacun a de la sympathie pour ce pape plus soucieux de contacts directs et informels que d'un protocole trop strict. Chacun constate l'adéquation parfaite entre ce qu'il vit et ce qu'il dit et sa volonté d'une « Église pauvre pour les pauvres », c'est-à-dire pour tous, car chacun a une forme de pauvreté. Pourtant, certains s'inquiètent : n'assiste-t-on à un infléchissement doctrinal, surtout en matière sociale ? Certaines attaques ont été si absurdes que le Pape lui-même a cru utile de préciser qu'il n'était pas marxiste et que « le marxisme est une idéologie erronée » !

Pourquoi ces soupçons ? Il y a la forme et le fond. La forme est directe et radicale. Ainsi quand il s'insurge contre le fait que la mort d'une vieille femme dans la rue, en raison du froid, ne fait pas les gros titres, alors que la baisse des indices boursiers attirera l'attention des médias. Ou lorsqu'il dénonce une « économie sans visage », une « économie qui tue » ou encore l'idolâtrie de l'argent et « un esprit de consommation effréné ». Mais le Christ lui-même n'avait pas un langage de salon ni même de diplomate en chassant les marchands du Temple ou en expliquant qu'il serait plus difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux qu'à un chameau de passer par le trou d'une aiguille ou encore que les prostituées nous précéderaient dans le Royaume de Dieu.

Si le langage de François séduit, c'est qu'il a la nouveauté de l'Évangile. Face à un monde souvent conformiste, il est nécessaire de réveiller les consciences et de sortir du langage politiquement correct. C'est bien le Christ qui a dit « que votre langage soit oui, oui, non, non ». Dire au jeune homme riche, « vends tes biens et suis-moi » est encore plus radical ! La forme directe utilisée par François est dans la ligne droite de l'Évangile. Si elle nous bouscule et provoque une prise de conscience, c'est qu'elle a atteint son but.

Rien de nouveau dans la doctrine sociale

Le fond est-il différent de celui de ses prédécesseurs ? Lui-même a déclaré, à propos de son exhortation apostolique Evangelii Gaudium,« qu'il n'y a rien que l'on ne retrouve dans la doctrine sociale de l'Église ». Comment pourrait-il en être autrement ? Si en matière de doctrine un pape disait autre chose que ses prédécesseurs, c'est qu'il ne s'agirait pas de doctrine ! Mais le monde change et Benoît XVI avait expliqué qu'il  « n'y a pas deux typologies différentes de doctrine sociale, l'une préconciliaire et l'autre postconciliaire, mais un unique enseignement, cohérent et en même temps toujours nouveau ; il est juste de remarquer les caractéristiques propres à l'enseignement de chaque pontife, mais sans jamais perdre de vue la cohérence de l'ensemble du corpus doctrinal ». C'est ce qui se produit avec François. Le communisme s'est effondré, le marché semble triompher, plaçant au centre la liberté humaine. François met logiquement le doigt sur la façon dont l'économie fonctionne aujourd'hui.

Qui pourrait nier qu'à la place du libre marché on a souvent un capitalisme de connivence et des phénomènes de corruption, que l'exclusion touche beaucoup de personnes et de peuples, que nous sommes dans la société du jetable, où l'homme lui-même peut être traité comme un déchet, et que l'on assiste à « une mondialisation de l'indifférence », bref à « une crise anthropologique profonde » avec « la négation du primat de l'être humain ». Ce sont des réalités que François dénonce car elles sont bien éloignées de la conception que l'Église se fait, dans sa doctrine sociale, de l'économie de marché. Ce capitalisme de connivence, que l'on trouve notamment dans certains pays du tiers-monde, c'est le mauvais capitalisme q ue dénonçait déjà Jean-Paul II, celui qui ne connaît ni « contexte juridique ferme » ni « éthique ».

Sursaut des consciences

Pour autant, si on lit attentivement Evangelii Gaudium, François ne remet en cause aucun des principes de la doctrine sociale, ni bien sûr la dignité de la personne, ni la propriété privée liée à la destination universelle des biens, ni la solidarité et la subsidiarité, ni le rôle des corps intermédiaires, ni le bien commun. Tout cet enseignement de l'Église, de Léon XIII à Benoît XVI, François l'accepte, comme il le dit lui-même, « en fils de l'Église ». Or ses prédécesseurs ont montré en quoi ces principes débouchaient sur une économie de marché bien comprise, respectueuse des droits de chacun grâce à ce contexte juridique ferme et à cette éthique que réclamait Jean-Paul II. Nous en sommes souvent loin, nous dit François, appelant à un sursaut des consciences, à la révolution du cœur, au sens des responsabilités de chacun, tout en prônant la disparition de ce que Jean-Paul II appelait « les structures de péché ».

Ceux qui semblent s'inquiéter des propos de François ne sont-ils pas les premiers à dire que nous sommes aujourd'hui souvent loin d'une économie de liberté et de responsabilité, d'une véritable économie de marché ? François n'appelle pas à détruire la liberté responsable mais à dépasser une mentalité matérialiste et égocentrique, dans le souci des autres et du bien commun. Jésus disait-il autre chose en rappelant l'importance de l'amour du prochain et en affirmant, face à Satan, « que l'homme ne vit pas seulement de pain » ?

* Professeur d'économie à l'université d'Aix-Marseille. Dernier ouvrage paru : « Propos d'éthique » (Puam, 2012, en collaboration avec Nicolas Madelénat di Florio).

JEAN-YVES NAUDET

Colloque "Evangelii gaudium,
la pensée sociale du pape François"
Paris, 5 avril
paroisse catholique St-Pierre-du-Gros-Caillou

Entrée libre sur inscription

Renseignements et programme : www.libertepolitique.com

Contact : Chantal Berthion
06 74 26 67 33 ou 01 47 63 97 85

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Envoyé de mon Ipad 

الجمعة، 14 مارس 2014

Pourquoi le pape jésuite a choisi de s'appeler François


Les affinités spirituelles entre le Poverello et saint Ignace

Nicola Rosetti

ROME, 14 mars 2014 (Zenit.org) - Une année est passée depuis qu'au soir du 13 mars 2013, le cardinal protodiacre Jean-Louis Tauran est apparu au balcon de la loge centrale de Saint-Pierre pour annoncer au monde l'arrivée du cardinal Jorge Mario Bergoglio sur le Siège de Pierre.

Le pontificat a commencé sous le signe de plusieurs « primats » : premier pape latino-américain, premier jésuite à devenir évêque de Rome et premier pape à prendre le nom de François.

Ce dernier point appelle quelques éclaircissements : pourquoi le pape jésuite a-t-il choisi de s'appeler comme le fondateur des Frères Mineurs ? L'explication a été donnée par le pape en personne, lors de sa première rencontre avec les journalistes, le 16 mars. Le pape expliqua comment le nom de François lui était venu à l'esprit, lorsque son confrère le cardinal Claudio Hummes, après son élection, lui avait dit: « N'oublie pas les pauvres ». C'est à ce moment-là que le cardinal Bergoglio décida de prendre le nom de François.

Mais une autre explication peut venir en visitant un lieu de la tradition jésuite, situé en plein centre de Rome : l'Église du Gesù. La compagnie est très attachée à cette église, qui abrite la dépouille mortelle d'Ignace de Loyola, qui vécut d'ailleurs dans une des pièces jouxtant le monument, aujourd'hui ouverte au public.

A l'intérieur de l'édifice, se trouve une petite chapelle aujourd'hui consacrée au Sacré Cœur de Jésus mais qui était jadis dédiée à saint François. En effet, au XVI siècle, François Borgia, troisième préposé général de la Compagnie de Jésus, fit construire une chapelle en l'honneur du saint dont il portait le nom et la fit embellir de toiles, œuvres des artistes Joseph Paniz et Paul Bril, représentant des scènes de la vie du Poverello d'Assise.

François Borgia commanda cette série de peintures franciscaines pour souligner les ressemblances entre le fondateur des frères mineurs et celui des jésuites. Il suffit de penser au dépouillement de saint François qui renonce à ses biens devant l'évêque d'Assise, pour reconnaître qu'Ignace aussi fit le choix de suivre Jésus sur les chemins de la pauvreté. Par ailleurs, Ignace comme François, avant de se convertir, étaient des chevaliers.

Une autre scène dépeignant saint François devant le Sultan, se prête à un parallèle avec l'œuvre d'Ignace : son ordre, comme l'ordre franciscain, sera avant tout missionnaire et s'en ira dans les endroits les plus reculés pour annoncer l'Évangile.

En résumé, la spiritualité d'Ignace est très proche de celle de François et la vie du pape François jésuite le souligne encore davantage.

Traduction d'Océane Le Gall

الخميس، 13 مارس 2014

La première année du pape François | La-Croix.com

http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/La-premiere-annee-du-pape-Francois-2014-03-11-1118577?xtor=EPR-9-%5B1300595972%5D


Envoyé de mon Ipad

PREMIER ANNIVERSAIRE DE L'ELECTION


Cité du Vatican, 12 mars 2014 (VIS). Demain sera le premier anniversaire de l'élection du Pape François, 365 jours d'un pontificat qui se présente comme "un temps de miséricorde. En un an, ce pasteur suprême "venu du bout du monde", qui n'a cessé de demander qu'on prie pour lui, a engagé l'Eglise dans une nouvelle façon de vivre en son sein. Ce "curé du monde", comme l'a défini son secrétaire Mgr.Xuereb, "ne veut pas perdre une seule minute". Il travaille avec intensité et prend peu de repos, réservant la plupart de ses pauses à la prière, du chapelet tout particulièrement. S'exprimant à Radio Vatican, le Directeur de la Salle de Presse a souligné combien le Saint-Père "a imprimé un nouvel élan à la marche de l'Eglise". La première caractéristique de cette première année de pontificat, a ajouté le P.Lombardi, "est sans aucun doute la grande attention du public, et pas seulement des catholiques pratiquants. Son message est l'objet d'une attention universelle. Je pense et j'espère que cet enracinement dans le coeur des gens est la conséquence de ses paroles d'amour et de miséricorde, d'attention et de proximité, qui viennent de Dieu". Avec François, "l'Eglise se présente vraiment comme un peuple qui marche, capable d'un grand dynamisme. Ce Pape a imprimé une forte poussée à ce cheminement de l'Eglise à la recherche de la volonté de Dieu, à la recherche de sa mission universelle au service de tous et en particulier des périphéries et des confins de ce monde". L'attention qu'il suscite vient de lieux, de personnes et d'organes de presse également auxquels on n'était pas habitué, ce qui signifie que son message porte".

Le pape François, un patron qui consulte large | La-Croix.com

Le pape François, un patron qui consulte large

Ce que change le pape (4/5). Le pape François se montre déterminé à réformer la Curie romaine et le gouvernement de l'Église.

Consultant beaucoup, il s'est entouré d'un conseil de huit cardinaux. Il lance de longs processus, comme les synodes sur la famille, mais au final, décide seul.

« Chaque fois qu'il nous reçoit, j'ai l'impression de me trouver devant un dirigeant du CAC 40. » Ce laïc qui a travaillé pour le pape François à la réforme de la gestion du Vatican emploie une image partagée – et redoutée – au Vatican, celle d'un pape patron. À l'heure des audits menés par de grands cabinets externes, du gel des embauches, du pointage horaire par endroits, des renvois de prêtres dans leur diocèse et de nominations parfois très longues avant d'être confirmées, la Curie romaine découvre un pape qui gouverne directement.

« De loin, il est franciscain mais quand vous vous approchez, vous voyez le général jésuite », observe une employée de Radio Vatican, redoutant des coupes prochaines dans la station. D'autres témoignent d'un climat social difficile tandis que des chefs de dicastères (équivalent de ministères dans la Curie) s'épuisent à faire valoir l'utilité de leur administration de crainte que celle-ci ne disparaisse dans le jeu de fusions et rapprochements à venir parmi les divers Conseils pontificaux.

La réforme de la Curie a bel et bien commencé et le nouveau pape se montre déterminé à mener à bien ce travail, délaissé par Jean-Paul II et Benoît XVI. « Il a reçu à ce sujet l'équivalent d'un mandat de la part des congrégations générales », estime une observatrice proche du Vatican, en référence aux débats du préconclave. « C'est un pontificat non pas de magistère mais de gouvernement », résume une autre source.

Le pape a institutionnalisé une forme de consultation permanente

La détermination unanimement reconnue du pape François n'exclut pas toutefois sa patience pour avancer sans rupture, autre trait de sa méthode de gouvernement. Une méthode de proximité, d'écoute, de discernement et d'habileté de celui qui se définit, dans son entretien aux revues jésuites, paru en juillet, « un po furbo » (un peu malin). Et qui admet aujourd'hui, contrairement à ses années comme jeuneprovincial en Argentine, « que la consultation est essentielle ».

La première année du pontificat a ainsi été marquée par la mise en place de deux commissions référentes d'experts pour la réorganisation financière et administrative du Saint-Siège. Deux consistoires ont, par ailleurs, été convoqués pour consulter l'ensemble des cardinaux sur des points précis. Six mois après son élection, le pape a aussi réuni tous les chefs de dicastères et ses collaborateurs pour « écouter les considérations et les conseils ».

Surtout, le pape a institutionnalisé une forme de consultation permanente, s'entourant dès le début de son pontificat d'un conseil de huit cardinaux pour l'aider à réfléchir aux réformes. Ce « C8 », ainsi qu'il est désormais surnommé, s'est réuni, depuis, à trois reprises à Rome. Ses autres sessions sont fixées, fin avril puis début juillet, rythmant ainsi le travail en cours et entretenant un climat médiatisé d'attente de réformes.

« François cherche à valoriser toute l'Église »

Ce « C8 » exprime également une forme de collégialité avec l'évêque de Rome, associant l'Église universelle à la réforme de la Curie ; la périphérie avec le centre, selon la terminologie chère au pape François, qui a choisi ses conseillers-­cardinaux dans les cinq continents. De même, la composition du tout nouveau Conseil pour l'économie, créé pour surveiller l'ensemble de la gestion du Vatican, reflète un souci d'universalité et de détachement de son emprise italienne.

« François cherche à valoriser toute l'Église », résume le P. Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite Civiltà Cattolica, faisant allusion aux mentions – jusqu'alors inhabituelles dans un document romain – des travaux de conférences épiscopales nationales dans l'exhor­tation apostolique du pape : « Pour lui, on passe un temps à Rome, pas nécessairement toute sa vie ; il doit y avoir des allers-retours avec les Églises locales. »

Cette conception circulaire plutôt que verticale de la gestion des carrières ecclésiastiques devrait se traduire, par exemple, par la nomination de chefs de dicastères à de hautes responsabilités diocésaines dans leur pays d'origine.

« Chemin de patience »

Place, en revanche, aux laïcs. « Des laïcs hommes et femmes ! » insiste un des cardinaux du C8. Valoriser toute l'Église signifie pour le pape argentin et son entourage d'impliquer les laïcs dans la prise de décision. Une présence désormais établie dans le nouveau Conseil pour l'économie. De plus, des cardinaux proches du pape ont récemment donné de la voix pour la nomination d'une femme – ou d'un couple marié – à la tête d'un dicastère, à l'image du cardinal hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga, membre du « C8 ».

Au-delà de Rome, l'ancien archevêque de Buenos Aires, qui affectionne la « théologie du peuple », cherche aussi à responsabiliser les laïcs dans les Églises locales, rejetant le « cléricalisme ».Le questionnaire diffusé en amont d'un prochain Synode sur la famille porte la marque d'une volonté de consultation large, inédite dans le gouvernement romain.

Ce futur Synode, suivi d'un autre fin 2015 sur le sujet, est une autre illustration du « chemin de patience », selon l'expression du pape François, que celui-ci est prêt à emprunter pour gouverner. À l'espace de pouvoir, il oppose l'engagement de longs processus.

Un choix définitif, que le pape jésuite prend seul

Avec la prière, comme première conseillère de ce pape religieux. Son secrétaire personnel, Mgr Alfred Xuereb, a expliqué sur Radio Vatican comment la prière guide le pape « pour choisir ceux qu'il appelle à être ses collaborateurs proches ».

« Il consulte tout le monde et prie. Sa décision n'est pas l'affirmation de son idée », résume un journaliste italien, ami de Jorge Bergoglio. Mais il y a bien au final une décision, quelle que soit l'étendue de son cheminement.

Un choix définitif, que le pape jésuite prend seul. Comme l'analyse Giovanni Maria Vian, directeur de l'Osservatore Romano, « par le Conseil des cardinaux et la réforme de la Curie, François est, en fait, en train de renforcer la papauté ».



Envoyé de mon Ipad 

VIDÉO Les gestes du pape François | La-Croix.com

VIDÉO Les gestes du pape François

Quatre journalistes de « La Croix », qui ont suivi l'actualité romaine, reviennent sur la première année du pontificat de François à partir des gestes du pape qui les ont marqués.

Qu'il s'agisse de sa visite improvisée à Lampedusa le 8 juillet 2013 ou de sa rencontre spontanée avec un jeune autiste en octobre, le pape François a en effet su imposer son style, par sa manière d'habiter la fonction.

La visite à Lampedusa

Le 8 juillet 2013, le pape François se rend sur l'île sicilienne de Lampedusa « porte de l'Europe » pour des milliers d'immigrés.

Ce premier déplacement hors de Rome, avec une part d'improvisation, a marqué Guillaume de Goubert, rédacteur en chef à La Croix et envoyé spécial permanent du temps de Jean-Paul II.

 Relire l'article  ici : À Lampedusa, le pape François fustige l'indifférence 

Didier, l'enfant qui s'est assis sur le siège du pape

Lors de la rencontre avec les familles, organisée samedi 26 octobre au Vatican, un groupe d'enfants est invité à saluer le pape François.

L'un d'eux, au lieu de redescendre de l'estrade comme les autres reste près du pape, le serrant dans ses bras, jouant avec son crucifix avant d'aller s'asseoir, très à l'aise, à l'invitation du pape lui-même, sur le fauteuil blanc de ce dernier.

C'est le geste qu'a retenu Bruno Bouvet, chef du service religion de La Croix.

 Relire l'article ici : Didier, l'enfant qui s'est assis sur le siège du pape 

Messe à Sainte-Marthe : le pape François appelle à « renouveler » l'Église

À quelques jours de son départ de Rome, après y avoir été l'envoyé spécial permanent de La Croix pendant quatre ans, Frédéric Mounier assiste samedi 6 juillet, à 6 h 30 du matin, à la messe « semi-publique » célébrée par le pape dans la chapelle Sainte-Marthe.

La liturgie est épurée et le pape improvise son homélie, dans laquelle revient de manière répétée un mot marquant : « renouvellement ».

 Relire le post du blog Vu de Rome : Le pape François lors de sa dernière messe à Sainte Marthe : «N'ayons pas peur de renouveler les structures dans l'Église» 

La conférence de presse dans l'avion de retour de Rio

Rôle des femmes, accueil des homosexuels, relation avec Benoît XVI, réforme de la Curie : le pape se livre à un inédit jeu de questions-réponses avec la presse dans l'avion qui le mène, dans la nuit de dimanche 28 à lundi 29 juillet, de Rio de Janeiro à Rome, à son retour des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Sébastien Maillard, envoyé spécial permanent de La Croix à Rome, y était. Il a découvert un pape très à l'aise avec les questions des journalistes, malgré la fatigue et les secousses de l'avion papal.

 Relire l'article ici : Ce que le pape François a dit aux journalistes dans l'avion 



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La première année du pape François en dix temps forts

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/03/13/01016-20140313ARTFIG00007-la-premiere-annee-du-pape-francois-en-dix-temps-forts.php


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