الأحد، 31 أغسطس 2014

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d’Irak 11:38 - 30/08/14 - FRATMAT.INFO, l'Actualité en continu...

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak 11:38 - 30/08/14 - FRATMAT.INFO, l'Actualité en continu...

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak 11:38 - 30/08/14

Le Vatican face aux persécutions des chrétiens d'Irak

ans Appels sur l'actualité, lundi 25 août, un auditeur de Bamako se pose des questions sur la position du Vatican face aux chrétiens d'Irak. Le pape François a évoqué récemment les persécutions dont ils sont victimes. Il a même dit que, s'il le fallait, il pourrait se rendre sur place.

Le Pape peut-il jouer un rôle important dans la crise Irakienne ? Quelle est sa marge de manœuvre ?

Le pape François joue déjà un rôle important dans sa volonté de mobiliser les consciences. Son style direct, qui interpelle, s'y prête plutôt bien et on peut dire que quand François parle il est écouté. Rappelons-nous de Lampedusa...

On se souvient en septembre dernier qu'il avait organisé une prière pour la paix en Syrie place Saint-Pierre qui avait rassemblé des dizaines de milliers de personnes, et qui avait eu lieu alors que les Etats-Unis et la France faisaient pression pour bombarder Bachar el-Assad. Le pape avait même écrit à Vladimir Poutine pour lui demander de tout faire en son pouvoir pour tenter d'éviter ses frappes. Des frappes qui, on le sait, n'ont pas eu lieu et beaucoup disent ici que le pape François y a été pour beaucoup dans la désescalade. La crise en Irak, à la suite de la Syrie, ne le laisse pas indifférent, loin de là. Il a envisagé de se rendre en Irak et rappelait il y a une semaine qu'il était « licite d'arrêter l'agresseur » en évoquant la barbarie des jihadistes.

La tradition diplomatique du pape et du Saint-Siège est de se baser sur les Nations unies…

Oui, en 2005, l'Assemblèe générale de l'ONU avait adopté le principe de protéger par les armes les populations contre les massacres de masse, et trois ans plus tard, à la tribune de l'ONU, Benoit XVI avait soutenu ce principe. François est plus volontariste que son prédécesseur : le 9 août dernier, il a même envoyé une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans laquelle appelait « la communauté internationale de prendre des mesures pour mettre fin à la tragédie humanitaire en cours en conformité avec le préambule et les articles concernés de la charte des Nations unies ». Sans en préciser la nature, il s'agissait clairement d'un feu vert à une intervention. La marge de manœuvre du pape est bien sur limitée puisque le Saint-Siège n'est qu'observateur à l'ONU, mais le 10 août, l'observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève, Mgr Tomasi, affirmait clairement qu'une intervention militaire était une option nécessaire pour stopper l'Etat islamique.

Le pape François a envoyé un émissaire en Irak lundi 11 août. Quelle est précisément sa mission sur place ?

Preuve de l'implication personnelle du pape dans cette crise, il a donc envoyé l'un de ses proches, le cardinal Filoni. C'est tout un symbole, car celui-ci fut le nonce apostolique (l'ambassadeur du Vatican) à Bagdad jusqu'en 2006 : il fut le dernier diplomate occidental à rester en poste dans la capitale irakienne alors que le pays sombrait dans le chaos suite à l'invasion américaine. Filoni s'est rendu dans le Kurdistan irakien pour une mission avant tout d'ordre humanitaire puisqu'il y a rencontré les minorités chrétiennes et Yézidis, chassées par les jihadistes de l'Etat islamique. Il a apporté un million de dollars d'aide pour ces réfugiés.

A son retour, il a d'ailleurs raconté combien il avait été d'ailleurs bouleversé par les regards vides de ces femmes et enfants rencontrés à Erbil ou d'autres villes et qui vivent dans des camps de fortune. Le cardinal Filoni qui a également rencontré les autorités irakiennes, le président kurde Massoud Barzani et le chef de l'Etat irakien Fouad Massoum à qui il a remis une lettre du pape dans laquelle il remercie ce dernier d'accueillir son émissaire personnel. « Quand le pape m'a confié cette mission, même s'il ne me l'a pas dit, j'ai eu l'intuition qu'il aurait voulu y aller lui », a raconté le cardinal à son retour. François qui a reçu le cardinal Filoni longuement, dès le lendemain de son voyage pour écouter longuement son rapport.

Cette crise irakienne vient-elle montrer un virage diplomatique du Saint-Siège ?

Plus qu'un virage, c'est une confirmation : celle que la diplomatie du Vatican revient en force sous le pontificat du pape François. On vient d'ailleurs de le voir la semaine passée avec les messages au président chinois que le Pape a envoyés alors que son avion survolait la Chine de retour de Corée du Sud. Le pape Bergoglio est celui qui fait revenir le Saint-Siège sur le devant de la scène internationale - non pas qu'il avait disparu mais les dossiers internationaux étaient moins une priorité de Benoît XVI.

Il faut se rappeler que le pape a choisi comme secrétaire d'Etat Pietro Parolin, un
diplomate chevronné, qui a notamment été nonce au Venezuela et très impliqué dans le dialogue avec l'Asie. On vient d'évoquer le cardinal Fernando Filoni émissaire en Irak, on pourrait citer aussi la venue le 8 juin dernier au Vatican des présidents israélien et palestinien Shimon Peres et Mahmoud Abbas priant autour du pape pour la paix.

Derrière les gestes forts, le ton est ferme face aux grandes crises qui traversent la planète : en témoigne par exemple le 12 août dernier, au nom du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux qu'il préside, le cardinal français Jean-Louis Tauran demandait avec une inhabituelle fermeté aux responsables musulmans de condamner unanimement et sans ambigüité les crimes de l'Etat islamique.



Envoyé de mon Ipad 

الأربعاء، 27 أغسطس 2014

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d’un bidonville de Buenos Aires | La-Croix.com

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d'un bidonville de Buenos Aires | La-Croix.com

Le pape a « pleuré » avec les habitants évacués d'un bidonville de Buenos Aires

Le pape François affirme avoir « pleuré » devant « la cruauté dans les cœurs », en solidarité avec les habitants d'un squat évacué par la police de Buenos Aires, dans un mail adressé à un de ses amis argentins.

Dans ce courriel adressé à son ami Gustavo Vera, fondateur de l'ONG « La Almeda », que reproduit mercredi 27 août l'agence catholique SIR, le pape François exprime son incompréhension pour cette évacuation par la force il y a trois jours : « Je viens de lire ta lettre. Ta dernière phrase résume mes sentiments :"cela semblait Gaza", et je me suis mis à pleurer. Je ne comprends pas pourquoi. Je caresse de mes larmes tous ces gens, ces mères avec leurs enfants », écrit le pape argentin.

« Quand je suis revenu de Corée, dans l'avion (le 18 août, aux journalistes), j'ai parlé de la cruauté qui revêt de nombreux habits :"ce qui m'intéresse !", "qu'ils aillent travailler !", "ce sont des gens qui ne s'insèrent pas dans la société !" De telles paroles (…) manifestent tant de cruauté », observe le pape.

« Je suis près de ces gens, je prie et je demande qu'ils ne soient pas laissés seuls », conclut le pape dans ce message que l'ONG a fait parvenir à SIR.

Cette nouvelle « villa miseria » (bidonville) apparue en février dans le quartier de Villa Lugano, au sud-est de Buenos Aires, avait pris le nom de « Papa Francisco ». Quelque 700 familles y vivaient dans des cabanes précaires, parfois en carton. Huit cents hommes de la gendarmerie et de la police ont participé à l'opération d'évacuation.

À Buenos Aires, plus de 160 000 personnes (sur 3 millions d'habitants) vivent dans une quinzaine de bidonvilles, selon un recensement récent.



Envoyé de mon Ipad 

الثلاثاء، 26 أغسطس 2014

Le sens de l’événement | Vu de Rome-26/8/2014

Le sens de l'événement | Vu de Rome

Le sens de l'événement

Bonne rentrée. A Rome, elle s'ouvre par une fête : un « match interreligieux pour la paix » réunissant des joueurs prestigieux, au-delà de tous clivages et rivalités, afin que le football international ne soit pas seulement associé aux salaires mirobolants de ses protagonistes mais célèbre la fraternité et le bel esprit du sport.

L'événement du 1er septembre s'annonce ainsi plein d'intentions généreuses et générales et promet d'envoyer un peu de baume au cœur humain après un été à l'actualité guerrière sans répit. Le match, qui fait notamment appel à plusieurs talents de Buenos Aires (Javier Zanetti, « Violetta »,..), a été « inspiré », selon ses organisateurs, par le pape argentin. Le Vatican a participé à sa promotion.

Il y a bientôt un an, le même pape créait l'événement par une autre initiative pour la paix toute aussi inédite : une veillée de prière spécialement dédiée à la Syrie organisée place Saint-Pierre et ouverte à tous, au-delà des différences de confessions.

Son « invocation pour la paix » du 8 juin dernier, dans les jardins du Vatican, aux côtés des présidents israélien Shimon Pérès et Mahmoud Abbas, est aussi à retenir parmi ces événements à portée mondiale créés de toute pièce depuis Rome. Un autre a été évoqué contre le trafic d'être humains avant la fin de l'année.

Avec Assise en 1986, Jean-Paul II avait déjà créé l'événement. Mais cela reste l'exception alors que, sous François, les initiatives inédites deviennent un trait marquant du pontificat. Les caméras du monde entier ne se tournent pas vers Saint-Pierre seulement à l'occasion d'une solennité de l'année liturgique, une canonisation, une année jubilaire ou tout autre temps fort ecclésial. Elles y viennent aussi en rapport avec l'actualité internationale la plus brûlante. Rome se met ainsi dans le circuit, réagissant aux événements agitant le monde plutôt que vivant seulement au rythme implacable de son calendrier propre.

Si le pape et le Vatican apparaissent en première ligne, le reste de l'Eglise catholique est aussi appelée à relayer et diffuser l'initiative romaine : la prière pour la Syrie du 7 septembre avait été ainsi suivie à travers le monde.

Hors actualité, ce pontificat est en train de faire de Rome un centre événementiel pour d'autres occasions. Le 28 septembre prochain, le pape François donne rendez-vous aux grands-parents et seniors pour valoriser l'apport des plus anciens, thème qui lui est si cher. A la Saint-Valentin, il avait réuni des milliers de fiancés venus de divers coins d'Europe et de plus loin. Une façon de les rejoindre à partir de cette fête, quand bien même elle ne figure plus au calendrier liturgique.

Les angélus du dimanche donnent aussi parfois lieu à une surprise place Saint-Pierre, telle la distribution gratuite de « médicaments spirituels », d'évangiles. Ou encore par un lâcher de colombes pour la paix avec deux enfants.

En inventant ces rendez-vous graves ou légers, solennels ou festifs, François rénove et restaure la papauté, en faisant une force créative, comme il invite le reste du clergé à l'être. Et avec chaque fois un sens aigu de la communication et de l'image qui, en notre temps, assure une reprise médiatique immédiate d'un événement.

Quant à l'apport de tout cela sur le fond, il serait prématuré, et d'ailleurs impossible, d'en prendre toute la mesure. Dans l'immédiat, comme dirait François, « cela nous fait du bien ».



Envoyé de mon Ipad 

الجمعة، 18 يوليو 2014

كان يدعو المسلمين إلى عدم السقوط في تجربة الكره وإلى عيش "أخوة أصيلة" مع المسيحيين

معايدة فاتيكانية رسمية بمناسبة عيد الفطر

بقلم فريق زينيت

الفاتيكان, 18 يوليو 2014 (زينيت) - المجلس البابوي
للحوار بين الأديان
نحو أخوّة أصيلة بين المسيحيين والمسلمين
رسالة بمناسبة ختام شهر رمضان
عيد الفطر لعام 1435 ه / 2014 م
الفاتيكان
أيها الإخوة والأخوات المسلمون الأعزاء
يسرُّنا أن نقدِّم لكم أحرَّ التهاني القلبية وأطيب التمنِّيات لمناسبة عيد الفطر في ختام شهر رمضان
المكرّس للصوم والصلاة ومساعدة الفقراء.
في السنة الماضية، الأولى من حبريّته، وقّع البابا فرنسيس شخصيًّا على الرسالة الموجهة إليكم
بمناسبة عيد الفطر. وفي مناسبة أخرى، حيّاكم قائلا : "إنّكم إخوتنا"، (صلاة التبشير الملائكي 11 آب أغسطس
2013 ). كلّنا نعرف أهميّة ومعنى هذه الكلمات. في الواقع إن المسيحيّين والمسلمين هم إخوة وأخوات
في العائلة البشرية الواحدة التي خلقها الله الأوحد.
ونودّ أن نذكر أيضًا بما قاله البابا يوحنا بولس الثاني في خطابه لبعض رجال الدين المسلمين في
العام 1982 : "جميعنا، مسيحيون ومسلمون، نعيش تحت شمس الإله الواحد الرحيم. وجميعنا نؤمن
بإله واحد خالق الإنسان. ونعترف بسلطانه، وندافع عن ك ا رمة الإنسان كخادم لله. وإنّنا جميعًا نعبد
الله ونسلِّم أمرنا إليه تسليمًا كاملا . وفي هذا السياق يمكننا أن ندعو بعضنا البعض أخ وة وأخوات
.( في الإيمان بالله الأوحد" (كادونا، نيجيريا في 14 شباط/فب ا رير 1982
إنّنا نشكره تعالى على ما جعله مشتركًا بيننا، مع أننا ندرك اختلافاتنا. نحن نعي أهمية تعزيز حوار
مثمر مرتكز على الاحت ا رم المتبادل والصداقة. وإذ تشكل قيمنا المتقاسمة، والتي تعززها مشاعر
الأخوّة الأصيلة، مصدر إلهام لنا، إننا مدعوون للعمل معًا في سبيل العدالة والسلام واحت ا رم حقوق
وكرامة كلّ شخص. نشعر بمسؤوليتنا حيال الأشخاص الأكثر حاجة: الفقراء، المرضى، الأيتام،
المهاجرين، ضحايا الاتّجار بالبشر، وكلّ من يتألّمون ويعانون نتيجة الإدمان بجميع أشكاله.
كما نعلم، على عالمنا المعاصر أن يواجه تحديات خطيرة تتطلب تضامنًا من قبل الأشخاص ذوي
الإرادة الطيبة. هذه التحديات تتضمن التهديدات المحدقة بالبيئة، الأزمة الاقتصادية العالمية وارتفاع
نسبة البطالة ولا سيّما بين الشباب. وتولد هذه الأوضاع شعو اً ر بالهشاشة وانعدام الرجاء في
المستقبل. ويجب ألا ننسى أيضًا المشاكل التي تواجهها العديد من العائلات المنقسمة، والتي تركت
أحباءً وأطفالا صغارًا في بعض الأحيان.
لنعمل معًا إذًا من أجل بناء جسور سلام وتعزيز المصالحة لاسيما في المناطق حيث يعاني
المسلمون والمسيحيون معًا من أهوال الحرب.
فلتلهمنا صداقتنا دائمًا على التعاون في مواجهة هذه التحدِّيات الكثيرة بحكمة وحذر. وهكذا يمكننا
الإسهام في التخفيف من حدّة التوترات والصراعات معززين الخير المشترك. وسنظهر أيضًا بأن
الديانات يمكنها أن تك ون مصدر انسجام يعود بالفائدة على المجتمع كله.
لنصلِّ كيما يبقى السلام والمصالحة والعدالة والنمو في طليعة أولوياتنا من أجل خير ورخاء العائلة
البشرية برمتها.
مع البابا فرنسيس نتقدم منكم بأطيب التمنيات لعيد سعيد وحياة مزدهرة في السلام.
الفاتيكان 24 حزيران 2014
الكاردينال جان -لويس توران
رئيس المجلس البابوي للحوار بين الأديان
الأب ميغيل أنخيل أيوزو غويغسوت
أمين السر

الثلاثاء، 1 يوليو 2014

La famille n'est pas un problème, mais une ressource

Par Mgr Tomasi

Anne Kurian

ROME, 1 juillet 2014 (Zenit.org) - La famille n'est pas « un problème » mais « une ressource » pour la société, affirme Mgr Tomasi : la famille et le mariage peuvent apporter une réponse aux défis du temps présent car les personnes trouvent dans le cadre familial « une protection unique et une énergie dynamique ».

Mgr Silvano M. Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'Organisation des Nations Unies à Genève, a pris la parole lors de la 26e session du Conseil des droits de l'homme, le 24 juin 2014.

L'archevêque a évoqué le vingtième anniversaire de l'Année internationale de la famille (1994-2014), célébré le 15 mai dernier, lors de la Journée internationale des familles, sur le thème: « Les familles comptent pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement ».

A cette occasion, le Saint-Siège rappelle « que la famille est un tout et une unité intégrale, qui ne doit pas être divisée ou marginalisée. La famille et le mariage doivent être défendus et promus non seulement par l'État mais aussi par l'ensemble de la société » et par « chaque personne ».

C'est en effet « à partir de la famille et du mariage qu'une réponse complète peut être apportée aux défis du temps présent » : « malgré les défis, la famille est l'unité fondamentale de la société humaine » et elle n'est pas « un problème » mais « une ressource » pour la société.

Pour le Saint-Siège, « la dignité et les droits de l'individu ne sont pas amoindris par l'attention accordée à la famille ». Au contraire, les personnes « trouvent une protection unique et une énergie dynamique dans leur appartenance à une famille forte et saine fondée sur le mariage entre un homme et une femme ».

La famille, a insisté Mgr Tomasi, « présente toujours une vigueur plus grande que celle des nombreuses forces qui ont tenté de l'éliminer comme une relique du passé, ou un obstacle à l'émancipation de l'individu, ou à la création d'une société plus libre, égalitaire et heureuse ».

Elle est « la cellule fondamentale de la société où les générations se rencontrent, s'aiment, s'éduquent et se soutiennent mutuellement, et transmettent le don de la vie, où l'on apprend à vivre avec les autres malgré les différences », a-t-il ajouté : « La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'État », ainsi que le souligne la Déclaration universelle des droits de l'homme (art. 16).

الاثنين، 30 يونيو 2014

بابا فرنسيس: الشيوعيون أخذوا المبادئ المسيحية ولكن مع 20 قرنًا من التأخير...

بابا فرنسيس: الشيوعيون أخذوا المبادئ المسيحية ولكن مع 20 قرنًا من التأخير...
في مقابلة له مع صحيفة ميساجيرو

بقلم نانسي لحود

روما, 30 يونيو 2014 (زينيت) - في مقابلة له نشرت يوم الأحد 29 حزيران في صحيفة "ميساجيرو" قال البابا فرنسيس ممازحًا أن الشيوعيين قد أخذوا المبادئ المسيحية ولكن مع 20 قرنًا من التأخير...في خضم الأسئلة التي دارت حول رأي البابا في الشيوعية جاءت أجوبته وكما اعتدناها مدموجة بالمزاح لإيصال الرسالة بأبسط شكل من الأشكال.

شرح فرنسيس أن الشيوعيين حملوا راية الفقر أي راية المسيحيين وبالنسبة للأقاويل التي تدور حوله وتتهمه بالشيوعية والشعبية وبأنه محب للفقراء، أجاب البابا بأن الفقر موجود في قلب الإنجيل واستشهد بإنجيل القديس متى: "كنت عطشانًا، وجائعًا، ومسجونًا، ومريضًا، وعريانًا..." ومن هنا سلط الحبر الأعظم الضوء أنه من واجب كل مسيحي أن يهرع لمساعدة كل شخص يمر في موقف مماثل.

هذا وتابع الأب الأقدس شرحه ذاكرًا التطويبات قائلا أنها شيء مشترك بين المسيحيين والشيوعيين لأنها أيضًا تدعو لمساعدة الباكين والجائعين... ثم أضاف ممازحًا وضاحكًا: "إن كانت الشيوعية تعزو كل تلك الأشياء لها بعد 20 قرنًا، إذًا يمكننا القول أنهم مسيحيون في هذه الحال!! "

أما حول الفريق الذي يشجعه البابا بالمونديال فقال أنه وعد رئيسة جمهورية البرازيل أنه لن يشجع أحدًا وسيبقى على الحياد، هو الذي كان في شبابه يتوجه الى الملعب مع والده ليدعم فريق سان لورينزو بوينس أيريس وقد استقبل عدة لاعبين في الفاتيكان منبهًا إياهم أن يكونوا قدوة للشباب الذين يتطلعون إليهم دائمًا. تجدر الإشارة هنا الى التغريدة التي أطلقها فرنسيس مع بدء المونديال حين دعا اللاعبين الى اللعب بروح أخوية لتكون كرة القدم فرصة للحوار والتفاهم والغنى المتبادل.

الجمعة، 20 يونيو 2014

Discriminations contre les chrétiens: la douleur du pape François

La liberté religieuse selon le droit international et le conflit mondial des valeurs

Anne Kurian

ROME, 20 juin 2014 (Zenit.org) - Le pape François fait part de sa « douleur » face aux discriminations contre les chrétiens dans le monde : « la raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l'homme qui reflète sa plus haute dignité », rappelle-t-il.

Le pape a reçu les participants au Congrès international organisé par le département de droit de l'université romaine LUMSA et l'École de droit de St John's University sur le thème : "La liberté religieuse selon le droit international et le conflit mondial des valeurs" (Rome, 20-21 juin 2014), ce vendredi 20 juin, dans la salle du Consistoire du Vatican.

« À la lumière des acquis de la raison, confirmés et perfectionnés par la Révélation, et du progrès civil des peuples, il est incompréhensible et préoccupant que perdurent aujourd'hui dans le monde des discriminations et des restrictions de droits, pour le seul fait d'appartenir à une religion précise et de la professer publiquement », a dénoncé le pape.

Il a insisté : « Il est inacceptable que subsistent encore de véritables persécutions pour des raisons d'appartenance religieuse ! Cela blesse la raison, menace la paix et humilie la dignité de l'homme. »

« C'est pour moi un grand motif de douleur de constater que les chrétiens dans le monde subissent la majorité de ces discriminations », a ajouté le pape qui a déploré le fait que les persécutions contre les chrétiens soient « encore plus fortes aujourd'hui que dans les premiers siècles de l'Église » et qu'il y ait actuellement « davantage de martyrs qu'à cette époque », plus de 1700 ans après l'édit de Constantin.

« La raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l'homme qui reflète sa plus haute dignité, celle de pouvoir rechercher la vérité et d'y adhérer », a-t-il rappelé, exhortant « les systèmes juridiques, étatiques ou internationaux à reconnaître, garantir et protéger la liberté religieuse qui est aussi un indicateur d'une saine démocratie ».

« La liberté religieuse n'est pas simplement celle d'une pensée ou d'un culte privé. C'est la liberté de vivre selon les principes éthiques qui découlent de la vérité trouvée, que ce soit sur le plan privé ou public », a-t-il précisé.

Traduction de Zenit, Constance Roques

الثلاثاء، 20 مايو 2014


Prophétiques, les interventions du pape, par Mgr Dal Covolo
"Eglise et communauté politique"

Anne Kurian

ROME, 19 mai 2014 (Zenit.org) - Mgr Dal Covolo souligne l'aspect « prophétique » des interventions du pape, qu'il définit comme « la capacité de ramener au temps présent un message éternel dont l'Église est la gardienne depuis plus de 2000 ans ».

Mgr Enrico Dal Covolo, recteur de l'Université pontificale du Latran, a inauguré le symposium "Eglise et communauté politique - 50 ans après le concile", qui a eu lieu les 16 et 17 mai 2014.

L'évêque a centré son propos sur « l'aspect prophétique du pontificat du pape François », soulignant ses paroles et ses gestes significatifs sur le plan social : il y a eu d'abord, a-t-il rappelé, la visite à Lampedusa, le 8 juillet 2013, « pour montrer que l'Église est présente là où, aujourd'hui encore, on fuit les guerres, la pauvreté et la famine ».

Le pape continue régulièrement à élever la voix sur ces sujets : mercredi dernier, 14 mai, lors de l'audience générale place Saint-Pierre, il a plaidé pour la primauté des droits de l'homme afin d'éviter les « massacres honteux » des naufrages de migrants en Méditerranée.

Le lendemain, devant sept nouveaux ambassadeurs près le Saint-Siège, il a appelé à affronter la question de la migration forcée, défi « pour construire un monde plus pacifique » : « ce serait un comportement cynique de proclamer les droits humains et, en même temps, d'ignorer ou de ne pas prendre en charge des hommes et des femmes qui, contraints de laisser leur terre, meurent dans leur tentative ou ne sont pas accueillis par la solidarité internationale », a-t-il fait observer.

Pour Mgr Dal Covolo, le pape François ne cesse de « secouer » le monde politique, sur le modèle de son homélie devant des parlementaires italiens, le 27 mars dernier : le pape avait appelé les politiciens à rester proches du peuple, sans céder aux « intérêts de partis » et aux « luttes internes », qui font « glisser vers la corruption ». Car une fois entré dans la corruption, « il est si difficile de changer de route », avait-ils mis en garde.

Dans toutes les interventions du pape, « l'aspect prophétique est central : non pas comme une anticipation de l'avenir, mais comme la capacité de ramener au temps présent, avec autorité, un message éternel dont l'Église est la gardienne depuis plus de 2000 ans », a expliqué l'évêque.

Ce message, c'est « la bonne nouvelle de l'Évangile, que le pape François est capable de transmettre de manière crédible, en la mettant au goût du jour, à travers une culture de la rencontre déclinée au jour le jour », a-t-il précisé.

Cette attitude « ouvre de nouveaux horizons pour l'engagement politique et social du chrétien, proposant un idéal de politique qui, bien que laïque, ne saurait se passer de la dimension transcendante », a-t-il ajouté.

Mgr Dal Covolo a conclu en invitant Église et communauté politique, à la « coopération », afin de construire « un monde plus humain, qui ait à cœur le bien commun ».

Avec une traduction d'Océane Le Gall

الأحد، 18 مايو 2014

Terre Sainte : 2e voyage de Jorge M. Bergoglio, un événement oecuménique historique

rappel du 15/5/2014
Programme commenté par le P. Lombardi

Anita Bourdin

ROME, 15 mai 2014 (Zenit.org) - Le pape François se rend en Terre Sainte les 24-26 mai pour trois jours intenses, sur les pas de Paul VI et du patriarche orthodoxe Athénagoras, cinquante ans après leur rencontre historique (4-6 janvier 1964). Mais aussi sur les pas de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

Et pourtant c'est un voyage au programme original et assez typique de la manière de François, avec pour sommet la prière publique historique avec Batholomaios Ier au lieu de la résurrection du Christ le dimanche 24 mai.

Le pape prononcera 14 discours, allocutions ou homélies, en italien, même si certains passages seront traduits en hébreu et ses homélies à Amman et Bethléem en arabe.

Il ne vient que pour trois jours et il a renoncé pour cela à un déplacement en Galilée. Il a aussi renoncé aux « adieux » protocolaires au départ de la Jordanie, de la Palestine et d'Israël.

Ce faisant, il renonce à donner à chaud un bilan de sa visite. On attendra avec impatience l'audience du mercredi 28 mai au cours de laquelle il devrait présenter aux fidèles un récit de ses trois jours. Ou bien il en donnera un premier à la presse dès l'avion de retour, mais pour le P. Lombardi, cela tiendrait du « miraculeux », après un tel marathon.

Ce sera le second voyage de Jorge Mario Bergoglio en Terre Sainte. Lorsqu'il s'y est rendu en 1973, la Guerre du Kippour a éclaté. Il a passé les six jours du conflit dans sa chambre, à Jérusalem, penché sur les Epîtres de saint Paul.

Sous le signe de la paix

Ce voyage sera au contraire sous le signe de la paix : il arrivera, comme ses trois prédécesseurs, de Jordanie, pays qui vit en paix avec Israël.  Il y a rencontrera, en l'église latine du site du Baptême du Christ, Béthanie du Jourdain, des personnes handicapées et des réfugiés, là aussi en signe de paix. La Jordanie est une terre d'accueil généreuse : après les Palestiniens, elle a accueilli les réfugiés d'Irak et de Syrie.

A son arrivée à Amman, le pape rendra directement en visite de courtoisie au palais du roi Abdallah et de la reine Rania, qui ont autrefois reçu Jean-Paul II et Benoît XVI. Ils ont aussi rendu visite à François au Vatican. Récemment, le roi a fait une nouvelle visite avec le prince Ghazi.

Après une rencontre privée, le pape rencontrera, dans le grand salon, les autorités de Jordanie : le roi et le pape prononceront un discours, vers 13 h 45 (12h 45 à Rome).

Puis le pape ira célébrer la messe au stade de Amman – comme Jean-Paul II et Benoît XVI -  en voiture découverte, le pape saluera la foule à l'extérieur et à l'intérieur du stade. Ce sera la liturgie du dimanche 25. Au cours de la messe 1 400 enfants feront leur Première communion, dont des enfants réfugiés présents avec leurs familles. La messe est prévue entre 16 h et 18 H.

Le pape partira ensuite au site du Baptême de Jésus à Béthanie « au-delà du Jourdain ». Le roi Abdallah sera présent aux côtés du pape, comme lors de la visite de Benoît XVI. Mais depuis les fouilles archéologiques et la construction des églises (de rite latin et de rite oriental), et des maisons d'accueil des pèlerins, sont allés bon train, notamment grâce à la généreuse participation d'un riche entrepreneur jordanien.

La Jordanie prévoit des dégrèvements d'impôts pour qui contribue à construire une église, comme pour la construction d'une mosquée : c'est aussi un signe de la paix des religions dans le pays.

Dans le sillage de Paul VI, le pape François bénira les eaux du Jourdain. C'est ensuite qu'il rencontrera plusieurs centaines de personnes handicapées et des réfugiés.

Il repartira de Amman pour Bethléem (75 km) en hélicoptère, vers 8h 15 le lendemain matin: il devrait survoler et franchir la vallée du Jourdain un peu au Nord de la Mer Morte, au sud de Jéricho.

La paix des religions

Pendant son voyage le pape a choisi d'être accompagné de ses amis le rabbin argentin Abraham Skorka et le professeur musulman également argentin, Omar Ahmed Abboud, signifiant ainsi sans équivoque la paix des religions.

Le Père Federico Lombardi, sj, porte-parole du Saint-Siège a détaillé ce jeudi matin 15 mai, au Vatican, le programme du pape en soulignant que le dialogue interreligieux est devenue une « chose naturelle » : il a même parlé « d'amitié interreligieuse ». Cette « présence ensemble avec le pape » revêt, dit-il une « grande signification » même si une rencontre proprement « interreligieuse » n'est pas organisée pendant le voyage.

M. Abboud rejoindra le pape le samedi 24 à Amman, et le rabbin Skorka rejoindra le pape après le Sabbat, le dimanche 25 à Bethléem. Le pape y célébrera la Messe de la Nativité au cours de laquelle on lit la prophétie de la naissance du Prince de la paix au chapitre 9 du livre d'Isaïe : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ».

Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux le cardinal français Jean-Louis Tauran fera partie de la suite du pape, ainsi que les cardinaux Leonardo Sandri (Eglise orientales catholiques) et Kurt Koch (Unité des chrétiens).

Si le cardinal maronite Béchara Raï – qu'une polémique chercher à empêcher de venir - ne fait pas partie, du point de vue du protocole, de la suite du pape. Le P. Lombardi a rappelé à ce sujet que le patriarche latin de Jérusalem – actuellement Fouad Twal - à l'occasion des voyages des papes, invite les pasteurs dont des fidèles se trouvent en Terre Sainte à entourer le pape pendant son voyage : c'est le cas du card. Raï, étant donné la présence des Maronites en Israël.

A Jérusalem, le pape se rendra sur le Mont du Temple, aujourd'hui « esplanade des mosquée », au « Dôme du roc », cette mosquée bleue et or qui brille sous le soleil de la Ville Sainte. Il y rencontrera l'imam et les autorités musulmanes.

Il se rendra aussi, comme Jean-Paul II et Benoît XVI, au Mur Occidental, ou Mur des Lamentation, le « Kotel », devant les pierres du soubassement du Temple d'Hérode, pour glisser une prière entre les pierres, selon la tradition, suivie par ses prédécesseurs.

Et, passage important, il déposera une gerbe de fleurs au Mont Herzl et au Mémorial de la Shoah de Yad VaShem où il ravivera la flamme du souvenir des « Six Millions » de victimes de la barbarie nazie et rencontrera des survivants des camps d'extermination. Il prononcera un discours attendu : ce sera le troisième pape à se recueillir en ce lieu si lourd de douleur, mais le premier, après le pape polonais et le pape bavarois, d'un pays qui n'a pas connu la Shoah sur son territoire.

Il se rendra aussi au siège du Grand rabbinat, pour rencontrer les deux grands rabbins représentant les traditions sépharade et ashkénaze.

Et, comme le pape Benoît XVI, il sera accueilli au palais présidentiel par le président Shimon Peres, en fin de mandat, et il plantera, comme son prédécesseur, un olivier de la paix dans le jardin de la résidence.

Le pape recevra le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lundi 26, à 12 h 45, au Centre Notre-Dame de Jérusalem, qui dépend du Saint-Siège.

Bethléem et le camp de réfugiés de Dheisheh

Arrivé à l'aéroport de Bethléem, le pape François se rendra, samedi soir, 24 mai, au palais présidentiel, où il sera accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas. Il le rencontrera en privé avant de rencontrer les autorités palestiniennes : le président et le pape prononceront un discours.

La messe aura lien ensuite en plein air sur la « Place de la Mangeoire », c'est-à-dire de la Crèche, en quelque sorte le parvis de la basilique de la Nativité qui abrite la grotte.

Après la messe et le Regina Coeli du dimanche, le pape se rendra à la Casa nuova, des franciscains, pour déjeuner avec des familles palestiniennes.

Vers 15 h, il effectuera une visite privée à la Grotte de la Nativité, avant de se rendre au « Phoenix Center » pour les jeunes du camp de réfugiés de Dheisheh où Jean-Paul II s'était rendu. Benoît XVI avait visité le camp de Aida.

Le pape repartira de Bethléem en hélicoptère pour l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv (60 km), où il sera accueilli en Israël, avant de repartir pour Jérusalem (58 km) et atterrir au « Mont Scopus », siège, entre autres, de l'Université Hébraïque de Jérusalem, qui a un accord académique avec l'Institut biblique pontifical depuis l'époque où le cardinal Carlo Martini en était recteur.

Il sera accueilli notamment par le maire de Jérusalem, avant de se rendre au siège de la délégation apostolique de Jérusalem, la nonciature se trouvant à Tel Aviv.

Le cœur du voyage

Le cœur du voyage du pape François, en mémoire de la rencontre de Paul VI et Athénagoras, c'est la rencontre, ou plutôt les quatre rencontres, avec le patriarche oecuménique Bartholomaios Ier.  La prmeière aura lieu à la Délégation apostolique dans la même pièce que pour Paul VI et Athénagoras.

A l'issue de leur entretien privé, le pape et le patriarche signeront et publieront une Déclaration commune et ils échangeront des cadeaux. La seconde rencontre sera au Saint-Sépulcre, la troisième pour le dîner, la quatrième, au siège du patriarche orthodoxe de Jérusalem.

Ils se rendront ensuite, chacun de son côté au Saint-Sépulcre vers 19h, accompagnés du patriarche grec orthodoxe Théophilos, le patriarche arménien apostolique Nouhran Ier, le Custode de Terre Sainte, le P. Pier Luigi Pizzaballa, OFM, qui tous trois représentent la « communauté du Statu Quo ».

Ils accueilleront le pape à la basilique dite du Saint-Sépulcre, en Occident, et de la Résurrection, en Orient. 

Le pape s'arrêtera à la « Pierre de l'onction » du Corps du Christ descendu de la Croix. Elle se trouve à l'entrée de la basilique, et elle est particulièrement vénérée des Orientaux. Puis il se rendra au petit édifice abrité par la basilique, lieu du tombeau du Christ, selon une tradition liturgique ininterrompue depuis plus de 2 000 ans, et selon les dernières recherches archéologiques qui ont daté la tombe effectivement du 1ersiècle.

Le patriarche Théophilos adressera au pape des paroles de bienvenue. La célébration de la Parole se poursuivra par les lectures, l'alléluia pascal, l'Evangile de la résurrection. Puis le patriarche œcuménique et le pape prendront la parole avant d'échanger le signe de la paix et de prier le Notre Père ensemble.

Ils entreront ensuite dans l'édifice qui abrite le tombeau du Christ et ils béniront les personnes présentes, avant de se rendre au site du Golgotha, qui se trouve en hauteur dans la même basilique, toujours accompagnés des trois chefs des communautés du Statu Quo. Voilà, commente le P. Lombardi « le moment fondamental du voyage ».

Paul VI avait célébré la messe en privé au Saint-Sépulcre. La « grande nouveauté » de ce voyage est donc « œcuménique », ajoute le P. Lombardi, avec la « prière commune au Saint-Sépulcre de Jérusalem », qui sera une « première » dimanche 25 mai : une date « historique »

Il précise : il n'y avait pas eu de « prière publique » de Paul VI-Athénagoras, et cette prière publique de François et Bartholomaios se déroulera « au lieu central foi, avec autres chrétiens ».

Des représentants chrétiens d'autres confessions seront présents, notamment de l'Eglise réformée ou anglicane.

Le pape et le patriarche oecuménique, se rendront ensuite ensemble au siège du patriarcat latin Jérusalem, toujours dans la vieille ville de Jérusalem – à l'intérieur des Murs de Soliman le Magnifique – pour le dîner.

Le lendemain, lundi 26 mai, le pape se rendra, à 15 h au Mont des Oliviers, en église gréco-orthodoxe, pour la quatrième rencontre du patriarche Bartholomaios : une visite de courtoisie après la visite du patriarche à la Délégation apostolique, et le moment de prendre congé.

A 16 h, il sera en l'église de Gethsémani, pour rencontrer prêtres et consacrés, après son discours, le pape plantera un olivier près de celui de Paul VI.

A 18 h, toujours lundi 26 mai, le pape célébrera la messe au Cénacle, lieu de l'institution de l'Eucharistie et du sacerdoce ministériel par Jésus-Christ, où Jean-Paul II avait aussi célébré la messe. Le pape sera entouré des « ordinaires de Terre Sainte ».

On se souvient que ce lieu historique cher à la foi catholique a été au cours de l'histoire d'abord une église, puis une mosquée et aujourd'hui un musée sous juridiction israélienne. Sa restitution à l'Eglise catholique fait partie des négociations en cours avec l'Etat d'Israël.

A 19 h, le pape repartira vers le Mont Scopus, où l'attendra son hélicoptère pour Tel Aviv, où il prendra congé de l'Etat Israël, en présence du président, sans échange de discours. Il est attendu à Rome vers 23 h, heure locale.

Le P. Lombardi précise que le voyage devrait se dérouler dans un climat de « sérénité » et que le pape n'aura pas de voiture blindée.

الخميس، 8 مايو 2014

Les trois conditions de l'évangélisation selon le pape François


Docilité à l'Esprit-Saint, dialogue, confiance en Dieu

Anita Bourdin

ROME, 8 mai 2014 (Zenit.org) - La docilité à l'Esprit Saint, le dialogue avec les personnes pour comprendre où elles en sont, et la confiance en Dieu, qui est l'Evangélisateur, sont les trois conditions indispensables de l'évangélisation, a expliqué le pape François lors de la messe de ce jeudi 8 mai, en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, justement, consacrée à l'Esprit Saint.

« Celui qui fait l'évangélisation, c'est Dieu », a rappelé le pape, selon la synthèse publiée par L'Osservatore Romano et Radio Vatican. Le pape commentait la lecture des Actes des Apôtres qui racontent comment l'apôtre Philippe va sur la route de Gaza et rencontre l'intendant de la reine d'Ethiopie. Ce sera le premier baptisé de cette nation.

Première condition de l'évangélisation : la docilité

La docilité de Philippe à l'Esprit Saint le fait quitter ses occupations pour se rendre sur la route de Gaza où passe le char, explique le pape: « Philippe obéit. Il est docile à l'appel du Seigneur (…). Sans cette docilité à la voix de Dieu, personne ne peut évangéliser. Personne ne peut annoncer Jésus Christ : au mieux, il s'annoncera lui-même. C'est Dieu qui appelle Philippe et qui le met en chemin ».

Deuxième condition : le dialogue

« C'est un dialogue que l'Apôtre a la délicatesse de commencer en respectant la sensibilité spirituelle de son interlocuteur » en train de lire – comme cela se faisait alors, à haute voix - le prophète Isaïe, qu'il n'arrive pas à comprendre. « On ne peut pas évangéliser sans dialogue. On ne peut pas. Il faut commencer à partir de là où la personne à évangéliser, se trouve », a fait observer le pape.

Il va lui-même au-delà des objections de son auditoire : « Mais, mon père, comme cela on perd tellement de temps, parce que chacun a son histoire, ses idées » ; Il répond à l'objection : « Perd ce temps ! » à l'image de Dieu : « Plus Dieu a perdu de temps à créer le monde, plus il l'a bien fait ! »

Du dialogue naît chez le fonctionnaire de la reine le désir du baptême : un plan d'eau et Philippe le baptise.

Troisième condition : la confiance en Dieu

C'est Dieu qui suscite l'évangélisation et la mène à son terme, explique le pape. Ainsi, par ce sacrement, « Philippe remet l'Ethiopien dans les mains de Dieu et de sa grâce » et « le ministre éthiopien sera en mesure de communiquer la foi ».

Il souligne cette source de liberté spirituelle du chrétien, tout le contraire de la « bureaucratie », en donnant ce point d'examen de conscience:  « La grâce est plus importante que toute la bureaucratie. Tant de fois, nous, dans l'Eglise, nous sommes une machine à fabriquer des empêchements pour la personne ne puisse pas arriver à la grâce ! Que le Seigneur nous aide à comprendre cela ».